Tout finit par un commencement et tout commence par une fin

Dans tout ce que nous entreprenons, il y a un début et une fin. Déjà notre vie, la naissance et la mort, notre travail, l’embauche et la retraite ou un licenciement, la vie personnelle, la rencontre et la séparation etc. Le soleil non plus n’est pas éternel, il a eu une naissance, il a une mort programmée, c’est sûr et certain.

Au début tout est beau, tout est émerveillement, comme un enfant qui découvre le monde, les yeux pétillants de plaisir intense et de bonheur. Puis, on s’attache à ce que l’on a, parce qu’on en a besoin pour vivre. Parfois, l’idée nous traverse l’esprit selon laquelle on pourrait perdre ce dont on a besoin pour vivre, ce qui est important pour soi. On déploie alors des trésors d’inventivité et des actions de consolidation pour conserver ce lien, coûte que coûte. Et on croit que le bonheur est éternel. Ou plutôt, on fait comme si …

Photo de Helena Lopes sur Pexels.com

Puis, arrive la fin, généralement brutalement. C’est inévitable. La fin d’une vie, la fin d’un travail, la fin d’une relation etc. Tout s’arrête, comme abasourdi par un choc, par un coup de massue sur la tête. Comment se passe le cheminement pour retrouver la motivation de se relever, pour retrouver l’optimisme, se remettre en action ? Comment faire pour que cette fin soit « un nouveau commencement » ?

Photo de Liza Summer sur Pexels.com

Dans ce cas précis, le coaching est une réponse et une réponse adaptée quelle que soit la situation. C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Tout d’abord, nous savons tous, non consciemment souvent, que tout a une fin. Mais, on se le cache comme pour repousser l’échéance certaine. Nous venons de voir que lorsque la fin arrive, elle est souvent brutale. Mais comme un coup que l’on reçoit, quand on ne s’y attend pas, ça fait très mal. Par contre, quand on s’y attend, on contracte les muscles, ce qui permet de mieux « accuser le coup. » Bouddha le disait à sa manière, « Tout ce qui a un commencement a une fin. Sois en paix avec cette vérité et tout ira bien. » Il nous invite à se dire que, même si tout va bien, il y a bien un jour où la fin arrivera. Prépare toi à cette échéance, ça fera moins mal le jour venu, savoure le bonheur présent à sa juste valeur, et « soit en paix avec cette vérité et tout ira bien« . Je vous invite à réfléchir un instant sur ce qui est important pour vous aujourd’hui, à ce qui fait votre bonheur aujourd’hui et qui aura une fin, certaine.

En réalité, soit on est en paix avec ça lorsque la fin arrive, soit il faut retrouver cette paix pour parvenir à recommencer autre chose. Mais en pareil cas, vous avez perdu, ce qu’on appelle « la capacité de résilience » c’est à dire la capacité à se projeter dans l’avenir. C’est une capacité, donc elle peut se perdre, mais elle peut se retrouver en la reconstruisant. Quand on est KO debout, comment fait-on pour recouvrer ses esprits ? Cet état de torpeur nous empêche de raisonner sereinement. C’est ça qu’il faut retrouver, la capacité de raisonnement. Mais pour y parvenir, il y a des étapes par lesquelles vous devez passer, sans quoi, vous n’y parviendrez pas. Si on ne connait pas le fonctionnement de son cerveau, c’est difficile. En résumé, tant que votre cerveau est englué dans les émotions, il ne peut pas raisonner sereinement, il est programmé comme ça. Et c’est pour ça que, parfois seul, on veut brûler les étapes en se disant, « ça va passer » … mais non, ça ne passe pas. Mais alors, quelles sont les étapes par lesquelles il faut passer ? C’est là qu’il faut faire « un appel à l’aide » , l’appel à un professionnel de l’accompagnement qui vous aidera à « faire le deuil » de la situation qui vient de prendre fin et pour recommencer autre chose.

Frédéric Hudson, coach américain du siècle dernier, a introduit ce qu’il a appelé « la courbe du deuil » , dans le cadre d’un changement, quel qu’il soit. Il a aussi introduit l’ensemble des différentes étapes par lesquelles va passer le (la-les) concerné(es) par le changement, il l’a appelé « une transition. » D’où « le coaching de transition » qui a vocation à accompagner une personne ou un groupe d’une situation de stabilité à une autre, après avoir subi un choc, pour l’aider à passer ces différentes étapes incontournables du mieux possible en facilitant les étapes difficiles.

Vous noterez la première étape nommée « sidération » c’est le coup sur la tête, le coup de massue. KO debout, la personne concernée ne peut « accepter » la situation sur le moment, elle est dans le déni, « c’est impossible » , « c’est un cauchemar » , « je vais me réveiller » etc. Suivent ensuite 3 émotions des 4 émotions de bases.

  • La colère, d’abord, il faut trouver un responsable à cette situation et surtout sortir ce que l’on a sur le coeur.
  • Puis la peur, après la prise de conscience de la perte de satisfaction d’un besoin vital qui résulte du changement.
  • La dernière émotion est bien évidemment la tristesse. Il ne faut surtout pas passer cette phase essentielle.

Sur cette dernière émotion, un jour une cliente m’a dit « ça m’a fait du bien de pleurer, j’ai tout nettoyé ! » Comme si elle avait assaini la situation. Tout était maintenant propre, « nettoyé » disait-elle, pour recommencer autre chose. Elle avait fait son deuil !

Vous l’aurez compris, stratégiquement, le coach va aider à la verbalisation du coaché, pour une raison simple. La verbalisation est LA réponse à toutes les émotions. L’étymologie du mot « émotion » vient du latin « e » – « movere » c’est un mouvement vers l’extérieur. Quelle qu’elle soit, l’émotion est une pression interne qui monte et qu’il faut mettre en mouvement vers l’extérieur. Le coach va faciliter « l’expression » de l’émotion. « Ex » – « pression » ou « sortir » – « la pression. » C’est important pour le coché de vider son sac et dire ce qu’il a à dire. Sinon, ça va tourner dans la tête comme une idée fixe ! S’en suivent des croyances limitantes … Rien de bon ! De quoi rester planté là !

C’est souvent ça qui bloque. La cause est notre éducation. Depuis l’enfance, nous sommes éduqués pour ne pas exprimer nos émotions. « Ne pleure pas ! » « N’aie pas peur ! » dit-on à nos enfants. Dans ces conditions, notre éducation est un frein à l’acceptation du changement. De quoi méditer pour l’éducation de nos propres enfants ou pour l’accompagnement de nos collaborateurs dans le cadre du management. En réalité, lorsqu’on dit à quelqu’un « n’aie pas peur » c’est en fait que nous aussi, nous avons peur d’être dépourvu à l’accueil de l’émotion de l’autre. Il convient d’apprendre à accueillir les émotions, les siennes d’abord et celles des autres. C’est LA clé de l’accompagnement du changement.

D’ailleurs que vous disent vos proches, vos amis, ceux qui souhaiteraient vous aider ? « Tu as les ressources pour faire face ! » , « Vas-y, fonce ! » , « Tu verras ça va l’faire ! » Ils font l’impasse sur vos émotions ! Et notamment, tant que la peur est présente, elle pousse à l’inaction.

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

Dans ces conditions, comment voulez vous passer à l’action, tant que vous n’êtes pas passé par les étapes incontournables des émotions que nous avons évoquées ! C’est impossible. Si vous voulez aider une personne qui a pris un coup de massue, commencez par lui poser cette question « Qu’est-ce que tu ressens ? » Attendez-vous à une « EX » – « PRESSION » … Cherchez à la comprendre, faites preuve d’empathie, pas de compassion, pour garder la pleine capacité d’accompagnement opérationnelle que la personne engluée dans ses émotions n’a pas, pour l’instant.

C’est après avoir vidé la pression de ces 3 émotions de type « frein » que le (la) concerné(e) par le changement pourra accepter la situation et trouver un levier pour rebondir. Un premier levier sera souvent, le besoin vital qui n’est plus satisfait. Comme pour retrouver la pédale d’accélérateur et se mettre, ou se remettre, en action, le travail sur le besoin permet de remobiliser le cerveau sur ce qu’il sait faire « trouver les ressources pour satisfaire nos besoins vitaux. » Pour cela, le coach va agir sur les talents, les compétences, les qualités, les capacités … bref les ressources mobilisables du coaché de manière à retrouver l’optimisme. Notez bien que si le premier travail sur les 3 émotions de base n’est pas fait et bien fait, il sera impossible de poursuivre. Il y aura alors des rechutes, des allers et venues pour retomber vers les précédentes émotions, c’est autant normal que souhaitable. Si la baudruche s’est regonflée, il faut la dégonfler. Baisser la pression, retrouver la sérénité, pour recommencer à raisonner.

C’est à partir de là qu’on peut parler de « commencement » qui suit une « fin. » Et comme le disait Bouddha, soyez en sûr, il y aura aussi une « fin » à ce « commencement ! » « Sois en paix avec cette vérité et tout ira bien.« 

Dernière étape « la joie ! » La dernière des 4 émotions de base. Comme ce nouveau commencement aura une fin, comme vous aurez encore dans votre vie d’autres coups de massue à venir, il convient de prendre conscience du travail réalisé. Parce qu’à l’évidence, vous aurez à le refaire. Peut-être pas pour le même changement, mais la logique sera la même. Il faut que votre cerveau prenne conscience qu’il l’a fait et donc qu’il peut le refaire. On apprend mieux lorsqu’on exprime la joie ! C’est pour cela qu’il faut exprimer sa joie. De plus, l’aider à prendre conscience du processus par lequel le coaché est passé, le rendra autonome la prochaine fois. C’est bien ça la finalité du coaching, rendre autonome nos clients !

Si cette stratégie d’accompagnement vous convient, pour passer d’une fin à un nouveau commencement, poussez la porte d’un cabinet de coaching, contactez-moi.

Photo de George Becker sur Pexels.com

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