La première personne à coacher pour un coach, c’est lui-même !

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« La première personne à coacher pour un coach, c’est lui-même ! » Cette citation n’est pas de moi. Elle est d’un de mes formateurs en formation de coaching, Mohamed Nasraddine Belfali, dans son livre sur l’Intelligence Emotionnelle, que je recommande pour ceux qui accompagnent les autres. J’ai fait mienne cette citation, car elle m’aide précisément dans les processus que je réalise. Mon intention est de vous montrer aussi que le développement personnel et le travail sur soi améliorent votre rapport aux autres, à vos enfants, votre famille, vos amis, vos collaborateurs, vos collègues de travail. En quoi ? La compréhension de vos mécanismes internes qui résulte de votre travail sur vous, vous permet d’améliorer la compréhension du comportement des autres. Tout tourne autour d’un mot, « l’empathie ! » Mais, c’est quoi au juste l’empathie ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Le coaching, c’est quoi ? Mon école, Linkup Coaching en donnait une définition « Le coaching consiste à accompagner des personnes et des groupes dans la définition et l’atteinte de leurs objectifs, au bénéfice de la réussite de leur évolution personnelle et professionnelle. » Quand vous faites ce métier ou cet art (relisez mon article « Exercez vous un métier ou un art ?« ) la condition requise est d’avoir fait un travail personnel sur soi-même. Pourquoi ? Comment voulez-vous accompagner le développement personnel ou professionnel de quelqu’un en étant pollué par le votre ? Si à chaque fois que l’autre s’exprime, ça évoque en vous une blessure de l’enfance, une conviction, une émotion, une croyance, un comportement, vous serez centré sur vous. Pour comprendre l’autre et l’aider, sans le polluer par VOTRE histoire, il faut être pleinement disponible à l’autre avec écoute active, bienveillance, authenticité et « empathie. » Et pour cela, il faut se coacher soi-même avant de coacher les autres. Comment ça marche et pourquoi faire ?

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Photo de Bithin raj sur Pexels.com

Sachez d’abord que cette démarche de développement personnel et de travail sur soi n’a pas de fin, plus particulièrement pour un coach. C’est compréhensible. Les besoins changent tout au long de la vie et au gré des événements que nous vivons. Puisque chaque être humain est en quête de bonheur, dont la définition est « la pleine satisfaction de ses besoins » , il convient d’être à l’écoute permanente de ses besoins qui peuvent changer. Et même si le bonheur n’est pas encore atteint, même si tous les besoins ne sont pas pleinement satisfaits, en conduisant soi-même son développement personnel, on a son objectif en ligne de mire, on a identifié les moyens à mettre en oeuvre, on connait ses freins et ses leviers … on est en marche vers son objectif. De même, chaque événement de la vie est un cadeau qu’il convient de systématiquement analyser dans le but de mieux comprendre son propre fonctionnement et alimenter son progrès continu. Il m’arrive de réaliser moi-même les exercices que je fais réaliser à mes clients… Le travail sur soi permet d’identifier ses croyances, les aidantes et les limitantes, ce qui a priori peut faire monter une émotion. Lorsque s’exprime le client, vous avez alors un cran d’avance, vous êtes préparé. Vous pouvez faire votre affaire de vos croyances et vos émotions, pour être pleinement disponible à l’autre. Puisque le coach aussi a ses freins et ses faiblesses, le fait de savoir les accueillir pour progresser lui permet d’actionner « l’auto-empathie. » Plus précisément, prendre conscience et comprendre combien c’est dur d’atteindre son objectif. Cette auto-empathie aiguise l’empathie qu’on se doit d’avoir à l’égard d’un client qui peine parfois à atteindre son objectif.

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A Linkup Coaching, on nous préparait aussi à ce qu’un processus de coaching soit « une confrontation systématique à l’inconnu. » Chaque personne étant unique, par sa culture, son éducation, son vécu, son expérience, vous vous immergez systématiquement dans un monde inconnu. J’ai l’habitude de dire que lorsque je commence un processus avec un(e) client(e), je pars en voyage. Comme lorsqu’on part en voyage en terre inconnue, on se confronte à l’inconnu. Se préparer à être surpris c’est se préparer à accueillir la surprise. Le travail sur soi permet d’identifier que notre propre fonctionnement est non seulement différent des autres, mais unique. C’est sans doute pour cela que les autres ne le comprennent pas parfois, ou ne font pas l’effort de le comprendre… Lorsque vous découvrez le fonctionnement de votre client, il est forcément différent du votre, il est unique, lui aussi ! Aucune surprise. Il ne reste plus qu’à accueillir ce fonctionnement différent, le comprendre, l’intégrer dans sa légitimité. Pour quoi faire ? La compréhension intime de l’autre par l’écoute active et la bienveillance contribue à repérer les forces et les faiblesses. Les faiblesses sont les grains de sable qui grippent pour atteindre un objectif. Une fois avoir compris ce qui grippe, non seulement vous témoignez de votre compréhension au client, mais, professionnellement, vous sélectionnez  les outils du coaching les plus efficaces  pour « graisser la mécanique. »

C’est ça l’empathie, « comprendre intimement l’autre sans se laisser envahir par l’émotion ou se laisser polluer par son jugement, ce qui permet de garder la lucidité opérationnelle pour l’accompagner.«  Grâce au travail sur soi, grâce à l’auto-empathie dont vous savez faire preuve pour vous, vous renforcez votre empathie vis à vis de votre client. Ces témoignages d’empathie l’encourage à persévérer. C’est le terreau dans lequel la plante va prendre racine, se nourrir et grandir pour devenir autonome. C’est suffisamment rare dans la vie d’avoir quelqu’un qui nous comprend, enfin ! Non ?

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Photo de bruce mars sur Pexels.com

Et vous ? Le travail sur vous-même permettrait-il d’être plus à l’écoute des autres ? Assurément ! « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieu ?«  était inscrit sur le temple d’Apollon à Delphes, citation reprise par Socrate et Platon. « Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres. » disait Denis Diderot. Depuis longtemps, on sait que pour vous s’ouvrir au monde et aux autres, il faut commencer par soi. Et lorsqu’on s’ouvre aux autres, on a systématiquement un retour positif, pas de tous bien sûr, mais d’un grand nombre, de ceux qui nous sont chers a minima. Cela améliore la perception du regard des autres, son estime de soi donc qui alimente la confiance en soi !

Si vous souhaitez améliorer votre ouverture aux autres, dans des domaines divers comme l’éducation des enfants, le management, la formation, la santé, ou l’accompagnement, commençons par découvrir ensemble votre fonctionnement. Contactez-moi.

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