J’en fais quoi du jugement des autres sur moi ?

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young leader standing in front of his successful business team

On est élevé et éduqué depuis plus de 3000 ans, sur des bases qui nous dictent ce qui est bien ou mal, ce qui est vrai ou faux, ce qui important ou accessoire. Pour ceux qui connaissent la Spirale Dynamique, c’est le niveau d’existence BLEU, la règle et le dogme. On peut comprendre ce modèle d’éducation, après avoir passé des millénaires avec des êtres humains sans foi ni loi, le niveau d’existence ROUGE de la Spirale Dynamique. Ce schéma de pensée conditionne notre rapport aux autres. Très tôt, je me comporte pour être en accord avec ce qui est le bien et le juste dictés par les autres. Ça a du bon (vous voyez le conditionnement … ah ! ah !) parce que ça permet de façonner des êtres humains qui évolueront dans une société avec des valeurs communes où « tuer, c’est mal », « voler, c’est mal » etc. Par contre, ce conditionnement inhibe toute référence à ce qu’on pense à l’intérieur de soi-même. Lorsque je me juge, c’est en fait en référence à une règle externe, pas du tout par rapport à ce que je pense moi, intrinsèquement. Dans ces conditions, j’en fais quoi du regard des autres sur moi ? Et bien, le regard des autres a un impact primordial sur moi. Je ne peux que le prendre en compte, il est ma référence. Je me comporte alors conformément à ce que les autres pensent, en jouant un rôle, en portant un masque. Remettre en cause cet ordre établi est difficile. Il est quasiment impossible de se détacher de ces et ses références externes. C’est une manière de pensée qui ne nous est pas familière. Sans renier ses principes d’éducation, bien sûr, comment faire pour être vraiment soi-même ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

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« Connais-toi toi même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux » disaient Socrate et Platon il y a 2400 ans, le travail sur soi commence par une introspection, en faisant abstraction du monde. Vous allez me dire « C’est difficile ! » Oui, ça explique que pour débuter un développement personnel, on cherche à se faire accompagner, parce que seul, c’est parfois … difficile. On peut avoir besoin d’un regard externe. Mais attention, ce regard externe ne devra délivrer aucun jugement ! Et oui, sinon il ne sert à rien, vous êtes déjà conditionné pour ça ! C’est une des raisons supplémentaires qui démontre que les coachs non professionnels qui donnent des conseils ne vous sont d’aucune utilité si vous souhaitez entamer un véritable travail sur vous-même.

Motivation

Réalisé par un professionnel de l’accompagnement, ce regard externe aura comme attention de tous les instants votre fameux rapport au regard externe des autres et à ces règles qui vous brident. Il vous aidera à vous réinterroger sur ce que vous en pensez, vous. Qu’est-ce que vous, vous voulez vraiment ? Qu’est-ce qui, pour vous, est vraiment important, vital pour que vous soyez bien ? Abstraction faite de votre conditionnement éducatif et culturel. Avec la garantie de confidentialité du coach, dans un environnement sécurisé, vous allez même pouvoir vous lâcher, dire véritablement ce que vous pensez, vous-même, de tout ce que les autres pensent. L’expression de ce qui vous pèse (ex-pression, littéralement sortir la pression) va vous faire le plus grand bien, parce que le contexte d’un accompagnement professionnel est sécurisé.

En fait, durant ce type d’accompagnement, vous allez vous reconnecter avec vous-même. C’est sans doute la première fois que vous serez réellement vous-même, sans lien avec le monde. Quelle découverte ! Au fur et à mesure de l’accompagnement, votre déconditionnement éducatif va opérer. Non pas pour oublier les règles, bien évidemment, le code de déontologie de la profession de coach est là pour nous le rappeler. Lorsque le travail sur soi a fait son effet, c’est vous qui allez décider ce qui est bon pour vous, sans considération du regard des autres.

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Photo de bruce mars sur Pexels.com

Une fois vos racines bien ancrée sur vous-même, c’est là que vous allez pouvoir redécouvrir le monde (« l’Univers et les Dieux » disaient Socrate et Platon). Puisque vous avez pu vous déconnecter de ce que pensent les autres de vous, vous avez mis de la distance entre vous et le jugement, ce qui est bien ou mal, ce qui est vrai ou faux. Puisque vous l’avez fait pour vous, vous devriez être en capacité de le faire pour les autres. En effet, si l’autre a une pensée et un comportement différents de vous, c’est qu’il doit avoir ses raisons de penser et de se comporter de la sorte. Sans doute en fonction de son éducation, sa culture, son expérience, différentes des vôtres. Puisque votre travail sur vous-même vous a aidé à vous comprendre vous-même, vous êtes alors en capacité de le faire pour l’autre, c’est à dire comprendre l’autre avec bienveillance. Vous avez réalisé de l’auto-empathie sur vous-même et bien vous êtes capable de faire preuve d’empathie envers les autres. Et comme vous serez assurément empathique, les autres porteront un autre regard sur vous. La boucle sera ainsi bouclée ! C’est tout l’intérêt d’un travail sur vous dans le cadre d’un développement personnel. En résumé, vous modifierez le regard des autres grâce au travail sur vous-même.

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Photo de rawpixel.com sur Pexels.com

Se pose ensuite la question « ce qui est bon pour moi, maintenant, comment je vais pouvoir le faire accepter des autres » , parce qu’ils vont me juger. Si le travail sur vous-même est véritablement profond, ce que disent et pensent les autres n’aura plus d’impact sur vous, puisque vous avez décidé que c’est bon pour vous tout en conservant les règles de vie avec les autres. C’est bon pour vous, parce que c’est ce qui conduit à ce que vous soyez bien. Ce bien là, c’est le votre, pas celui des autres. Là encore, vous allez mettre de la distance par rapport aux jugements des autres. Ai-je besoin de croire le jugement des autres ? Les autres pensent différemment de moi ? Ils en ont le droit, c’est même compréhensible au regard de ce qu’ils ont vécu de différent, mais moi, je n’y peux rien. C’est eux qui ne comprennent pas mes besoins. Qu’y puis-je ? On peut même aller plus loin. Marshall Rosenberg, le père de la CNV la Communication NonViolente, disait « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins non satisfaits. » Donc, leur jugement sur moi est l’expression de leurs propres besoins non satisfaits. Leurs jugements viennent d’eux et non de moi. Quand on a compris cela, on a fait un grand pas vers la paix intérieure qui constitue un roc solide sur lequel on peut construire sa vie et la relation aux autres.

Pour revenir à la question initiale « j’en fais quoi du jugement externe sur moi ?«  Je ne crois que ce que je suis prêt à croire. Si je suis centré sur les autres, alors leur jugement a de l’impact sur moi, il me fait mal. Si je suis centré sur moi, non pas de manière égoïste, mais sur ce qui est bon pour moi pour satisfaire mes besoins vitaux, alors je ne suis plus prêt à croire le jugement des autres sur moi. Ce n’est pas me couper du monde. Je suis capable d’entendre ce qu’on dit de moi, sans que cela ne m’affecte.

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Photo de Prasanth Inturi sur Pexels.com

Si vous souhaitez en arriver à ce stade de développement personnel, contactez-moi.

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