Failles et forces du cerveau humain, mode d’emploi

Je ne sais pas vous, mais en tout cas moi, quand je suis sorti de la maternité avec ma mère, on ne m’a pas donné le mode d’emploi de mon cerveau. Lorsque je me suis construit jusqu’à l’âge adulte, non plus. Vous allez me dire « comme ça, tu t’es construit ton propre mode d’emploi applicable à ton cerveau à toi ! » Moui… ! Seulement, même si les 7 milliards d’êtres humains sont tous uniques, nous avons en commun le même génome, à la naissance le même cerveau et donc les mêmes caractéristiques de son fonctionnement. Sauf maladie, évidemment. Mais qu’est-ce qui fait la différence entre les êtres humains ? Tout simplement la manière dont chacun se sert de ce patrimoine que nous avons tous entre les deux oreilles ! Certains disent qu’il y a des winners pour qui tout réussit et qu’il y a des loosers pour qui le sort s’acharne. La nature serait alors mal faite ? Bien sûr que non ! En fait, les winners connaissent les failles et les forces de leur cerveau, le mode d’emploi en quelque sorte, qui leur permettent d’appliquer, ce que la PNL appelle, des « modèles d’excellence. » Alors quel est ce mode d’emploi du cerveau qui permet de réussir. C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

PNL* : Programmation Neuro Linguistique

J’anime un atelier sur la PNL, si, à l’issue de la lecture de cet article, cela vous donne envie d’en savoir plus, voire si vous exprimez un besoin d’appliquer ces modèles d’excellence, contactez-moi.

Photo de MART PRODUCTION sur Pexels.com

John Grinder et Richard Bandler, les cofondateurs de la PNL, n’ont rien inventé ! Leur génie a consisté à « simplement » mais surtout intelligemment observer les winners et décrire leurs modèles d’excellence qui conduisent à réussir ce qu’ils entreprennent. Et c’est reproductible pour l’ensemble des êtres humains, puisque les mécanismes de fonctionnement du cerveau humain sont les mêmes pour tous. Génial, non ! Il s’agit ni plus ni moins de connaître les failles et les forces de notre cerveau humain et de les mettre en ordre de marche. Oui, notre cerveau humain a des failles que notamment les propagandistes savent utiliser efficacement depuis des millénaires. D’où la puissance de feu des fakenews à l’échelle d’internet aujourd’hui ! Mais il a aussi des failles et des forces que savent utiliser les winners sur eux-mêmes pour réussir ! Intéressant non ? Analysons deux failles du cerveau dont une est une force, si on la connait, et découvrons une force facile à utiliser sur soi… comme sur les autres.

Les failles du cerveau humain

Photo de Kureng Workx sur Pexels.com

Le cerveau que nous avons tous entre les deux oreilles est un cerveau de chasseur cueilleur qui n’a pas si évolué que cela depuis 200 000 ans. Depuis certes, notre cerveau s’est enrichi de très nombreuses connaissances et savoir-faire, mais les mécanismes de son fonctionnement sont les mêmes. Tout d’abord, notre cerveau fonctionne en priorité pour garantir notre survie, ce qu’on appelle l’instinct de survie. Vous dites à quelqu’un qu’il y a un danger pour sa vie dans un domaine qu’il ne maîtrise pas, halte-là, l’amygdale du cerveau bloque alors tout raisonnement et active le cerveau reptilien pour fuir. Comme l’homo sapiens d’il y a 200 000 ans coursé par une bête féroce, prêt à remonter dans l’arbre (c’est une image). Ce sont les mécanismes instinctifs du stress. Vous y rajouter qu’il y a un risque pour sa progéniture, vous allez le « programmer » pour le combat. Dans les espèces vivantes, « le petit d’Homme » est le seul à mettre 15 ans pour être autonome. La protection des parents est alors vitale à la survie de l’espèce, ce qui exacerbe ses réactions en cas de danger pour la progéniture. Vous comprenez mieux l’impact des fakenews, le nucléaire, les vaccins, l’insécurité etc. Dans ces conditions l’homo sapiens est programmé, le « P » de la PNL, tout raisonnement rationnel est inhibé, le cerveau part dans une routine de protection et de combat, dont il est difficile de sortir.

Le cerveau humain a en lui un automatisme de programmation et c’est facilement explicable. Avant d’avoir considérablement augmenté la taille du cerveau des hominidés jusqu’à nos cousins Neandertal et Dénisoviens, la nature a réduit la taille du cerveau de l’homo sapiens. Ou plutôt, la nature l’a optimisé. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec un poids de 1,3kg pour un poids total de 70kg du corps, le cerveau est l’organe qui, nuits et jours, consomme le plus d’énergie et de loin ! Avec seulement 2% du poids du corps, le cerveau consomme 20% d’eau, d’oxygène et de sucre que vous absorbez. Par souci d’économie, le cerveau a donc comme priorité sa programmation pour que ses réactions demandent le moins de raisonnement possible et donc le moins consommation d’énergie possible. Ce mécanisme de fonctionnement fait de notre cerveau une machine à apprendre, une machine à se programmer. Et ça depuis notre naissance, jusqu’à notre mort. C’est redoutable d’efficacité. Par contre, ça revêt un inconvénient majeur. Puisque programmés, nos comportements sont non-conscients ! C’est très difficile d’en changer ! Si vous voulez changer de comportement, il faut

  • 1- prendre conscience consciemment que nos comportements sont non-conscients (*)
  • 2- trouver un intérêt à changer de comportement par la visualisation d’un besoin vital qui place le changement au rang de priorité. Je n’ai pas parlé d’envie ou de désir de changer. J’ai parlé de besoin vital.
  • 3- réapprendre consciemment à vous comporter différemment, c’est à dire vous «  » puis « re » programmer.

(*) Quand on dit que « c’est plus fort que moi » « je ne parviens pas à me maîtriser » « impossible de faire autrement » on sent bien qu’il y a quelque chose d’automatique sans savoir d’où ça vient. Mais si on ne connait pas le mécanisme de la programmation de notre cerveau, il est difficile de savoir comment se « dé » puis « re » programmer.

Les winners ont ce type de modèle d’excellence comme ligne d’actions pour réussir. Mais il faut utiliser la seconde faille du cerveau pour mettre en œuvre efficacement ce modèle d’excellence.

La faille du cerveau qui est une force, si on la connait

Subconscient
Conscient

Il y a aussi une seconde faille du cerveau, mais là, si on la connait, elle peut être grandement utile. Dans notre cerveau, nous avons deux niveaux de conscience, le conscient et le non-conscient. Et si on ne connait pas cette faille, c’est toujours le non-conscient qui a le dessus sur le conscient, le fameux « c’est plus fort que moi.«  On a l’habitude de représenter le conscient par « un adulte » celui qui raisonne. Et on représente plutôt le non-conscient, précisément le subconscient celui qui se programme et qui est du domaine de l’acquis, comme « un enfant » de 5 ans. Et un enfant de 5 ans a comme caractéristique de croire tout ce qu’on lui dit, le père Noël, la petite souris, les fées, l’imaginaire en quelque sorte. Si vous lui dites que vous n’avez rien réussi de votre vie et même si c’est faux, votre subconscient va vous croire et faire en sorte de vous donner raison. Looser vous êtes, looser vous resterez. Par contre, si consciemment vous lui répétez que c’est possible, le fameux « Yes we can » de Barack Obama et que vous raisonnez solutions en mélangeant futur et présent, votre subconscient va confondre l’imaginaire et le réel et va vous aider. Ça c’est un modèle d’excellence ! Les winners pensent systématiquement que c’est possible. Exemple « on va marcher sur Lune d’ici la fin de la décennie, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile… » Et même si celui qui a dit ça est mort un an plus tard, ceux qui se sont mis en ordre de marche étaient programmés pour le faire. Parce que leur subconscient a été leurré. Leur subconscient les a aidé… puisque c’était possible. Et ils l’ont fait. De même, sur le vol d’Apollo 13, lorsque l’équipage a dit  » Allo Houston, on a un problème… » le chef de mission à terre a programmé l’ensemble des acteurs avec la phrase désormais célèbre « l’échec n’est pas envisageable ! » ce qui revient à dire que « c’est possible ! »

Une force du cerveau à utiliser sans modération

Pour finir, je vais vous citer une des forces du cerveau qu’on peut utiliser sur soi et … sur les autres. En PNL on l’appelle l’ancrage. Là encore, il s’agit de programmation et d’instinct de survie dans le domaine de la mémoire. Rappelez-vous comme il était fastidieux de mémoriser les récitations à l’école. Par contre, si je vous demande où étiez vous, avec qui et qu’est-ce que vous avez fait le 11 septembre 2001, comme par enchantement et sans effort vous avez accès à l’information instantanément avec des précisions étonnantes. C’est une spécificité du cerveau humain ! Quelle que soit l’émotion, la mémoire émotionnelle ancre à vie et sans effort l’association d’une émotion avec un événement, un fait, un geste.

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Par exemple, si pour vous apaiser et vous aider à vous endormir, votre mère avait trouvé qu’une caresse, un geste, un mot était efficace, alors cette association est ancrée à vie et sans effort. Je vous invite à observer votre rituel d’endormissement… Puisque vous êtes programmé, pour vous-même vous apaiser, vous pouvez reproduire ce fait pour provoquer ce bien être, cette plénitude, cette joie. Ça marche dans les deux sens. L’émotion qui permet de remémorer un fait vécu associé. Un fait vécu qui permet de revivre l’émotion intacte. Donc lorsque la situation n’est pas satisfaisante, lorsqu’il y a un enjeu et que vous stressez, lorsque vous avez besoin de vous ressourcer, lorsque vous avez besoin de vous motiver, reproduisez un fait, un geste, une parole ce qui provoque en vous des émotions positives. C’est redoutable d’efficacité !

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Et ça marche aussi sur les autres. Si vous souhaitez mettre votre interlocuteur dans un état favorable, repérez ce qui provoque en lui un état de bien être et reproduisez-le. C’est redoutable d’efficacité ! Les coachs qui connaissent la PNL le savent et l’utilisent.

Mais pourquoi diable, on ne nous apprend pas ça à l’école ! Avant d’apprendre quoi que ce soit, il faudrait commencer par nous apprendre le mode d’emploi de notre cerveau. Passer de looser à winner, ça se passe d’abord entre les 2 oreilles, le reste n’est qu’apprentissage et notre cerveau est programmé pour ça, donc c’est facile. Si vous souhaitez expérimenter sur vous les failles et les forces de votre cerveau, contactez-moi.

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