Donne moi un p’tit truc pour gérer mon stress

Photo de Markus Spiske sur Pexels.com

Durant l’accompagnement d’un collectif de travail pour la gestion de situations à enjeu qui engendrent du stress, plusieurs participants m’ont interpelé. Ils auraient aimé avoir « un p’tit truc pour gérer leur stress en situation. » Il est vrai que si cela existait non seulement ça se saurait, mais compte tenu de la demande au niveau planétaire, ceux qui vendraient « le p’tit truc » seraient milliardaires ! Quand on connait d’où vient le stress, on comprend aisément que sa disparition est à l’opposé du résultat d’un tour de magie ! Oui, il existe des outils et techniques pour gérer son stress. Mais la gestion du stress est un processus qui prend du temps et qui se concrétise à froid, en dehors des situations stressantes. Etant coach et pas David Copperfield, je propose un processus de gestion des situations à enjeu, plutôt que la gestion du stress. C’est en se concentrant sur ses ressources qu’on passe d’un « stress négatif » à la gestion d’une « pression positive. » Tout se passe entre les deux oreilles, suivant ce qu’on dit à son cerveau. Soit on lui parle d’une « menace« , soit d’un « challenge » ! Et ça change tout dans le fonctionnement du cerveau ! S’il y a « un p’tit truc » , c’est bien celui-là ! Il y a néanmoins un outil de gestion du stress qui est une spécificité du cerveau humain et que vous utilisez peut être, sans le savoir … C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Si le sujet de la gestion du stress vous intéresse, contactez-moi, j’anime des ateliers sur le mode d’emploi de votre cerveau… qu’on oublie de fournir à la naissance ! Ce serait dommage de passer à coté.

Je vous propose d’aborder « la gestion du stress » en 3 temps.

  • Tout d’abord, un bref rappel de ce qu’est le stress et d’où il vient.
  • Puis, comment aborder les situations qui génèrent du stress.
  • Et enfin, un outil de gestion du stress, et non « un p’tit truc« , qui s’appelle l’ancrage et qui utilise une spécificité du cerveau humain.

D’où vient le stress ? Des autres qui me font stresser ? De moi ? Non ! Votre stress vient de votre cerveau ! Notre cerveau est celui d’un chasseur cueilleur que la nature lui a donné, il y a 200 000 ans de cela. Notre cerveau d’homo sapiens est programmé pour l’instinct de survie en priorité. Il gère la situation d’un hominidé descendu de l’arbre depuis très peu de temps à l’échelle de l’apparition des êtres vivants, il y a 3,5 milliards d’années, et qui se trouve nez à nez avec une bête féroce au milieu de la savane africaine, le berceau de l’humanité. Son instinct de survie lui dicte de courir et de remonter dans l’arbre, là où il était en sécurité. Le cerveau est remarquablement programmé pour cela. L’amygdale, un lobe du cerveau limbique qui gère les émotions, est le chien de garde du cerveau. Lorsque la vie est en jeu, elle inhibe le cerveau qui réfléchit, le néo cortex, parce que réfléchir serait une perte de temps. Elle sollicite le cerveau archaïque, le cerveau reptilien, qui lui active un processus physiologique automatique de survie pour aider le corps à courir et lutter contre la bête féroce qui vous poursuit ; augmentation du rythme cardiaque, de la respiration et de la glycémie pour envoyer du sang, de l’oxygène et du sucre dans les muscles des jambes ; transpiration en prévision de l’échauffement de la température du corps, ce qu’on appelle « les sueurs froides » ! Eh oui ! La situation a changé aujourd’hui. Vous avez peu de chance de croiser une bête féroce dans les couloirs de votre entreprise. Mais quand vous croisez « the big boss » qui vous demande de venir dans son bureau, vous avez les mains moites, un rythme cardiaque qui augmente et le souffle court. Et si on vous faisait une prise de sang, votre glycémie serait élevée. Votre cerveau d’homo sapiens ne sait pas faire la différence entre un stress physique et un stress psychologique ! Si vous percevez une menace à l’idée d’aller dans le bureau du big boss, votre cerveau va mobiliser le corps pour fuir, lutter si nécessaire et remonter dans l’arbre, exactement comme il y a 200 000 ans !

Dans cette vidéo, je résume en image le mécanisme du stress dans le cerveau.

Photo de samer daboul sur Pexels.com

Le stress est une réaction physiologique instinctive à la perception d’une menace vitale de l’individu. Dans cette définition tous les mots sont importants. La réaction n’a rien de psychologique. C’est un processus physiologique fait de sécrétion de deux hormones, l’adrénaline et le cortisol, puis de modifications chimiques dans le corps. Ce processus est inné. Il n’a besoin de rien pour se mettre en action, pas même une réflexion. Il a besoin de la simple perception d’une menace que l’individu associe à la situation. Le cerveau, lui, imprime un caractère VITAL à la menace. Autrement dit, votre vie est en jeu. Et pour cela, la nature nous a doté d’un formidable capital ! Mais, aujourd’hui, lorsqu’il s’agit d’un stress psychologique, ce peut être un lourd handicap. Même si vous allez passer un mauvais quart d’heure dans le bureau du big boss, il est fort à parier que vous ressortirez vivant du bureau. Mais dans ce processus automatique inné, la partie du cerveau qui raisonne est totalement inhibée. N’essayez pas de raisonner, une fois que le processus du stress est parti, vous n’y parviendrez pas ! Comme programmé pour remonter dans l’arbre.

Comment aborder les situations qui génèrent du stress ? A chaud, c’est pratiquement impossible, parce que le cerveau et le corps partent dans une programmation automatique, c’est difficile de reprendre la main, même consciemment. La gestion du stress se travaille à froid en dehors des situations perçues comme menaçantes.

La première étape consiste à prendre conscience des mécanismes du stress, que je viens de décrire ci-dessus, et de relativiser la menace. Je n’ai pas dit de baisser le niveau de l’enjeu, j’ai dit relativiser la menace qui n’a pas un caractère vital. Passer dans le bureau du big boss peut être perçu comme un enjeu certes, mais pas comme une menace contre votre vie. A cette perception de menace, il convient de trouver des protections pour apaiser votre cerveau. Ensuite, puisqu’il y a un enjeu, quel serait le challenge à associer à la situation ? Lorsqu’on parle de challenge, le cerveau fonctionne sous « le circuit de la récompense. » C’est une découverte des neuro scientifiques qui travaillaient sur les toxicomanes. Ils se sont aperçus qu’au début du manque, à l’idée d’aller chercher leur dose, les toxicomanes deviennent entreprenants, imaginatifs, leur peur est inhibée. Ils ont découvert que le cerveau sécrète un neurotransmetteur, appelé dopamine, qui améliore les capacités cognitives. La dopamine, comme son nom semble le laisser supposer, est un dopant naturel. Sous la perception d’une menace, le cerveau néo cortex est inhibé. Sous la perception d’un challenge qui répond à un besoin et qui va provoquer un plaisir, le courant électrique passant de neurone en neurone est favorisé par la sécrétion de ce neuro transmetteur. C’est un phénomène bien connu des sportifs qui « se dopent à la préparation mentale » ! Et ça, c’est un dopant naturel donc autorisé ! Grâce aux conditions favorables de votre cerveau, vous pouvez ainsi vous concentrer sur vos ressources, vos capacités et vos compétences pour atteindre le challenge.

Photo de Egor Shilref sur Pexels.com

Alors pourquoi pas vous ? En processus de coaching, nous avons des outils pour vous mettre dans les conditions de sécrétion naturelle de ce neuro transmetteur. S’il y a un p’tit truc pour gérer son stress, c’est bien celui là ! Néanmoins, il existe d’autres outils, qui demandent certes de l’entraînement, mais qui sont efficaces, dont l’ancrage. Là aussi, c’est une caractéristique du fonctionnement du cerveau humain qui est beaucoup utilisée par les artistes, les sportifs, le personnel politique et toutes les personnes qui ont à affronter une situation à enjeu. J’imagine même que, comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, il se peut que vous l’ayez déjà utilisée… Ne vous est-il pas arrivé d’entendre une chanson, sentir une odeur, imaginer un lieu etc. qui vous fait exprimer de la joie, ressentir un sentiment de profond bien être, parce que cela vous fait rejaillir un épisode heureux de votre vie ? Et pour vous sentir bien à nouveau, vous répétez l’appel à ce qui provoque le bien-être et vous faites référence à cette chanson, cette odeur, ce lieu.

Comment ça marche l’ancrage, dans le cerveau ? La mémoire du cerveau a besoin d’un codage et d’un ancrage pour mémoriser quelque chose. Rappelez vous le fameux « où et donc or ni car » ! Vous avez réalisé un codage conscient et une répétition, pour mémoriser cette notion. Pour vous rappeler de la notion, vous faites de nouveau référence à ce codage. A force de répétitions, la notion est ancrée. Néanmoins, lorsqu’à un événement est associée une émotion quelle qu’elle soit peur, colère, tristesse ou joie, le cerveau n’a besoin ni de codage ni de répétition pour mémoriser. Le codage et l’ancrage sont alors automatiques et à vie ! Et lorsqu’on se remémore un élément de l’événement, l’émotion revient avec la même intensité. Vous aurez compris qu’avant une situation stressante, si vous positionnez votre cerveau dans un état interne de bien-être, il sera dans un état beaucoup plus calme pour affronter la situation à enjeu. On peut même associer des gestes à cet ancrage émotionnel. Par programmation, le cerveau se conditionne et se programme alors à associer ce geste à l’état émotionnel interne positif. En situation de stress, le simple fait de réaliser le geste, vous replonge dans un état interne positif. Oui, ça demande un peu d’entraînement, mais c’est assurément efficace. Les artistes, les sportifs, le personnel politique, toutes les personnes qui ont à gérer des situations à enjeu ont ce type de rituel avant de monter sur scène, avant le match, avant de monter à la tribune. Cela leur permet non pas de gérer leur stress, mais de gérer la situation à enjeu en les mettant dans un état interne positif. L’ancrage est un des outils efficaces de la PNL, la Programmation Neuro Linguistique. Il est très utilisé ! En tout cas, moi … je l’utilise souvent durant les processus de coaching de mes clients ! Pour ancrer et mémoriser les comportements à succès qui permettent d’atteindre l’objectif du client. Leurs résultats montrent que c’est efficace !

Alors, les situations stressantes de votre vie, comment les voyez vous ? Comme une menace ? Ou comme un challenge à relever ? Et ce que je viens de vous décrire, ne serait-ce pas un challenge à tenter ? Pour votre bien-être ? Le stress n’est pas une fatalité. C’est en même temps une force du cerveau, pour notre survie, et une faille, pour les situations à enjeu sans impact sur notre vie. Votre cerveau recèle de forces insoupçonnées. Si vous voulez connaître le mode d’emploi de votre cerveau et vous reprogrammer, contactez-moi !

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