Au centre de la difficulté se cache l’opportunité

Cette citation est d’Albert Einstein. Je la trouve particulièrement adaptée à la situation que nous vivons en ce moment. Epidémie, pandémie, confinement, changement du mode de vie, de travail et des liens sociaux, chômage partiel, perte d’emploi, loisirs modifiés, difficultés économiques etc… les difficultés ne manquent pas, non ? Si on entre dans la logique d’Einstein, ce ne sont donc pas les opportunités qui manquent en ce moment ! Puisque d’après lui, elles se cachent, les avez-vous trouvées ? Du moins, en avez-vous trouvé au moins une ? Où se cache-elle ? Comment faire pour la trouver ? Si je la trouve, alors que d’autres cherchent encore, ça révèle quoi en moi ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Si on écoute et qu’on lit les réseaux sociaux, la situation actuelle est parfois mal vécue. Le changement radical de nos habitudes est indéniable, avec son lot de contraintes supplémentaires. Alors comment faire pour trouver les opportunités cachées, Mr Einstein ?

Pour commencer à chercher l’opportunité cachée au milieu des difficultés, il faut être résolument tournée vers l’avenir. C’est donc une question de temporalité. Pour trouver l’opportunité cachée, il faudrait commencer par se demander « J’en fais quoi MAINTENANT de cette difficulté ? A partir de MAINTENANT. » Pour se poser cette question, il faut être dans un état d’esprit propice au dépassement des conséquences immédiates et réelles de la difficulté. Facile à dire ! Non ? L’utilisation du mot « maintenant » est révélateur du lâcher prise sur le passé, sur ce qu’il y avait avant l’événement marquant. C’est une forme d’acceptation des conséquences de la difficulté, une forme de deuil en quelque sorte. Pour traiter l’idée de cette citation d’Einstein, c’est tout naturellement qu’on peut évoquer la courbe du deuil. Il ne s’agit pas seulement d’un deuil lié à la perte d’un être cher, mais d’un deuil à réaliser après un événement marquant où, après lui, plus rien ne sera comme avant. La phase de deuil s’accompagne d’un temps de souffrance durant laquelle il est impossible d’aller imaginer une opportunité à la situation vécue ! Ce serait même déplacé, pour celui qui vit la difficulté liée au changement. C’est ce qu’on appelle « faire son deuil.« 

Frédéric Hudson, penseur américain dans le domaine du développement personnel et du coaching, a travaillé sur cette courbe du deuil et a identifié plusieurs phases, qui sont, dans l’ordre que je vais évoquer, incontournables. Incontournables avant de se tourner résolument vers l’avenir et qui sait, comme disait Einstein, trouver une opportunité au centre de cette difficulté. Regardons donc ces étapes, incontournables, je le répète.

Photo de samer daboul sur Pexels.com

Phase 1 la sidération : C’est la première phase. Lorsqu’un événement marquant survient, nous sommes comme pétrifiés, sans voix, sans réaction, sonné à l’image d’un coup de massue sur la tête.

Photo de Josie Stephens sur Pexels.com

Phase 2 le déni : Vient ensuite le déni « Non, ce n’est pas possible. » C’est un refus catégorique et complet de cet événement, comme si c’était un mauvais cauchemar, comme si on allait se réveiller.

Phase 3 la colère : Lorsque la pression interne est suffisamment montée, vient alors l’expression de la colère. Notez bien « EX-pression » de la colère comme pour, littéralement, « sortir la pression » que l’événement a engendrée. Cette phase est importante. Tous ceux qui conduisent le changement le savent. Il faut qu’elle s’exprime, cette colère. Il faut la laisser s’exprimer. Il faut qu’elle sorte cette pression. Si elle ne sort pas, elle va s’accumuler et elle va exploser encore plus forte un jour où l’autre. Notez bien « EX-ploser », vers l’extérieur, avec des effets collatéraux importants. Il faut l’écouter cette colère. Je n’ai pas dit l’entendre, mais l’écouter activement pour la comprendre intimement.

Phase 4 la tristesse : Après la colère, vient la tristesse, les larmes physiques et / ou psychologiques. Dans cette phase la personne est au plus bas, au fond du trou comme on dit. Mais cette phase est importante. Un jour une cliente me l’a dit « c’était nécessaire de pleurer, j’ai tout nettoyé ! » Belle image. Il faut faire place propre au changement qui suit.

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Photo de Pixabay sur Pexels.com

Phase 5 l’acceptation : C’est à partir de la phase de tristesse qu’on va pouvoir commencer à lâcher prise sur le passé. Pas pour l’oublier, c’est impossible, mais pour se dire « et maintenant, je fais quoi ? » C’est une acceptation de la situation. C’est au fond de la piscine qu’on peut prendre appui pour remonter à la surface plus facilement et surtout reprendre de l’air, respirer à nouveau pour « continuer à vivre ! » C’est la phase propice pour faire l’inventaire de ce que l’événement a changé pour identifier le problème à résoudre et se tourner vers l’avenir. C’est une phase de raisonnement. Sans les phases émotionnelles précédentes, il est impossible de raisonner parce que pollué par les émotions de colère et de tristesse. C’est pour cela qu’elle doivent s’exprimer.

Phase 6 le changement : C’est la phase de remise en question pour entrevoir des solutions. Qu’est-ce qui a changé ? Quelles sont les conséquences ? Comment je peux y faire face ? Avec quels moyens opérationnels ? Pour quels nouveaux résultats ? C’est cette dernière question qui fait entrevoir une opportunité. Au début, on va tenter de retrouver les mêmes résultats d’avant l’événement par d’autres moyens. Et puisqu’on utilise d’autres moyens, on peut alors entrevoir d’autres résultats ce qui constitue une opportunité ! Ça y est on la tient notre opportunité au centre de la difficulté ! Pour la trouver, il y a tout un cheminement, celui de la courbe du deuil.

Celui qui survit au changement n’est pas forcément le plus fort. C’est celui qui sait s’adapter. C’est ça qui fera la différence. S’adapter est une preuve d’intelligence. Et pour s’adapter, le passage par toutes les phases citées ci-dessus est incontournable. Néanmoins, toutes ces phases peuvent être douloureuses pour la personne qui les vit. C’est pourquoi l’accompagnement de type coaching professionnel est une aide précieuse. Non seulement, vous trouverez chez un coach une personne empathique, chaleureuse et de confiance auprès de laquelle vous pourrez vous confier, en toute confidentialité. Mais aussi, formé à ces situations, le coach vous aidera à apaiser le vécu des difficultés en passant plus facilement les différentes phases de manière à laisser moins de trace sur la cicatrice.

Si vous vivez une situation analogue, si vous avez besoin d’accompagnement pour mieux vivre ces phases et trouver l’opportunité au centre de votre difficulté, contactez-moi.

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