Un manque cruel de capacité d’émerveillement

Je lisais récemment un article scientifique sur les nouvelles découvertes de l’évolution de l’espèce homo sapiens. Une chercheuse se disait « émerveillée » par les résultats de ses recherches, comme prise à contre pied de ses certitudes, comme pour mieux jouir de la joie procurée par la perspective qui s’ouvrait, comme un instant suspendu dans l’écoulement inexorable du temps qui passe dans un laboratoire de recherche avec son lot de déceptions et de doutes. Comment une spécialiste du domaine pouvait-elle être encore émerveillée par son propre domaine d’expertise ? A la lecture de ces quelques lignes, j’ai compris ce qu’avait procuré l’émerveillement de cette chercheuse. Elle avait trouvé les ressources pour continuer avec force et détermination, malgré ses difficultés quotidiennes. Et je me suis dis « c’est ça qu’on a perdu, aujourd’hui, dans le monde dans lequel nous vivons, notre capacité d’émerveillement. » Mais de quoi faudrait-il s’émerveiller aujourd’hui ? Serait-ce de la béatitude qui nous détournerait de ce que nous devrions faire ? Ou plutôt un ressourcement nécessaire, vital même ? Et si en plus c’était simple … pour un bénéfice considérable ! C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

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Il existe un dicton qui dit « aide-toi, le ciel t’aidera. » J’aurais pu intituler cet article « aide ton cerveau, il t’aidera ! » Vous allez comprendre …

Je me suis souvenu de mes longues années de management durant lesquelles les difficultés étaient quotidiennes avec des solutions toutes aussi mauvaises les unes que les autres. A cette époque, tous les soirs entre mon bureau et le parking, j’avais pris comme habitude de rechercher UNE action, UNE décision, UNE nouvelle etc. qui était de nature à émerveillement. Comme pour conjurer le sort ! J’avais trouvé que l’état d’esprit positif qui en résultait était bénéfique sur tout le reste. Comme par enchantement, aux problèmes sans solution, je parvenais à relativiser, j’y trouvais des opportunités. On dit souvent qu’une seule action négative annihile une somme d’actions positives. Eh bien, la réciproque est vraie, mais il y a une condition. Une action positive suffisamment bien célébrée permet de relativiser une somme d’actions négatives. En fait, notre cerveau est programmé pour l’instinct de survie, il privilégie toujours le négatif, pour se prémunir du danger. Mais notre cerveau a aussi besoin de se faire plaisir parce que c’est dans ces conditions qu’il trouve les ressources. Il a besoin d’aide ! Aidons-le à voir le positif, il nous aidera !

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Quelle est la période de vie où nous avons eu cette capacité d’émerveillement exacerbée ? Lorsque nous étions tout jeune enfant. Au moment où nous ne connaissions rien, où nous ne savions pas faire grand chose, lorsque notre cerveau établissait ses connexions neuronales consécutives à l’apprentissage. Par l’apprentissage tout était alors découverte et donc source d’émerveillement. L’émerveillement procure à l’enfant une capacité à évoluer, à progresser, à découvrir pour se créer un avenir. C’est sans fin. Sans fin ? Hum ! … Jusqu’au jour où on a acquis ce qui nous suffit et qui nous permet d’évoluer dans notre contexte. Au fur et à mesure, on a programmé nos savoir-faire et savoir-être. Le passage de l’enfance à l’âge adulte est en réalité le passage de l’apprentissage à la réalisation. Nous en arrivons à penser tout connaître. Dans ces conditions plus de place à l’émerveillement, vous en déduisez la suite… On a remplacé l’apprentissage par des croyances. Plutôt qu’un émerveillement, on est blasé, on irait même jusqu’à s’indigner. Alors que, à bien y regarder, plus on avance dans la vie, plus on s’aperçoit qu’on ne connaît strictement rien, nada, que dalle ! Quand on arrive à penser ça, c’est gagné. L’émerveillement a alors de nouveau toute sa place !

L’émerveillement entraîne la joie. Contrairement aux 3 autres émotions de base, peur, tristesse et colère, qui agissent comme un frein, la joie est un générateur de motivation. Plutôt, la célébration de la joie est un générateur de motivation. Dans notre culture qui date de 3000 ans, ce qui est bien est normal. On a été programmé pour cacher ses émotions, « n’aies pas peur » , « ne pleure pas » , « arrête ton mauvais caractère » , « ne crie pas quand tu es joyeux » etc. Que des interdits ! Il convient alors de se forcer à célébrer sa joie, ce n’est pas quelque chose de naturel, mais par contre c’est grandement bénéfique, je m’explique. Une émotion est toujours de très courte durée, quelques minutes à peine. Mais plus la joie est intense, plus le sentiment de bien-être qui suit est durable. C’est pour cela qu’il faut célébrer sa joie ! C’est ça la clé ! Parce qu’on se crée un état d’esprit positif de longue durée. Les situations que nous allons vivre en suivant, qu’elles soient heureuses ou malheureuses, seront vécues dans un état d’esprit positif. Notre état d’esprit agit comme un filtre. Exemple. Après une série de mauvaises nouvelles, essayez de vous renverser le café sur la chemise, vous allez sûrement vous mettre en colère. Après une série de bonnes nouvelles, vous allez même rire de ce café renversé, même s’il vous met en retard. Notre état d’esprit nous permet de relativiser les événements qui arrivent. La PNL parle d’état interne. C’est aussi appelé « la positive attitude.« 

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Alors oui, pour être dans cette positive attitude, il convient de s’émerveiller. L’émerveillement permet d’exacerber l’intensité de la joie pour faire durer le sentiment de bien-être qui suivra. Mais de quoi faut-il s’émerveiller ? De tout ! De ce qui est beau, bon et bien ! A bien y regarder, assurément il y a du beau, du bon et du bien dans tout ce qui nous entoure. Arrêtez-vous un instant. Regardez cet oiseau qui se pose à coté de vous et repart, comme une invitation à la légèreté. Ecoutez le pain qui croustille à la sortie du four de votre boulanger. Au petit matin, sentez cette odeur fraîche de parfum au printemps. Savourez cette orange pressée. Ressentez le plaisir apporté par un remerciement. Reconnectez-vous à vos sens ! Plus vous répétez cet émerveillement, plus votre cerveau se programmera à le reproduire naturellement. Une fois programmé, l’émerveillement deviendra alors non-conscient et naturel, plus besoin de se forcer ou d’y prêter attention. Comme on dit en PNL, la Programmation Neuro Linguistique, ce sera ancré. Votre positive attitude résultante sera alors continue. Vous ne verrez plus du tout la vie de la même manière.

Elisabeth Grimaud, docteure en psychologie cognitive, parle d’entraînement cérébral pour s’injecter sa D.O.S.E. Ce qu’elle appelle la D.O.S.E. ce sont 4 neurotransmetteurs la Dopamine, l’Ocytocine, la Sérotonine, l’Endorphine qui sont sécrétés grâce à l’émerveillement. Je vous propose d’écouter sa conférence sur Youtube, un vrai bonheur ! En s’émerveillent, vous créez naturellement la sécrétion de ces 4 neurotransmetteurs dans votre cerveau et il vous aide ! Magique ? Non, ceux qui connaissent ce processus savent qu’il est naturel et sacrément efficace ! Du dopage naturel ! Pourquoi s’en priver ?

Si je résume. Je pense tout connaître, mais en fait, je ne connais rien. Dans ces conditions, tout est apprentissage. Tout est alors source de découverte et d’émerveillement. Au début, pour se déprogrammer, il convient de se forcer à célébrer et partager cette joie procurée par l’émerveillement. Le bien-être suivra l’émerveillement en établissant un état interne positif qui filtrera les événements à venir sous un nouvel angle, fait d’opportunité, plus qu’une succession de galères. Répété, cet émerveillement permanent programmera le cerveau. C’est ainsi que s’installe la positive attitude source de motivation. Vous allez voir, la joie est communicative ! Les autres verront un changement radical de vos comportements. Ils en adopteront d’autres à votre égard, de quoi améliorer la communication entre vous etc. etc.

C’est ce type d’état d’esprit qu’on travaille en processus de coaching. Si ça vous dit, contactez-moi.

« J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé ! » Disait Voltaire. Il y a tellement de choses que nous avons oubliées des anciens, qui seraient à redécouvrir, comme source d’émerveillement…

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