La révélation de pourquoi et pour quoi je fonctionne comme ça

Le cerveau est ainsi fait. Il apprend, inlassablement. Depuis le plus jeune âge, il acquiert des comportements face aux situations que l’on vit. Au fur et à mesure, on se programme. Pourquoi se programme-t-on ? Qu’est-ce que mon type de programmation révèle-t-il en moi ? Pourquoi sur une même situation, nous ne réagissons pas de la même manière ? Y a-t-il des tendances comportementales ? Si oui, quel en est le déclencheur ? Est-il possible de sortir de ses routines comportementales qui nous bloquent ? Est-il possible de se reprogrammer, tout en restant soi-même ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Avant de répondre à ces questions, il faut connaître quelques principes fondamentaux du fonctionnement de notre cerveau d’homo sapiens. Premièrement, il est programmé pour assurer notre survie. A l’échelle des êtres vivants, 3,5 milliards d’années, à l’échelle des êtres vivants dotés de neurones 550 millions d’années, à l’échelle des hominidés descendus de l’arbre, 3 millions d’année, l’homo sapiens n’a que 200 000 ans. Notre cerveau est celui d’un chasseur cueilleur qui, depuis très peu de temps, s’est mis en danger en descendant de l’arbre. Le cerveau a besoin de simplicité, pour rester en permanence en éveil. Cette simplicité, il la trouve en se programmant en permanence, en apprenant de ses expériences pour rester concentré et en éveil pour assurer notre survie. La nature est bien faite, c’est sans doute pour cela que des hominidés, il ne reste que l’homo sapiens. Mais au fur et à mesure, on ne sait plus pourquoi ou pour quoi on fait ce qu’on fait. C’est un premier point auquel nous allons répondre.

Ensuite, notre cerveau d’homo sapiens est formé schématiquement de 3 parties qui suivent l’évolution des être vivants. Le cerveau reptilien, celui des dinosaures, qui gère l’instinct de survie. Le cerveau limbique ajouté à l’apparition des mammifères, où siègent les émotions. Et enfin, le néocortex, le propre des hominidés dont l’homo sapiens, le cerveau qui analyse et raisonne. Vous aurez remarqué qu’à une même sollicitation, chacun de nous privilégie une réaction comportementale. Les uns vont agir instinctivement, les autres exprimer spontanément une émotion et d’autres encore prendre du recul et réfléchir naturellement. C’est état de fait montre que, naturellement, notre cerveau privilégie un type de comportement spontané et programmé soit instinctif, soit émotionnel, soit instinctif. Ceci ne veut pas dire qu’il aurait qu’une seule partie du cerveau qui fonctionne. Ceci ne veut pas dire non plus que ceux qui utilisent spontanément leur néo cortex sont plus intelligents que les autres. Non ! C’est révélateur de la manière dont nous avons vécu nos expériences a programmé nos comportements. Vous aurez noté que ce ne sont pas les expériences qui ont programmé nos comportements, mais notre manière de les avoir vécu. Autrement dit, sur un même événement, chacun se programme à sa manière suivant les 3 types instinctif, émotionnel et mental. C’est le second point auquel nous allons répondre.

En dernier lieu, il est remarquable d’observer qu’il existe 3 types d’orientation comportementales. Certains sont centrés sur eux-mêmes en oubliant les autres. D’autres sont centrés sur les autres en s’oubliant soi-même. Quand d’autres privilégient l’équilibre et le lien qui existent entre eux et les autres. C’est le troisième point auquel nous allons répondre.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Si je résume, le cerveau se programme depuis le plus jeune âge à partir de notre propre vécu des expériences. Il privilégie un fonctionnement spontané instinctif, ou émotionnel, ou mental, centré sur soi, ou les autres ou l’équilibre entre soi et les autres. En réalité tout provient de la blessure de l’enfance qui laisse une cicatrice. Dans un de ses livres, Chaby Langlois parle de psycatrice, une cicatrice psychologique. C’est la manière dont a vécu nos expériences entre la naissance et 7 ans, l’âge dit de raison, qui va conditionner nos comportements. Par exemple, si mes parents étaient émerveillés par la chevelure blonde et les yeux bleus de ma soeur, moi brun aux yeux noirs, j’ai pu ressentir cela comme une humiliation, du mépris, un abandon, un manque d’amour, une injustice etc.

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

J’ai alors réagi par des comportements pour retrouver « l’amour des autres » dont j’ai eu besoin pour me construire. Et ces comportements vont être instinctifs, émotionnels ou mentaux suivant la blessure de l’enfance. De même, ma direction comportementale sera conditionnée par la manière dont j’aurais vécu cette situation, soit en se repositionnant sur moi, sur les autres ou en recherche d’équilibre. Il y a 9 blessures de l’enfance et une combinaison de 3 centres d’intelligence et 3 directions comportementales, soit 3×3=9 profils de personnalité. Ces profils de personnalité sont le résultat de notre programmation comportementale qui détermine notre vision du monde dans laquelle on s’est enfermé, sans en avoir pris conscience. Il en découle des croyances, des peurs chroniques, des besoins spécifiques, des travers mais aussi des talents. A chaque profil, son lot de spécificités. Ci-dessous les 9 profils types de l’ennéagramme, outil de connaissance de soi.

Lorsqu’en processus de coaching, le coaché identifie sa blessure de l’enfance qui explique ses motivations profondes et donc la manière de se comporter, c’est systématiquement une révélation. Dans un processus de coaching il y a toujours un « tilt. » Celui-ci en est un. Ce tilt est parfois violent. Il faut l’avoir vécu dans le yeux parfois rougis et humides de son client pour comprendre ce que représente cette révélation. En une fraction de seconde, le coaché se repasse le film de sa vie. On voit alors une lueur apparaître dans ses yeux qui est le reflet de ce qui se passe au plus profond de lui. Il vient de comprendre ses motivations profondes, ses besoins, ses peurs etc. C’est à partir de là qu’il va pouvoir se reprogrammer, non pas changer fondamentalement ce qu’il est, ce ne serait pas écologique, dans le sens de déstabiliser son équilibre. Mais se reprogrammer pour explorer d’autres types de comportements qui permettent d’atteindre les objectifs qu’il se fixe. C’est ce qu’on appelle en coaching « ouvrir le champ des possibles. » La PNL, Programmation Neuro Linguistique est une aide précieuse. Quand en coaching on arrive à cette étape, j’ai l’habitude de penser que « c’est gagné ! »

Si vous souhaitez comprendre comment vous fonctionnez, qu’en est l’origine et comment vous pouvez vous reprogrammer, le coaching professionnel est adapté. Contactez-moi.

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