Et si la majorité numérique à 15 ans était une chance pour la confiance en soi des jeunes ?

Teenage girl sitting on bed looking sadly at smartphone screen
A teenage girl sits on her bed looking down at her phone with a sad expression

Le 7 juillet 2023, la proposition de loi visant à instaurer une majorité numérique à 15 ans a été votée et promulguée. Mais depuis, elle n’a jamais pu être appliquée car elle n’était pas conforme au droit européen ! Les décrets d’application n’ont donc jamais été publiés. En janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une nouvelle version de cette loi conforme au droit européen. Enfin, nos élus vont y arriver !

Autrement dit, à partir de la rentrée scolaire 2026, les plateformes des réseaux sociaux devront vérifier l’âge et le consentement parental pour les moins de 15 ans, avec un système certifié par pièce d’identité numérique, par exemple. On peut autrement le dire : « sans autorisation parentale, l’accès des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est interdit. »

J’aurais pu titrer cet article ainsi : comment cette nouvelle règle peut aider un adolescent à se reconnecter à lui-même. Dans cet article, je proposerai 3 pistes pour profiter de cette opportunité offerte. Les parents ne sont pas des coachs professionnels pour transformer cette contrainte en opportunité, certes. Mais, des principes simples peuvent aider. C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

L’idée maîtresse de cet article est la suivante : « La confiance en soi ne se compte pas au nombre de likes que tu reçois, mais à la capacité à t’aimer toi-même, sans eux. Like toi-même tes propres réussites ! »

PS : dans cet article, je vais vous rappeler tous mes articles clés sur le développement personnel, profitez-en, c’est cadeau.

La loi applicable qui fixe maintenant la majorité numérique à 15 ans pour l’accès aux réseaux sociaux traduit l’impact prouvé sur la santé mentale des jeunes. Cet article sur le site gouvernemental nous informe de ce risque. Cette mesure de précaution est l’aboutissement de l’idée que j’introduisais dans mon article de la semaine dernière. Je parlais de l’hyperconnexion aux réseaux dits sociaux qui entraîne un paradoxe, la solitude existentielle, particulièrement chez les jeunes.

Alors évidemment, cette mesure peut être vécue comme une perte de liberté et une contrainte pour les jeunes. Mais comment cette mesure de précaution vécue comme une contrainte peut devenir une opportunité pour renforcer la confiance en soi et l’autonomie des plus jeunes, futurs adultes ?

Le constat : les réseaux sociaux sont des voleurs de la confiance en soi.

Il faut bien comprendre que l’adolescence est la période de pleine construction identitaire. L’adolescent subit des changements physiques, hormonaux et psychiques considérables. Autrement dit, en se construisant, il est en train de se découvrir. Il a besoin de se connecter à lui-même. Que fait-il sur les réseaux sociaux ? Avant de s’être identifié à lui-même, il se connecte aux autres, à tous les autres, notamment à celles et ceux qui ont terminé leur construction identitaire. Devant cette œuvre inachevée, l’adolescent va s’identifier aux autres plutôt que s’identifier à lui-même. C’est la solution de facilité. L’adolescence est particulièrement une période de vulnérabilité. Lorsque les fondations d’une maison ne sont pas solides, elle se fissure vite. Un adolescent construit à partir d’un groupe identitaire, c’est un adulte qui peinera à s’insérer dans la société.

En multipliant la connexion aux autres, on se déconnecte de soi-même. Ce que l’on est n’est plus vital. Il s’agit de s’identifier à un groupe, pour l’imiter et lui ressembler de manière à être accepté. Les réseaux sociaux sont des machines à communautarisme. Leurs robots sont d’ailleurs programmés pour ça. Ils vous focalisent sur vos choix de clics. On vit exclusivement à partir de la validation sociale de ce qu’on représente et non de ce qu’on est réellement. L’attente d’un like devient vite compulsive.

Dans sa construction identitaire, l’adolescent est en confrontation intérieure entre son physique qui change fondamentalement et son psychique qui parfois peine à suivre. Par comparaison sociale permanente, il peut naître alors un sentiment d’infériorité. Les réseaux sociaux sont des machines à confrontations. Et si on peine à être accepté, on risque le rejet et le harcèlement.

Une étude APHP (L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) de janvier 2026 souligne la recrudescence de dépression chez les adolescents à cause de leur connexion aux réseaux sociaux. On est face à un paradoxe : plus on like, plus on se connecte aux autres, moins on se fait confiance, moins on se connecte à soi-même.

La solution : 3 pistes pour transformer cette contrainte en opportunité

En limitant le temps passé sur les écrans, on peut enfin se reconnecter à soi-même, à ses besoins, à ses passions et à sa capacité à agir sans besoin de validation externe. Voici comment en faire une force.

Piste 1 : La mise en action

Young woman writing in notebook while studying at wooden table with phone and cup nearby
A young woman is intently writing notes at a wooden table in a cozy home setting.

La déconnexion va procurer un vide. Que faire de ce temps désormais libre ? Aider les adolescents à se reconnecter à eux-mêmes. Quels sont ses besoins non satisfaits ? Comment puis-je les satisfaire ? Notez tout cela sur un petit carnet, décidez de l’action à réaliser et tenez-vous-y. L’intérêt de cette action va permettre de rapidement ressentir le plaisir de la satisfaction de ses besoins, initialement non satisfaits. Rien que de l’imaginer, grâce au plaisir que cela va procurer, vous leurrez votre non-conscient.

Tous les coachs professionnels vous le diront : il est facile de se programmer, le cerveau est une machine conçue pour apprendre et se programmer. C’est la solution de facilité que le cerveau utilise pour garantir la survie. Mais, ils vous diront aussi oh combien il est difficile de se déprogrammer, même si on le veut. C’est un combat permanent entre le subconscient et le conscient. À ce petit jeu, c’est toujours le subconscient qui gagne. Mais le subconscient a une faille. La PNL, programmation neurolinguistique, nous apprend combien il est difficile de se déprogrammer mais comment rendre facile cette déprogrammation puis reprogrammation. Comme pour tout coaching, il faut :

  1. Se fixer un objectif, lire ou relire mon article « pour avancer pensez SMART »
  2. Imaginer la récompense procurée par l’atteinte de l’objectif, rappelez-vous le docteur Émile Coué ; lire ou relire mon article sur comment leurrer son subconscient
  3. Décider de sortir de sa zone de confort (c’est d’autant plus facile si on a imaginé la récompense), lire ou relire mon article sur la sortie de sa zone de confort
  4. Agir, se mettre en action,

L’élément clé est l’activation du circuit de la récompense du cerveau.

Piste 2 : Le travail d’ancrage de l’image de soi et de l’estime de soi

  1. Valoriser toutes les petites victoires, même infimes,
  2. Faire périodiquement le point d’étape du chemin parcouru et du chemin qui reste à faire.

Le point clé est la tenue à jour d’un journal des réussites. Aujourd’hui, voici les réussites que j’ai obtenues. C’est en quelque sorte se faire un like à soi-même. Plutôt que le regard des autres pour paraître, je favorise mon regard sur ce que je suis vraiment et j’améliore l’image de moi-même, un des éléments clés de l’estime de soi qui participe à la confiance en soi.

Lire ou relire mon article sur le lien entre connaissance de soi, confiance en soi et estime de soi.

Piste 3 : La reconnexion physique aux autres

L’idée est simple « pour être OK avec les autres, il faut d’abord être OK avec soi-même. » C’est dans cet ordre et uniquement dans cet ordre qu’on s’insère dans une société organisée. Une fois reconnecté à soi-même et après avoir amélioré l’image et l’estime de soi, on peut alors se connecter aux autres, mais se connecter physiquement. Il convient de profiter du temps maintenant libre que procure l’opportunité de la déconnexion pour assouvir ses passions. Pour les uns ce sera le sport : adhérez à un club de sport et créez des liens avec d’autres passionnés de votre sport préféré. Pour les autres, ce sera la musique : adhérez à une école de musique et participez à un orchestre de groupe. Etc. Etc.

Pourquoi ça marche ? Parce que tu laisseras librement exprimer ton talent naturel avec facilité et excellence, donc avec plaisir. Et comme tu seras devenu capable de faire, tu accéderas à une confiance en toi renforcée.

Photo de Helena Lopes sur Pexels.com

Conclusion

La majorité numérique à 15 ans n’est pas une punition, c’est une chance : celle de te libérer du regard des autres pour te recentrer sur toi-même. Et si tu commences dès aujourd’hui à réduire ton temps d’écran, tu découvriras que la vraie confiance en soi se construit… hors ligne. Mais, ça ne se fera pas tout seul, il te faudra agir.

Et vous, quelle activité sans écran avez-vous testée cette semaine ? 💬 Partagez-la en commentaire ! »

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