« La peur de … », « le manque de confiance en … »

Il arrive parfois que vous énonciez « la peur de  » comme « un manque de confiance en soi » de manière très diffuse, sans pouvoir expliquer d’où ça vient, sans trouver de solution pour en sortir. « Votre peur de » est votre perception et votre représentation de la réalité, ce n’est pas forcément « un manque de confiance en soi » . Car le manque de confiance, c’est de ne pas être « capable de » . Vous avez sans doute les capacités ou les compétences pour faire. Mais la représentation que vous vous faites de la situation est déformée, ce qui constitue une menace et donc un blocage. Ce blocage est une conséquence d’un (ou plusieurs) événement(s) de l’enfance ou de votre expérience. Soit il est vécu comme une « souffrance », il est alors du ressort de la psychologie et de la thérapie. Ou, si la cause peut être dépassée, le coaching est alors un accompagnement utile et efficace. C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

PeurDe

Quels sont les différents type de « votre peur de » ? Ils sont multiples. La peur d’échouer, la peur de décevoir, la peur du regard des autres, la peur d’être mal à l’aise avec les autres, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de ne pas détenir les capacités à faire face à, etc. C’est essentiellement une perception de l’enjeu que représenterait l’échec. Les causes profondes se situent dans votre vécu, votre expérience, votre culture, votre construction identitaire. Et encore une fois, nommer « la peur de » par « un manque de confiance en soi » n’est pas un bon diagnostic. Toutes les peurs citées ci-dessus proviennent de la valeur que l’on s’attribue et donc d’une estime de soi en déficit. Il convient alors de travailler sur ses 3 constituants, l’image de soi, l’idéal de soi et l’évaluation de votre perception du regard de autres.

Pour vous en convaincre, voici un exemple. Vous n’avez aucun mal à vous exprimer avec vos amis, vous avez de l’assurance, vous vous affirmez. Au travail par contre, avec votre hiérarchie et vos collègues, vos collaborateurs, vous êtes en retrait, vous avez « peur de » vous affirmer, comme bloqué. Que vont-ils penser de ce que j’ai à dire ? Comment vont-ils me percevoir ? Apprécieront-ils ? Quelle perception ai-je de l’enjeu que représente mon affirmation auprès des autres dans le travail ? Ce cas montre que vous êtes pourtant capable de le faire, mais que la valeur que vous vous attribuez par rapport aux autres, dans un certain contexte, vous bloque.

Néanmoins, « la peur de » n’est pas forcément mauvaise, elle est grandement utile pour se préparer correctement et se mobiliser pour faire face à un danger, pour limiter les risques et donc se protéger. C’est « la peur de » chronique face à l’ensemble des activités qui inhibe. Elle provient souvent de ruminations intérieures en se rabâchant la même rengaine « je ne vaut rien » (la valeur que je m’attribue, l’estime de soi donc), « je suis bon à rien » , « les autres m’en veulent » , « et si, et si, et si » . Alors que, dans un autre contexte, vous seriez capable de faire.

Il s’agit très souvent de la peur d’entreprendre, d’un doute sur le résultat de l’action et surtout de l’enjeu que va représenter un échec éventuel pour vous (la valeur que vous allez vous attribuer) et pour le regard des autres. Alors, autant rester dans sa zone de confort et ne rien faire ? Qu’est-ce qui fait que « la peur de » ne peut être dépassée ?

Retirez déjà la peur d’échouer, c’est à dire assumer son échec, parce que « l’échec est le fondement de la réussite » – Lao-Tseu. Autrement dit, se dire que même si j’échoue, ça me donne l’occasion d’apprendre de cet échec (comme disait Nelson Mandela), et puis, je recommencerai parce que mon objectif a du sens et qu’il va m’apporter du mieux. Ça facilite déjà grandement les choses, non ? Mais ce n’est pas tout.

EmotionCachée

Notre société actuelle est telle qu’il n’est pas convenable d’exprimer ses émotions, ses peurs donc. Elles restent contenues, elles provoquent une mise en pression interne, ce qui favorise l’émergence de sentiments négatifs et la rumination pour se construire des croyances limitantes, qui vont inhiber toute action. Dans ces conditions, il est impossible de dépasser « sa peur de » . Pour être en mesure de le faire, il faut prendre du recul sur cette peur, raisonner rationnellement. Et pour cela, il faut l’exprimer, au sens littéral de « ‘EX-pression« , sortir la pression interne en la verbalisant d’une manière ou d’une autre. Comme la poser sur la table, s’en débarrasser pour passer à autre chose. Une fois libéré de cette pression interne qui vous bloque, vous allez pouvoir construire une stratégie de dépassement de vos émotions. Je me souviens d’un client me disant en séance de coaching « mes larmes ont tout nettoyé ! » Sur cette base, il a pu entreprendre.

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Seul(e), c’est parfois compliqué. Par questionnement, reformulation, résumé, synthèse, le coaching, a cela d’efficace qu’il contribue à l’examen en miroir de ses propres peurs. En coaching, vous travaillez sur vous avec un filet. Grâce à la confiance en votre coach, à son empathie, à la garantie de sa confidentialité, vous allez pouvoir exprimer vos peurs, vos émotions. Une fois exprimées, vous allez vous retrouver face à un choix, plutôt que de le fuir et rester dans votre zone de confort. « Que pensez-vous de votre « peur de » , au regard du gain que pourrait vous offrir l’atteinte de votre objectif ? » Vous allez imprimer votre rythme, votre propre cheminement pour petit à petit, d’actions en actions, sortir de ces peurs et retrouver une meilleure image de vous, une meilleure estimation de votre valeur, de quoi ensuite passer à l’étape suivante. Fort de votre image de vous, vous allez pouvoir vous affirmer au contact des autres et accepter des autres qu’ils puissent penser autrement. Vous vous respecterez et vous respecterez les autres. En paix avec soi, c’est à dire vous accepter tel que vous êtes et en paix avec les autres, les accepter tels qu’ils sont. Vous serez alors sur la bonne voie du dépassement de votre « peur de » . Puisque cet état d’esprit est transverse à toutes les situations, une fois que vous l’aurez acquis, vous serez autonome, la finalité du coaching.

Si ce type de travail sur vous, vous donne envie, contactez-moi.

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