Comment faire pour voir du blanc dans du gris ? La positive attitude !

Dans beaucoup de domaines, politique, social, économique, énergétique, écologique, géopolitique, etc., il faut admettre que nous vivons une période pour le moins « perturbée ! » Difficile d’y voir du positif ! Non ? Et pourtant…

Nous sommes éduqués depuis 3000 ans suivant une représentation binaire où la nuance n’existe pas. Nous sommes conditionnés sur le bien ou le mal, le paradis ou l’enfer, le blanc ou le noir. Dans l’image ci-contre, si vous regardez cette nuance de couleur du blanc vers le noir, n’y a-t-il pas quelque chose qui vous saute aux yeux ?

On peut voir cette nuance de couleurs de différentes façons, bien sûr. Néanmoins, compte tenu de notre éducation, le gris, qu’il soit gris clair ou gris foncé, est associé au noir. Le blanc, c’est du blanc de blanc. Quand c’est gris, ce n’est pas blanc. Dans cette logique, le blanc ne représente qu’une infime partie de cette nuance. Autrement dit, le noir prédomine ! Et pourtant ! Il y a autant de blanc que de noir !

Et finalement dans notre vie, aussi. Les victoires, les joies, le bien, le beau, le bon, le bonheur ressortent mal sur tout le reste. Il suffit d’un zeste de gris, pour ne plus voir du blanc et d’en déduire que tout est noir. On en déduit que le bien ne représente qu’une infime partie de notre vie.

D’où vient cette vision noire du monde ? De notre éducation qui conditionne un modèle du monde. Et ça conditionne pas mal de choses ! Alors comment renverser cette tendance ? Comment éviter de ne voir que du noir ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Tout d’abord, deux citations d’Alexander Lockhart, membre du parlement britannique du XIXᵉ siècle, optimiste résolu. Elles donneront la conclusion de cet article : « Une personne optimiste ne refuse pas de voir le côté négatif des choses ; elle refuse de s’attarder dessus.  » Et « l’attitude est le pinceau de l’esprit. Elle colore toutes les situations.« 

Pour aborder ce thème de la positive attitude, il me faut aborder le domaine du conscient et de l’inconscient. Plusieurs écoles s’affrontent sur le sujet. Pour ma part, j’ai une approche qui, dans le domaine du non-conscient, me fait distinguer le subconscient et l’inconscient. Pour moi, l’inconscient est du domaine de l’inné. On l’a à notre naissance, tout le monde a le même, c’est lié à notre espèce, l’Homo sapiens, et au fonctionnement intrinsèque de notre cerveau. Et le subconscient est du domaine de l’acquis, ce qu’on acquiert par son vécu, son expérience. Et là, chacun le sien. Chacun de nous s’est programmé en fonction de son éducation, de sa culture et du contexte de sa construction identitaire puis de son expérience de vie. Et là, il y a 8 milliards de subconscients différents.

Néanmoins, puisque nous sommes baignés dans une culture qui regroupe une catégorie de personnes, il y a donc des familles dans le domaine du subconscient. Depuis 3000 ans, la culture du bien ou du mal et du paradis ou de l’enfer issue des religions monothéistes regroupe bien des subconscients collectifs. Cette culture regroupe beaucoup de monde sur un même modèle du monde. Bon nombre de personnes ont une vision très tranchée du bien ou du mal, du blanc ou du noir. C’est ce dont je parlais en introduction. Cette construction identitaire oriente nos raisonnements et nos comportements sur l’antagonisme tranché du bien ou du mal, du paradis ou de l’enfer, du blanc ou du noir.

Mais en plus de cela, notre cerveau retient mieux les situations négatives, les dangers, les risques. Pourquoi ? Parce que notre cerveau d’Homo sapiens est programmé pour l’instinct de survie en priorité. Ç, c’est de l’inconscient. En résumé, non seulement notre subconscient est programmé pour voir de manière tranchée le noir ou le blanc, sans nuance, mais l’inconscient fait le reste en privilégiant le noir. Par conjonction des deux, le noir prédomine !

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

En résumé, notre inconscient privilégie de retenir le négatif pour l’instinct de survie et notre subconscient s’est programmé à différencier de manière tranchée le négatif du positif. Ce qui revient à privilégier le négatif en priorité, tout ça sans en avoir conscience ! Le noir ressort mieux que le blanc !

Photo by bruce mars on Pexels.com

Il ne reste alors plus que le conscient pour « se forcer » à voir le positif. Mais comme disait Émile Coué, à ce petit jeu entre le conscient et le subconscient, c’est toujours le subconscient qui gagne. C’est pour ça que je dis qu’il faut « se forcer » à voir le positif, le blanc. Mais que c’est dur de positiver dans ces conditions ! Alors, on fait comment pour renverser la tendance, c’est-à-dire, privilégier de voir le blanc dans le gris clair ou le gris foncé ? Bonne nouvelle, le subconscient a une faille ! Quand on la connaît, c’est assez simple de contourner ce fonctionnement naturel du cerveau, à son avantage !

La PNL, la Programmation Neuro Linguistique, donne des réponses en ce sens. En réalité, la PNL n’a rien inventé. John Grinder et Richard Bandler, qui ont déposé le brevet en 1976, n’ont fait que modéliser les compétences cognitives et comportementales de personnes qu’on pourrait qualifier de winners, celles et ceux qui réussissent tout le temps ! À partir de ces modèles d’excellence, la PNL apprend à mieux se servir de son cerveau. Nous l’avons vu précédemment, notre cerveau a tendance à privilégier le négatif. Les personnes prises comme modèle dans la PNL avaient l’habitude de voir plutôt le bon côté des choses, ce qu’on appelle « la positive attitude. » Dans ce même état d’esprit, ils répétaient des affirmations tendant à s’encourager et à se féliciter sur les progrès accomplis qui allaient dans le bon sens de l’objectif visé. Ces répétitions ont pour objectif de consciemment leurrer le subconscient. Comment ? En se servant de la faille du subconscient.

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

On a l’habitude de dire que le subconscient est un enfant de 5 ans, il croit tout ce qu’on lui dit. Si on a des doutes sur ses propres capacités, le subconscient le prend comme argent comptant et notre cerveau tire la performance vers le bas. Si on dit consciemment au subconscient que les choses s’améliorent, qu’on est sûr de réussir, il le prend comme argent comptant, il le croit et la motivation apparaît. Pourquoi ? Parce que le cerveau est programmé pour l’instinct de survie certes, mais il recherche aussi le plaisir, c’est un besoin ! J’en parle beaucoup dans mon livre « Comprendre la Spirale Dynamique pour mieux l’utiliser » : l’Homo sapiens marche aux besoins ! Lorsqu’il identifie un besoin, dans le cerveau de celui qui l’exprime, s’active alors ce que les neuroscientifiques appellent « le circuit de la récompense du cerveau. » Le cerveau sécrète ainsi de la dopamine, comme son nom l’indique, c’est un dopant naturel. C’est un neurotransmetteur qui améliore les capacités cognitives, lorsqu’on lui projette une perspective de plaisir et de la satisfaction d’un besoin. C’est pour ça que la positive attitude dope celui qui la provoque ! Quand on a compris comment ça marche, ça marche tout seul !

Ça vous dirait d’instaurer un dialogue intérieur avec votre cerveau ? Consciemment parler à votre subconscient pour atteindre vos objectifs et satisfaire vos besoins ? C’est ce qu’on fait en processus de coaching. Le client se fixe un objectif qui fait sens. On détermine ensemble des objectifs intermédiaires atteignables à partir de capacités détenues par le client. On valorise les petites victoires qui encouragent à poursuivre. Et de fil en aiguille, la positive attitude s’installe.

Notre cerveau est programmé pour voir le noir, mais nous avons le pouvoir de rééduquer notre regard pour y discerner le blanc. Ce n’est pas une question de déni, mais de choix conscient : celui de colorer notre réalité avec une attitude positive, comme un pinceau sur une toile.

Pour finir et pour illustrer comment faire pour que le conscient leurre le subconscient, voici un exercice que je m’astreignais à faire durant une période de ma carrière. J’ai une carrière riche en événements, mais il y eut un poste qui m’a particulièrement marqué par son intensité et les enjeux à relever. Ayant été formé à la PNL, en 1994, j’ai appliqué ce type d’exercice à moi-même. Chaque soir, en quittant mon bureau pour rejoindre ma voiture sur le parking, je mettais à profit ces 5 minutes pour identifier au moins une action positive dans ma journée. Au début, c’était difficile : les échecs ou les problèmes de la journée revenaient spontanément à l’esprit. Puis, à force, j’arrivais à en trouver au moins une, que je minimisais, bien sûr, face à toutes les autres. En répétant l’exercice tous les soirs, l’identification de l’action positive venait plus naturellement, jusqu’à en trouver plusieurs. Ensuite, je me suis surpris à les identifier au cœur de l’action durant ma journée.

Ça y est ! Je la tenais, la positive attitude ! J’avais leurré mon subconscient. Je refusais de m’attarder sur le noir des situations négatives, pour colorer mes actions en blanc. J’avais mis en application ce que disait Alexander Lockhart. Et comme par enchantement, l’horizon s’éclaircit. Essayez, et vous verrez : c’est redoutable d’efficacité.


Laisser un commentaire