Comme un trop plein de manques

Je poste régulièrement des articles sur le thème des « besoins. »  Je vous invite à les lire ou les relire en parallèle de celui-ci. La liste des articles sur les besoins. Lorsqu’on ne satisfait pas ses besoins vitaux, on ressent un manque. Un peu comme quand la faim tenaille l’estomac. On manque ensuite de sucre, on a la tête qui tourne etc. Pour les besoins psychologiques, c’est la même chose. Lorsque le manque commence à se faire sentir, il en résulte un mal-être persistant. Puis on en arrive à « un trop plein de manques. » Mais un manque de quoi ? Et que se passe-t-il lorsqu’on est en manque ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Coach-Semperes-Réflexion9

Pour aborder les difficultés liées aux manques, en processus de coaching, on part généralement des valeurs, ce qui est important pour vous sans quoi vous ne pourriez pas vivre. On hiérarchise ces valeurs. On poursuit évidemment sur les besoins, ce qui nourrit ses valeurs, c’est le point commun à toute l’humanité, l’homo sapiens marche aux besoins. On analyse les besoins satisfaits, partiellement satisfaits et en manque de satisfaction. Quand on prend conscience du manque, la motivation commence à prendre naissance, pour combler le vide. Le travail consiste ensuite à définir ce qu’il conviendrait de changer pour commencer à remplir ce vide pour obtenir « la pleine satisfaction de ses besoins » , une définition du bonheur. C’est nécessaire mais pas suffisant. A la différence du plaisir qui a un début et une fin, le besoin a lui besoin… d’être entretenu. Vous en doutez ? Si comme moi vous êtes accroc au chocolat, vous comprendrez qu’il m’est assez facile de résister à la tentation d’un morceau de chocolat pour éviter les kilos supplémentaires. Par contre, je n’arrive pas à me passer de boire et de manger tous les jours, parce que ça satisfait un besoin vital, celui de rester en bonne santé et en vie. C’est ça la différence entre une envie et un besoin. Vous pourriez me dire « on peut être en manque de plaisir ! » Oui, ça devient donc un besoin, le besoin de se faire plaisir.

Je vais lister un certain nombre de manques possibles. Il est possible qu’il en manque ! Mon objectif est de vous aider à vous interroger sur ce qui pourrait vous manquer et sur la cause profonde de ce ou ces manque(s). Ils ne sont bien sûr pas hiérarchisés.

Un manque d’amour ou d’affection. C’est un besoin fondamental et primaire. On ne vous aime pas ! Ah ! Et vous, aimez-vous les autres ? Les histoires d’amour se font généralement à deux. Pour qu’on se tourne vers vous, vous tournez-vous vers les autres ? Et pour se tourner vers les autres, il faut d’abord s’être tourné vers soi, par ce que l’on appelle « le développement personnel. » Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les Dieux disaient les grecs.

Le manque d’appartenance à un groupe protecteur. C’est aussi un besoin fondamental de l’homo sapiens, le lien social et se sentir protégé par un groupe. C’est particulièrement vital pour l’homo sapiens, parce que contrairement à tous les autres êtres vivants, l’enfant de l’homo sapiens met 15 ans à devenir autonome. Au tout début de sa vie, il a donc besoin d’une famille, d’une tribu parce qu’il est longtemps vulnérable. Même une fois devenu autonome, ce besoin d’appartenance à un groupe protecteur perdure, son école, ses amis, son entreprise, ses collègues, son association, sa religion, son parti politique etc. Si ce besoin de protection n’est pas satisfait, on est sous l’emprise de la peur. Impossible d’avancer dans ces conditions. Et pour appartenir à un groupe protecteur, il faut s’ouvrir aux autres, sinon on se replie sur soi. On en revient encore là, l’ouverture aux autres.

Le manque de reconnaissance. Ce manque vient généralement après le précédemment cité. Une fois qu’on a satisfait le besoin d’appartenance, vient alors le besoin d’être reconnu dans ce groupe, le besoin d’estime de la part des autres. Sinon, on a le sentiment de ne pas appartenir à ce groupe. Pour être reconnu, il faut attirer l’attention. Pour attirer l’attention, êtes vous attentif aux autres ? J’ai l’impression qu’on boucle sur ce besoin de réciprocité, non ? Poursuivons …

Le manque d’empathie. C’est à dire le manque de compréhension de la part des autres. Personne ne me comprend ! On ne m’écoute pas, on entend pas ce que j’ai à dire. On ne reconnait pas ma souffrance. Encore une fois, pour que les autres me fassent preuve d’empathie, il convient d’avoir établi une connexion avec eux. C’est du moins l’objectif de la CNV, Communication NonViolente. Et pour qu’il y ait connexion, il convient d’écouter, entendre et comprendre les autres. C’est encore une fois une affaire de réciprocité.

S’il me manque tout cela, vient ensuite le manque de motivation. Eh oui ! A quoi bon ! Là par contre, ce manque ne vient pas des autres ! Il viendra de vous. Comme je le disais en tout début, la motivation commencera à naître lorsque vous aurez pris conscience de vos manques et surtout sur la manière de les combler. Et là, le coaching est en mesure de vous aider.

Comme la carence en fer, en magnésium ou tout autre substance peut avoir un impact sur votre santé physiologique, des manques récurrents dans les exemples que je viens de citer peuvent aussi altérer votre santé psychologique. Il s’en suit plusieurs types de comportements. Le manque fait souffrir. Il s’en suit un besoin de compensation. Lorsque la compensation n’est plus suffisante pour supporter le manque, vient l’agressivité, face à ce monde qui ne nous comprend pas. Les autres se détournent de nous, on se replie sur soi-même jusqu’à la dépression qui en résulte systématiquement. La spirale infernale vers le bas. Dans ce cas, une thérapie est nécessaire. Avant d’en arriver à des solutions ultimes, le coaching est une forme de prévention. Si ce travail vous semble important pour vous, contactez-moi.

On peut toujours penser que le mal vient du monde et des autres. Un travail sur soi permet d’y voir raisonnablement clair sur sa part de responsabilité dans le but de bâtir des fondations solides de votre reconstruction. En s’aimant soi-même, on s’entraîne à aimer les autres. Et en contrepartie de ce que vous donnerez aux autres, vous aurez en retour l’amour, l’affection, la reconnaissance, l’estime des autres ce qui contribuera à la satisfaction de vos besoins vitaux et à votre propre estime qui alimentera la confiance en vous. Encore une fois, c’est une spirale. Mais cette fois, elle ne tourne plus vers le bas. Elle tourne vers le haut ! C’est d’ailleurs l’idée de Maslow avec sa pyramide des besoins, les besoins tirent vers le haut, une fois avoir suffisamment satisfait un niveau, apparait alors le besoin du niveau supérieur et ainsi de suite. A contrario, lorsqu’un manque réapparait, on redescend !

Maslow

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