Comme un besoin de préparer sa retraite

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Il y a des étapes importantes de la vie qui changent fondamentalement le quotidien, une mise en couple, une séparation, la naissance d’un enfant, le changement de job, un déménagement etc. La retraite aussi est un changement important du quotidien. On appelle aussi cette situation « une mise en inactivité » , comme si on devait passer de l’activité à l’inactivité. Certains diront « Chouette ! Je vais enfin pouvoir ne rien faire, ne plus mettre le réveil, faire ce que je veux quand je veux. Super ! » Après quelques mois « d’inactivité » , d’autres brossent un autre tableau moins enthousiaste. D’autres aussi, quelques mois avant, voient arriver « l’effet falaise ! » c’est comme cela qu’ils l’évoquent.  Comme se retrouver au bord d’une falaise avec le vide comme horizon aussi bien sur l’activité que sur la rémunération. Monte alors une peur de ce vide, comme le vertige, un stress parfois sur ce changement pourtant programmé. Le coaching professionnel est bien sûr adapté puisqu’il aide les personnes qui doivent opérer un changement à se projeter pour assurer un atterrissage en douceur du haut de la falaise. Mais comment ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Dans cet article je n’aborderai que la partie préparation mentale et psychologique au changement, même si le reste est tout aussi important, l’aspect matériel, le montant de la pension notamment. En quoi le quotidien va-t-il changer ? Et en quoi cela peut avoir un impact bénéfique ou négatif sur votre mental ? Comment s’y préparer ?

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A chaque étape de votre vie, à chaque changement notable, comment vous vous y êtes pris ? Quand vous êtes parti de chez vos parents ? Quand vous vous êtes mis en couple ? Quand vous avez décidé d’avoir des enfants ? Quand vous avez changé de job ? Vous avez abordé ces changements comme un projet à construire, avec une mise en perspective. Et bien, abordez alors votre retraite de la même manière, comme un projet à construire, un challenge même, plutôt qu’une menace. Les mots ont leur importance pour votre cerveau, il faut y prendre garde. Si vous lui imprimez que vous vivez un passage à la retraite comme une menace, il va alors agir non consciemment pour y faire fasse. Votre cerveau est programmé pour votre instinct de survie. Dans ces conditions, ça va se traduire par du stress, c’est garanti ! Comme pour tout processus de coaching, nous allons définir un objectif qui fait sens à vos valeurs et vos besoins pour vivre et qui fait sens à votre projet de vie. A partir de cet objectif, le coach va vous aider à déterminer le gain d’atteindre cet objectif. L’intention est de « vous donner envie » . C’est un levier indispensable à la motivation, sinon vos croyances limitantes et vos freins prendront le dessus. Comment procède le coach ? Comme pour tout changement, il faut VER-BA-LI-SER, mettre sur la table tout ce qui tourne en boucle dans le cerveau, faire le tri, pour prendre conscience de ce qui relève de l’accessoire et du superflu pour se concentrer sur ce qui est vital pour vous. Comme pour vos besoins physiologiques, il s’agit d’identifier vos besoins psychologiques sans quoi vous ne pouvez pas vivre. Le coach sera attentif à toutes les étapes par lequel chacun passe lorsqu’il opère un changement en facilitant leur franchissement.

Passons en revue les sujets qui devront être analysés durant votre processus de coaching de manière à préparer au mieux ce passage à la retraite. La liste n’est bien sûr pas exhaustive, ce sont des repères. Dans un processus de coaching, c’est vous qui fixez le contenu !

Réflexion-Croyances

La prise de recul sur soi. Le passage à la retraite est une formidable opportunité pour se découvrir. D’ailleurs, certaines personnes qui veulent se découvrir par la méditation par exemple « se retirent » quelques instants. Ceux qui croient en Dieu ont parfois le besoin de retraite, pour rechercher le sens de leur vie. Le mot « retraite » est alors bien choisi pour prendre le temps de vous découvrir, mais à quoi cela va-t-il servir ? « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et le Dieu » disaient Socrate et Platon. Se connaître, c’est déterminer ses valeurs et ses besoins vitaux pour vivre. Dans le cas du passage à la retraite, c’est fondamental ! Sinon, sans nourrir ses besoins vitaux, le futur retraité va maigrir psychologiquement. En prenant le temps de bien se connaître et donc se comprendre – il n’est jamais trop tard pour bien faire ! – vous allez pouvoir mieux vous ouvrir au monde (L’Univers et les Dieux disaient Socrate et Platon) et donc mieux le connaître et le comprendre. Donc mieux vivre avec.

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Photo de Rene Asmussen sur Pexels.com

La réflexion sur sa condition. Certains voient la retraite comme une dernière phase de sa vie avec en ligne de mire son issue prévisible, programmée même. La retraite peut être un excellent moment de réflexion pour déterminer ce qu’on a accompli et ce qui reste à accomplir. La peur de vieillir, de mourir même, entraîne chez le retraité une réflexion sur sa propre condition et la condition humaine. Finalement, pourquoi suis-je là ? Ou plutôt pour quoi faire ? Chacun sa réponse. Il faut être en phase avec soi sur sa propre réponse. Même si l’âge de la retraite a reculé, l’espérance de vie a, elle, beaucoup plus reculé. C’est une bonne nouvelle pour finir d’accomplir ce qui reste à faire. Encore faut-il avoir conscience de ce qui reste à faire ?

Boussole

De nouveaux repères. A partir de cette introspection, vous allez vous fixer de nouveaux repères. Pour les uns, ce sera l’heure du lever et du coucher, pour d’autres des moments d’activité intense, pour d’autres des moments de plaisir ou des moments de repos etc. Sauf si c’est un besoin de laisser la vie vous porter, c’est respectable, il peut convenir à certains de hiérarchiser tout cela, pour sécuriser des points d’appuis. La perte de contraintes liées à l’activité professionnelle doit amener le futur retraité à se fixer ses propres nouveaux repères. Le coaching va lui permettre de se construire sa boussole, pour atteindre la destination de son choix.

Agenda

L’agenda. De la vie dite « active » à la retraite, il y a un changement fondamental sur son agenda. Puisqu’on n’est plus astreint à respecter les horaires fixés par son employeur, c’est le changement le plus notable. On passe du réveil qui sonne, du petit déjeuner pris en faisant le tour de la table, d’une douche rapide et du départ au travail, à une prise de temps, le temps que l’on juge nécessaire pour se mettre « en activité » . Pour certains, un agenda « enfin vide » sera le repère pour « faire » au gré des envies. Pour d’autres, un agenda bien rempli permettra de se rassurer sur sa propre utilité au monde. Chacun son besoin, pourvu qu’il soit satisfait.

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Son utilité. Dans le domaine du développement personnel, l’estime de soi, qu’on peut résumer en « les croyances en sa valeur » , est un élément clé. La perception de son image et la perception du regard des autres constituent la construction de l’estime de soi. Là aussi chacun aura sa version. Pour les uns, la retraite revient à vivre au dépend de ceux qui travaillent. Pour d’autres, c’est une juste récompense d’une carrière bien remplie. Suivant sa vision, on va se construire son estime de soi. Il faudra aussi réfléchir à ce qu’on souhaite maintenant apporter au monde ? Quelle devra être son utilité ? Sinon l’estime de soi va en prendre un coup. Comme un château de cartes, baissera alors la confiance en soi, puis l’affirmation de soi etc. Pour certains, l’utilité sera maintenant se consacrer à sa famille, pour d’autres à soi-même, pour d’autres à des associations caritatives etc. Peu importe, mais il faut être pleinement conscient de son utilité, c’est vital, pour sa sociabilité.

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La vie sociale. Ah ! Le regard des autres … On s’est construit avec ça, on peut même se déconstruire aussi avec ça … C’est sans doute le point qui conditionne tout le reste, parce qu’il joue sur l’état d’esprit, le mental et donc la posture et le comportement. En quittant la vie active, vous allez quitter un certain nombre de rituels et notamment le « Bonjour, ça va ? » du matin en arrivant au travail, le « Salut et bon week end ! » de la fin de semaine, le partage de ses vacances et de ses événements personnels avec ses collègues, le commentaire du temps qu’il fait et de l’actualité du monde. L’homo sapiens que nous sommes vit en société et communique avec ses semblables depuis 200 000 ans. J’allais dire, c’est un besoin vital ! Il convient de maintenir ce lien social pour sa santé mentale. Sinon, à quel cercle et à quoi le retraité va-t-il se raccrocher ? A son conjoint, les très proches membres de sa famille (cela peut être un excellent moyen de rétablir un équilibre entre vie perso et pro), le journal télévisé de 20h, les réseaux sociaux… Voir le monde par le petit bout de sa lorgnette ! Il faut rester vigilant. Il y a tous les ingrédients pour retourner dans « la caverne de Platon » (voir l’article sur le sujet) en ruminant des croyances limitantes sur soi et sur le monde. Il faut donc réfléchir au bien être que va apporter de faire le tri des personnes qu’on a envie de voir et la perte du lien social, se couper du monde en quelque sorte. Le maintien d’un lien social permet de se confronter à la pluralité des points de vue (Confronter au sens de comparaison et non affrontement). Chacun trouvera son équilibre adéquat, certains adhèreront dans une association, d’autres reprendront une activité etc. Peu importe le comment, mais il faudra y penser, pour rester ouvert au monde.

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Photo de Dimitri Dim sur Pexels.com

L’activité cérébrale. Depuis l’enfance, notre cerveau d’homo sapiens a été habitué à apprendre, à consolider ses connaissances et ses apprentissages par l’action avec réussites et tentatives infructueuses. Comme le cerveau fonctionne à l’économie et à l’efficacité, pour faire simple, tout ce qui ne sert plus, il oublie, même sans maladie dégénérative. Il perd rapidement les connexions que vous avez mis des années à consolider, sauf bien sûr la mémoire procédurale qui est non consciente (marcher, faire du vélo, conduire, jouer d’un instrument etc.) Depuis 2004, Pierre-Marie Lledo, du CNRS et de l’Institut Pasteur, nous dit que « On peut produire des neurones quelque soit notre âge ! » On n’est donc pas condamné à la sénilité programmée à partir de 25 ans, comme on le disait avant 2004. Ouf ! On peut donc apprendre à tout âge, pour un retraité c’est une excellente nouvelle ! Alors, c’est le moment de s’y mettre ! Apprenez ce que vous avez toujours rêvé d’apprendre, une langue étrangère, le piano, la pratique d’un sport etc. votre cerveau saura vous satisfaire. Et comme vous allez le faire à l’envie, sans contrainte ni de temps, ni de performance (quoique, on se prend vite au jeu …), vous allez sécréter des neurotransmetteurs, ceux du plaisir et de la motivation, ocytocine et dopamine. Votre cerveau sera dans de bonnes dispositions pour apprendre et poursuivre une activité saine. C’est un excellent auto-dopage. Ces neurotransmetteurs limitent les effets de l’hormone du stress, le cortisol.

Les sujets ne manquent pas et ils n’ont pas tous été énumérés. Mais cela vous donne une idée du contenu que peut revêtir un processus de coaching. Si vous êtes dans ce cas et que vous souhaitez être accompagné dans cet état d’esprit, contactez-moi.

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