Apprendre sans regret du passé et peur en l’avenir

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Adultes, nous apprenons moins vite que les enfants. Alors qu’ils ont une faculté d’apprentissage déconcertante, pour nous, c’est plus difficile. Aurions-nous un cerveau usagé, fatigué, alors que les enfants auraient un cerveau tout neuf ? Serait-ce l’effet du neuro mythe, selon lequel à partir de 25 ans, on perdrait des neurones et qu’il serait plus difficile d’apprendre ? Et bien pas du tout ! C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

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Depuis 2004, c’est récent, Pierre-Marie Lledo, du CNRS et de l’Institut Pasteur, nous dit que « On peut produire des neurones quelque soit notre âge ! » Ouf ! Voilà une bonne nouvelle ! On n’est pas condamné à la déchéance à partir de 25 ans, comme on voulait bien nous le laisser entendre depuis des décennies ! Très bien ! Mais par contre, c’est bien une réalité, on apprend moins vite avec l’âge. Ce n’est donc pas, « le hardware de l’ordinateur » , la structure même de notre cerveau qui serait en cause. Serait-ce alors « le software » , le système d’exploitation de notre cerveau qui ne serait pas ou plus adapté ? Qu’est-ce qu’il se passe alors ? Qu’est-ce qui change en nous ? En notre façon d’utiliser notre cerveau ?

Un enfant n’a pas de passé. Dans ces conditions, l’enfant n’a pas subit « d’échec » . Son cerveau n’a aucune peur relative à la mémoire sensorielle qui lui rappellerait que la dernière fois en pareille situation, il s’est fait mal physiquement ou psychologiquement, ou a eu peur. Il est habité par l’insouciance, propre à l’enfance, l’insouciance du danger. Donc l’enfant entreprend et apprend sans se fixer de limites. Pour l’enfant, le futur est quelque chose à construire dans une sorte d’immortalité, comme aspiré vers le meilleur à venir, le fameux « quand je serai grand » .

Réflexion-Croyances

L’adulte, lui, a un passé avec des réussites et, ce qu’il appelle, « des échecs » . La mémoire humaine est ainsi faite que toutes situations vécues avec l’expression d’une émotion est ancrée à tout jamais et pire que cette mémoire influence, non consciemment, nos décisions. Ne souhaitant pas se retrouver en situation d’échec, de peur de se refaire mal, le cerveau se fixe des limites et dicte ses décisions. L’adulte remplace l’insouciance de l’enfance par de la méfiance du futur. J’allais dire « c’est humain » . Mais dans ces conditions, le futur n’est pas si ouvert que ce qu’il l’est pour l’enfant. Des choses ne seraient alors plus faisables, par expérience et vécu. L’adulte a donc tous les ingrédients pour se forger des croyances limitantes, qui limitent non seulement ses actions, mais la fixation même d’objectif. C’est donc plus difficile d’apprendre !

Quels sont les piliers de l’apprentissage ?

  • La motivation pour un objectif qui fait sens avec identification d’un besoin, d’un manque à combler et donc d’un bénéfice identifié après l’apprentissage,
  • Par voie de conséquence, l’attention que l’on porte à son apprentissage,
  • L’engagement actif, comme être acteur de son apprentissage, le principal acteur de son apprentissage, devrais-je dire !
  • La mise en oeuvre effective de son savoir par l’alternance d’acquisition et exercice avec l’acceptation des erreurs, comme tomber de vélo quand on apprend à rester en équilibre,
  • La consolidation par l’entraînement périodique pour maintenir ce savoir ou ce savoir-faire dans la durée

Adulte, si vous vous fixez des limites, vous aurez du mal à vous motiver, à être attentif, à être acteur, à accepter les erreurs comme source d’apprentissage. Vous roulez avec le frein à main enclenché !

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Et si vous redeveniez un enfant ? Sans frein ! Comme si vous aviez appris du passé, donc sans regret, et comme si le futur était un challenge plutôt qu’une menace, donc sans en avoir peur. Oui, c’est un autre paradigme, une autre vision du monde. Si cette perspective vous donne envie, par frustration, ou vous motive pour satisfaire un besoin vital, ou vous permettrait de satisfaire le désir de vous faire plaisir, contactez un professionnel de l’accompagnement. Contactez-moi.

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