
Depuis le 28 février dernier, comment échapper aux actualités relatives au conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis ? C’est une série à la Dallas en continu, avec rebondissements plusieurs fois par jour, nuit comprise. Force est de constater que l’intelligence humaine marche à fond. Aussi bien les Iraniens, que les Israéliens, que les Américains, tous sont particulièrement inventifs, créatifs, ingénieux pour piéger le camp d’en face et pour le détruire.
Dans nos sociétés occidentales aujourd’hui, on passe son temps à s’entredéchirer sur fond d’idéologie marxiste par-ci, nationaliste par là. Force est de constater que l’intelligence humaine marche aussi à fond pour piéger le camp d’en face et pour le détruire. Et pendant ce temps, les très nombreux pays pauvres peinent à survivre.
Voulez-vous des exemples ? Je vais vous en donner. On va se réveiller de cauchemar ! Mais quand ? Imaginez que notre intelligence humaine individuelle et collective soit mise à profit pour l’évolution de l’Humanité dans sa globalité. Voulez-vous des exemples ? Je vais vous en donner. C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui

Convenez que les stratèges iraniens, qui ont su détourner l’enjeu des 440 kg d’uranium enrichi durant leur conflit avec la coalition israélo-américaine, au blocage du détroit d’Ormuz, font preuve d’une intelligence remarquable. Ce n’est pas pour rien que les Perses ont popularisé le jeu d’échecs dans le monde islamique, où il est devenu un symbole de stratégie et d’intelligence.
Convenez qu’il a fallu faire preuve d’ingénierie et donc d’intelligence pour dépasser les freins technologiques pour rendre les satellites espions américains capables de lire, depuis l’espace, les plaques d’immatriculation des camions pouvant transporter des missiles, des drones, des fûts d’uranium enrichi.
Imaginez les heures de développement et la somme de compétences rassemblées et coordonnées pour élaborer une IA capable d’analyser une somme d’informations humainement inimaginable pour frapper le moment venu sur l’ensemble des bipeurs du Hezbollah avec un maximum de réussite. Il fallait encore y penser.
Ça, c’est en temps de guerre. Imaginez ces centaines de milliers d’êtres humains mobilisés 24h/24 pour la guerre, que pourraient-ils faire d’autre de plus utile pour l’évolution de l’Humanité ?
Et en temps de paix, utilisons-nous notre intelligence individuelle et collective, pour l’évolution globale de l’humanité ?

Alors que des femmes afghanes se terrent chez elles, réduites à un ventre à procréer, privées d’éducation et de la parole, sous le joug d’un homme, son père, puis son frère, puis son mari imposé à 10 ans à peine ; pendant qu’aujourd’hui, des jeunes femmes françaises décident de ne pas avoir d’enfant, au prétexte du contexte anxiogène français et pour éviter d’ajouter une bouche à nourrir et éventuellement un pollueur supplémentaire pour la planète.
Alors qu’en Iran, une simple dénonciation pour être suspecté d’avoir été présent lors d’un regroupement hostile au gouvernement est passible d’une pendaison après un jugement expéditif ; pendant qu’aujourd’hui, des Français s’indignent de vivre sous une dictature en France.
Alors que les tribus reculées en Afrique, au Mali ou au Togo par exemple, luttent seules contre leur avenir de misère, totalement oubliées de leur État respectif. Là-bas, le mot « retraite » n’existe pas dans le vocabulaire ni même dans l’imaginaire collectif et individuel ; pendant qu’aujourd’hui, les Français en lutte contre l’État providence qui ne donnerait pas assez, réclament une retraite avancée, comme un progrès social dû.
Alors que ces mêmes tribus reculées en Afrique, luttent, sans électricité, pour rassembler le peu d’eau qu’ils trouvent pour la survie de l’ensemble du village et du maigre bétail. Alors que l’eau existe, il suffirait de moyens pour aller la chercher ; pendant qu’aujourd’hui, pour son confort, le Français, qui gagne un trimestre d’espérance de vie par an, recherche l’absence de trace d’OGM sur les étiquettes de sa nourriture. Alors que ces technologies pourraient sauver des vies en augmentant les rendements agricoles dans les pays en famine, tout en garantissant la sécurité alimentaire.
Alors que l’enfant israélien, qui n’a pas demandé de naître ici, court avec sa mère pour se mettre à l’abri à cause de l’arrivée d’un missile. Alors que l’enfant de Gaza, qui n’a pas demandé de naître ici non plus, tente de survivre, sous les bombes et sans l’aide alimentaire et humanitaire, accaparée par ceux qui sont censés les défendre ; pendant qu’aujourd’hui, on imagine donner un revenu universel au nouveau-né français, parce qu’il n’a pas demandé de naître et que c’est un dû.
Alors qu’en Corée du Nord, tous les camarades, en rang bien alignés, adulent, applaudissent et scandent le nom du guide suprême, comme le Dieu bienfaiteur vivant, dans une hystérie joyeuse collective ; pendant qu’aujourd’hui, le sport national français est de discréditer le personnel politique en l’accusant de tous les maux, dictateur, pourri ou autres mots d’oiseau.
Alors que le Hezbollah utilise les dernières avancées de la science avec des drones indétectables à conduite optique d’une portée de 20km pour 400 $ seulement ; pendant qu’aujourd’hui, le français éco-responsable s’interdit l’utilisation de la science au prétexte de préserver la planète.
On va se réveiller de ce cauchemar ! … On va se réveiller, c’est sûr. Mais quand ? L’intelligence humaine est un outil dont la nature nous a doté. En reconnaissance, nous pourrions l’utiliser pour elle et pour nous, mais pas contre elle et contre nous. L’humanité a les moyens de son salut, mais elle les utilise souvent à contresens. L’usage de notre intelligence dépend de nos priorités. Ça dépend de chacun d’entre nous. Et toi ? Tu commences quand ? Dans ton domaine d’expertise, quel usage vas-tu faire de ton intelligence aujourd’hui ? Tu manques d’exemples ? Je vais t’en donner.
Comment passer d’une logique de conflit à une logique de coopération ?

Puisque depuis 350 000 ans d’existence de l’espèce Homo sapiens, nous sommes passés de la confrontation entre individus, à la confrontation entre tribus rivales et entre les Empires, la solution à nos problèmes d’existence doit dépasser les empires et ne peut être que globale, à l’échelle de l’Humanité toute entière. Il nous manque une entité mondiale qui fixe des objectifs globaux, qui fait la chasse au gaspillage de notre intelligence pour nous détruire et qui favorise les initiatives globales. L’ONU avait cette mission. Elle est devenue « un grand machin » qui ne fonctionne plus.
Il convient d’utiliser notre intelligence pour distinguer les vrais des faux débats qui se transforment en combats et croisades idéologiques et qui ne mènent qu’à l’impasse. Analysons globalement avec recul et sans filtre idéologique, qu’on nous impose et que nous acceptons par simplicité, pour voir le monde tel que nous rêverions qu’il soit. Il suffirait de généraliser ce que certains font de bien pour l’évolution globale de l’Humanité. Regardez ce que nous faisons grâce à l’intelligence individuelle et collective lorsqu’elle est mise au service de notre évolution.
Voulez-vous des exemples ? En voici.
Malgré ses moyens limités, le Rwanda investit dans l’éducation. L’éducation, c’est la clé du développement. Il faudrait l’aider. Le faisons-nous ? Non !
Comme en son temps la poudre à feu d’artifice a été détournée de son utilité originelle pour en faire de la poudre à canon, revenons au sens premier de l’IA, au service de notre évolution ; en médecine notamment, pour améliorer les diagnostics précoces et sauver des vies. Acceptons-nous les progrès de l’IA ? Oui, à condition qu’ils soient encadrés et contrôlés par une éthique mondiale ? Le faisons-nous ? Non !
Des kits solaires à 10 $ seulement peuvent éclairer des villages entiers en Afrique. La Chine le fait, comme une pieuvre, dans un intérêt d’asseoir son influence. Le faisons-nous à l’échelle mondiale, sans esprit mercantile ni d’enjeu colonial ? Non !
Le riz doré OGM enrichi en vitamine A pourrait sauver 500 000 enfants par an de la cécité en Asie du Sud-Est. Chez nous, par idéologie, on interdit les OGM. Pourquoi ? La réponse est dans la phrase précédente.
Plutôt que de développer des drones pour frapper des usines de dessalement ou des installations pétrolières, Il existe des drones qui peuvent planter 100 000 arbres/jour contre 1 000 à la main. Oui, c’est possible ! Les utilisons-nous ? Non ! On préfère en développer pour les usages militaires défensifs et offensifs.
Les exemples ne manquent pas !
L’intelligence peut sauver des vies, éduquer, nourrir, protéger la planète, construire la paix durable. Le vrai gâchis n’est pas l’intelligence humaine. C’est de ne pas l’utiliser pour ce pour quoi elle est faite : construire un monde meilleur.
