Oser, c’est se poser et peser

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Quand on se pose la question d’oser, c’est souvent par la négation. Ne pas oser, c’est finalement s’abstenir. Et s’abstenir, c’est le résultat d’une décision. Eh oui, sinon ça s’appelle la procrastination, remettre ses actions au lendemain. Ne pas oser, c’est prendre la décision de se priver d’un résultat positif qui pourrait résulter de l’action, parce qu’il manque quelque chose pour entreprendre. Et ce manque peut résulter de causes diverses. La liste est longue… A chaque manque, sa propre cause spécifique qui résulte de votre éducation, culture et vécu, donc de votre profil de personnalité. Pour en sortir, une stratégie, toujours la même. Laquelle ? Non, ce n’est pas le conseil ! Parce que ce n’est pas parce que quelqu’un va vous dire « vas-y, ça risque rien ! » que vous allez oser. La confiance en soi ne se gagne pas comme ça. Ça se saurait, sinon ! D’où va venir la meilleure stratégie ? De vous ! De votre introspection et responsabilisation. Chacun a SA solution en lui. Et si c’est difficile, l’accompagnement d’un professionnel de l’accompagnement peut aider cette introspection. Il faut juste oser demander de l’aide de manière à se poser pour identifier ce qui vous manque et peser l’intérêt d’entreprendre. C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Oser c’est tenter avec audace, c’est entreprendre en prenant le risque de ne pas arriver au résultat escompté. Oser, c’est être acteur de sa vie. Ne pas oser, c’est trouver des raisons, bonnes ou mauvaises, de ne pas entreprendre. Dans ce post, je vais vous proposer de lister les différentes familles de causes qui poussent à ne pas oser, avec à chaque fois une proposition d’analyse qui permet de réinterroger votre décision. Mais, chacun son analyse, chacun ses raisons. Ensuite, le choix vous appartient ! Et si vous avez une bonne raison de ne pas faire ou de ne pas oser vous faire accompagner pour sortir de cette situation, c’est que l’action ne répond pas à un besoin vital, c’est à dire ce qui est important pour vous. Sinon, ce serait de l’auto sabotage.

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive…

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Photo de Josie Stephens sur Pexels.com

Ne pas oser, par culture des interdits. Avant d’aborder ce type de manque, dans votre vie vous n’avez rien fait qui était interdit ? Vraiment ? Cherchez bien… ça y est, vous avez trouvé ? Ok,  je me disais bien aussi… Même un perfectionniste a bien bravé l’interdit au moins une fois dans sa vie, plus ou moins inconsciemment. Et cette « barrière » de l’interdit, vous l’avez allègrement franchie pour quoi (pour quoi en 2 mots, dans quel but) ? Très souvent pour satisfaire un plaisir, que l’interdit avait transformé en frustration, qui, lorsqu’elle est trop importante, entraîne l’envie de combler le manque. Le fameux « C’était plus fort que moi ! » Si vous n’osez pas par culture des interdits, c’est que vous vous êtes adapté au manque et que les conséquences du franchissement de l’interdit sont plus dommageables, même au regard du plaisir du résultat positif engendré par l’action. Et dans ce cas, passer outre l’interdit sera dommageable pour vous et pour VOTRE perception du regard des autres. C’est à dire uniquement pour vous. L’interdit, ce sont les autres qui vous l’ont fixé, vos parents, vos professeurs, vos amis, la société etc. La solution à ce dilemme est à trouver … en vous, en pesant les risques et les gains.

Ne pas oser, parce que « ça ne se fait pas !«  Là aussi, c’est le résultat de la culture et l’éducation. Comment ai-je été éduqué ? Quelle était la « sanction » lorsque j’étais pris la main dans le pot de confiture ? La mémoire émotionnelle n’a aucun mal à ancrer définitivement ce type de schéma mental. Le processus de décision est alors totalement distordu. Par éducation, on s’interdit même de penser ce qui ne se fait pas. Cependant, posez-vous la question suivante. N’y aurait-il pas au moins une possibilité d’atteindre mon objectif, en faisant autre chose que ce qui ne se fait pas ? Difficile cette question si on se dit que « ça ne se fait pas ! » Le cerveau n’aime pas les négations. La culture et l’éducation devrait ouvrir l’esprit. Mais elles balisent nos vies de dogmes basés uniquement sur des négations ‘tu ne tueras point, tu ne voleras point etc. » Donc oui, dans le cadre des interdits, ça ne se fait pas, mais autrement, est-ce que ça pourrait se faire ? N’y aurait-il vraiment que cette manière interdite de faire ? Là, ça ouvre des champs d’investigation intéressants. Il va falloir déconstruire vos schémas de pensée acquis durant votre éducation. C’est le début du travail sur soi. C’est difficile, j’en conviens, mais c’est le chemin. Comme vous êtes adulte, ce chemin sera balisé par la raison, donc aucun risque à ce travail sur vous.

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Photo de samer daboul sur Pexels.com

Ne pas oser, par peur du danger, par prudence donc. Ça, c’est tout a fait normal, c’est le propre de l’Homme, qui a engrangé l’expérience. L’enfant est intrépide, il n’a pas peur du danger, parce qu’il n’a aucun passé douloureux et il est poussé par le plaisir. C’est d’ailleurs pour cela qu’il apprend vite. L’adulte, lui, a un passé en mémoire. Notamment, les « gamelles » et surtout leurs conséquences dommageables ainsi que la reconstruction longue qui a suivi. C’est pour cela que l’adulte se limite, n’ose plus et apprend moins vite. Ce n’est pas parce que son cerveau est vieux. C’est notre cerveau qui limite notre apprentissage par la mémoire émotionnelle qui aboutit à « la peur de. » L’apprentissage, c’est, entre autre, l’acceptation des erreurs. Quand vous avez appris à faire du vélo, n’êtes-vous jamais tombé ? Bien sûr que oui, vous avez mis un pansement et … hop, le bénéfice tiré de l’apprentissage était bien plus grand que la blessure qui a bien finie par cicatriser. Vous êtes reparti sur le vélo, de manière plus raisonnée, plus prudente, grâce à l’expérience de la « gamelle » et vous y êtes parvenu.

Ne pas oser, par manque de confiance, d’assurance et donc d’audace. Cette cause vient juste après la précédente. Après avoir bravé la peur du danger au regard du bénéfice, on se dit que quand même, il faudrait y aller prudemment et revient alors le fameux « manque de confiance en soi », encore lui ! La confiance en soi résulte d’une croyance en ses capacités à faire. Je ne vais pas m’attarder sur cette cause, il y a de nombreux articles sur ce blog, je vous invite à les lire ou relire. En voici la liste. En savoir plus : le lien.

Ne pas oser, par manque d’estime de soi. Même si c’est une des causes les plus répandues, on ne le dit jamais comme ça. On résume toujours le fait de ne pas oser par « un manque de confiance en soi« , alors qu’il résulte souvent d’une mauvaise image de soi et / ou d’une mauvaise perception du regard des autres. Ce sont les 2 constituants de l’estime de soi. Dans ce cas précis, ça frise l’auto sabotage ! Le manque d’estime de soi étant une évaluation basse de votre valeur, ce que vous valez vraiment. Il s’en suit une croyance selon laquelle vous ne méritez même pas le résultat. Et donc vous n’osez pas par auto censure. La prise de conscience de ce schéma mental, qui vous prive d’un gain, permettra de briser la chaîne qui entrave toute décision d’action de votre part. L’introspection est longue pour reprendre l’estime de soi, mais c’est tout à fait faisable. Je vous propose de lire ou relire les articles de ce blog consacrés à l’estime de soi sous ce lien.

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Ne pas oser, par manque de courage. Il faudra bien faire le distinguo avec « la peur de » , traitée plus haut, parce que le manque de courage pouvant en être la conséquence. S’il vous manque du courage sans être immergé dans un sentiment de peur du danger, c’est alors que la fatigue vous habite. Elle peut résulter de bien de causes, le stress prolongé qui épuise par exemple et qui entraîne le lâcher prise de vos besoins. Dans ce cas, l’accompagnement par un professionnel est nécessaire. Ce serait même urgent. Imaginez la privation de vos besoins vitaux physiologiques, manger, boire, dormir. Vous ne tiendrez pas longtemps et l’issue prévisible est connue. Et bien pour vos besoins vitaux psychologiques, c’est la même chose. S’en priver, c’est courir le risque de se renfermer sur soi-même, l’issue est également connue. 

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Ne pas oser, par manque de motivation et/ou de volonté. Attention, car on fait souvent souvent l’amalgame entre motivation et volonté. La volonté est un acte du cerveau de son être conscient. C’est ce que je veux. Mais il peut y avoir une grande différence avec ce que vous ressentez vraiment. Et ça c’est l’inconscient. Il subsiste un combat permanent entre le « je veux » et « je peux. » Un combat entre vos deux êtres, conscient et inconscient. Et c’est toujours l’inconscient qui gagne à ce petit jeu ! Donc, même si vous voulez vraiment et que, inconsciemment vous savez que vous ne pouvez pas, vous n’y arriverez pas. Voir mon article sur l’auto suggestion consciente. La motivation, elle, fait appel au gain que vous identifiez après l’atteinte de votre objectif. Si votre cerveau a identifié qu’en entreprenant, vous allez être mieux, ou plutôt si vous lui avez imprimé cette idée, alors là il va faire en sorte de vous aider. Autrement dit, il est préférable d’entreprendre par motivation plutot que par volonté.

Ne pas oser, par manque de garantie de succès. Alors, ça ! Si on commence à se poser la question de n’entreprendre que si on a la garantie de succès, on ne vivra qu’avec des regrets, les regrets de n’avoir pas osé. Ils seront plus forts que ceux d’avoir échoué tout en ayant osé. C’est vous qui voyez …

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Photo de Pixabay sur Pexels.com

Ne pas oser, par procrastination, c’est à dire en remettant demain ce que j’aurais pu faire aujourd’hui. La procrastination est bien une négation. C’est trouver une bonne mauvaise raison de ne pas faire. Repousser votre décision à faire, c’est décider volontairement de rester dans cette situation insatisfaisante d’incertitude.

A vous de voir !

 

Alors, si vous n’osez pas entreprendre, allez-vous oser pousser la porte du cabinet d’un coach ? « Non, parce que je ne suis pas malade ! » , « Non, parce que je ne connais pas… » , « Non, que vont penser les autres de moi ? » , « Non, ça ne se fait pas, on m’a appris à prendre sur moi ! » , « Non, on verra plus tard… » etc. Le premier entretien est gratuit, confidentiel et sans engagement. Sans risque donc. Alors contactez-moi. Et si vous n’osez pas, c’est que ce n’est pas si important pour vous que cela.

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