Un problème compliqué ou complexe ?

Coach-Semperes-Réflexion10

Vous avez un problème à régler en entreprise ou ailleurs.

  • C’est « compliqué » ? Ah, alors « c’est simple à régler !« 
  • C’est « complexe » ? Ah, alors là … « ce sera plus long, mais c’est réalisable !« 

Faites-vous la différence entre « compliqué » et « complexe » ? Savez-vous comment déterminer si votre problème est « compliqué » ou « complexe » ? Dans quel cas, un conseiller est suffisant ? Dans quel cas, un coach est nécessaire ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

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Photo de JESHOOTS.com sur Pexels.com

Un problème « compliqué » se résout avec quelqu’un qui sait le régler grâce à une « recette » , suivant les liens étroits entre problème / cause(s) / solution. « LA » solution se trouve dans une « recette » qui a marché et qui marchera encore. Le problème a cela de « compliqué » à régler qu’il nécessite des compétences de savoir-faire pour en venir à bout. Guidé par un conseiller ou un mentor qui lui maîtrise « la recette » , les ingrédients et le savoir-faire, vous allez régler votre problème. En résumé, un problème peut être « compliqué » certes, mais il est simple à régler, il suffit d’appliquer la « recette » et acquérir une compétence pour que « la mayonnaise prenne » .

Aioli

Je prend toujours cet exemple vécu avec ma grand mère qui savait bien faire l’aïoli. Elle m’avait pourtant dit que c’était facile, « pas compliqué » donc, il suffisait d’avoir des oeufs, de la moutarde, du jus de citron, de l’huile d’olive, de l’ail et mélanger. Alors que je la réussissais une fois sur deux, un jour elle m’a proposé de regarder comment je faisais. J’ai mis sur la table les ingrédients et j’ai ouvert le frigo pour aller chercher les oeufs. Et là … elle m’a dit ‘Arrête ! Si tu prends des oeufs froids, ton aïoli ne prendra pas. Il faut sortir les oeufs bien avant pour qu’ils soient à la même température que l’huile’. Elle avait juste oublié de me transmettre cet élément clé de la « recette », son savoir-faire. Guidé par un mentor, j’ai réglé mon problème qui me semblait « compliqué » .

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Je prends un autre exemple, en entreprise cette fois, l’engagement des salariés. En 1910, Frederick Winslow Taylor avait trouvé la recette pour améliorer le rendement des entreprises avec sa fameuse « organisation scientifique du travail » . Rappelez-vous le film de Chaplin, « les temps modernes » , où le contremaître passait dans les lignes de production et favorisait l’engagement du salarié, Charlot, en lui donnant des coups de pieds aux fesses. Une recette qui fonctionnait. Maintenant, on voit que cela ne fonctionne plus. Alors, on se dit que « Maintenant, les gens ne veulent plus travailler, ils ne pensent qu’au salaire et aux RTT ! » Alors ? Compliqué ou complexe ?

Les problèmes « complexes » font intervenir les êtres humains, qui sont par définition « complexes. » Le problème est alors difficile à décrire. Les causes sont également difficiles à déterminer. Il manque des liens à partir des constats réalisés, pour identifier les causes. Dans ce cas de figure, le cerveau humain ne peut pas rester sur cette incertitude. Il interprète alors ce qu’il perçoit, à partir de son éducation, sa culture, son expérience. … son jugement donc ! On trouve généralement un responsable du problème « c’est de la faute de l’autre ! » Le problème devient simple, mais insoluble. Alors que fait-on quand un problème est insoluble ? On rumine ses croyances ? Je vous propose une autre solution.

Il faut alors faire abstraction de ses jugements pour aboutir à la compréhension analytique du problème. C’est un exercice difficile, parce qu’il n’y a pas de « recette » pour démêler « le sac de nœuds. » Si l’analyse est faite de manière objective, on peut même en arriver à bousculer ses propres jugements, pire … à trouver des contradictions. Ça, le cerveau n’aime pas ! Généralement, par ce qu’on appelle des stratégies cognitives, on en revient alors à « c’est la faute à … » Ce qu’on a analysé doit coller à notre croyance et notre jugement de valeurs, pour satisfaire un besoin de cohérence interne. C’est pourtant à partir de là qu’on commence à comprendre la complexité du problème et à faire des liens. Le problème est complexe parce qu’il comporte des contradictions. Ce n’est pas blanc OU noir, c’est blanc ET noir en même temps (suivant le principe de la dialogique). Pour aborder la dialogique, ce qui est bien ET mal en même temps, vous pouvez avoir besoin de quelqu’un, un coach, qui va vous aider à réinterroger votre approche du problème par une vision englobante, plutôt qu’exclusive de la dualité du bien ou du mal.

Dans le cas que j’évoquais plus haut, l’engagement des salariés, en 1910, les besoins des salariés n’étaient pas les mêmes que maintenant, particulièrement avec les générations X, Y et tout récemment Z. La recette de 1910 ne fonctionne plus et c’est normal. L’intérêt des salariés pour le salaire et les RTT c’est une chose « ET » si moi manager ou dirigeant je pouvais avoir une influence sur leur engagement ? Notez bien le « ET » ! « ET » s’il y avait d’autres sources de besoins des salariés à satisfaire, sur lesquelles je pourrais agir, moi manager ou dirigeant ?

Le traitement d’un problème « complexe » a besoin de « méthode », nous venons de le voir. D’abord OBSERVER, pour ANALYSER puis COMPRENDRE. De cette compréhension, on commence à AGIR. Mais comme le problème est « complexe », la compréhension n’a pas forcément été juste du premier coup. L’action n’est pas forcément adaptée au traitement du problème. Il convient d’accepter cette erreur de compréhension. L’action réalisée a cela d’intéressant qu’elle va nous donner d’autres constats à OBSERVER, ANALYSER et COMPRENDRE. C’est à dire affiner notre compréhension pour corriger l’action et de nouveau AGIR. La méthode de traitement d’un problème « complexe » consiste donc à activer cette boucle OBSERVER, ANALYSER, COMPRENDRE, AGIR de manière à converger vers le fond du problème, ses causes profondes et leur traitement, par itérations successives.

OACA #couleurs + ombre

Vous le voyez, LA solution au problème « complexe » ne peut pas venir d’un conseiller. Elle ne peut venir que de vous, en laissant de coté vos jugements de valeurs et parce que les causes sont fonction de votre contexte que vous êtes le seul à connaître vraiment. Et pour en accoucher, vous avez besoin d’un « accoucheur des idées » , comme disait Platon, un coach.

Un problème « complexe » a besoin de « méthode » et non de « recette » . La méthode consiste à aider celui qui cherche à régler son problème et à l’accompagner pour changer ce qui doit l’être (qui est parfois l’approche même du problème …) C’est l’aider à acquérir une posture, une attitude et des comportements induits. C’est donc un ensemble de savoir-être qui s’acquière avec de la méthode pour se construire SON PROPRE savoir-être.

La résolution d’un problème « compliqué » a cela de réducteur, qu’il vous positionne en demandeur de « recettes » , comme dépendant de celui qui détient le savoir-faire, le conseiller. Le travail sur un problème « complexe » a cela d’efficace et durable qu’il vous rend autonome grâce à la bonne connaissance de soi et l’affirmation de soi auprès des autres. Si vous êtes confronté à un problème « complexe » et que vous adhérez à cette manière de le résoudre, contactez-moi.

Vous êtes le pro de votre job, moi je suis le pro de l’accompagnement et de la « méthode » associée. Unissons nos talents respectifs au profit de votre réussite !

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