Vulnérabilité et résilience, quels liens ?

Pourquoi aborder ces deux thèmes de la vulnérabilité et de la résilience ensemble ? Vous avez dû remarquer qu’il existe des personnes qui, à la moindre perturbation, ont des difficultés à faire face parce que facilement déstabilisées. On dit alors qu’elles sont « vulnérables. » D’autres, par contre, font systématiquement face à l’adversité et ont une remarquable facilité à se relever d’une déconvenue, d’une tentative infructueuse, voire d’un échec. On dit alors qu’elles font preuve de « résilience. » Comment est-on ou devient-on vulnérable ? Comment faire pour en sortir ou éviter de l’être, si c’est possible ? Comment est-on ou devient-on résilient ? Pouvons-nous donner des définitions simples à ces 2 mots, pour y voir clair et trouver des solutions opérationnelles dans les épreuves que nous vivons tous ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Citation confucius

Vivre, c’est se confronter aux dangers de la vie et ils sont multiples. Les dangers sont les mêmes pour tout le monde. Néanmoins, le risque, c’est à dire la probabilité des dommages causés par le danger, n’est pas le même pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que le risque est fonction de l’occurence d’exposition au danger. Et la gravité des dommages est fonction de la protection que l’on a mis au devant du danger. Par exemple, conduire une voiture, c’est s’exposer au danger d’un accident de voiture. La probabilité d’accident n’est pas nulle, mais les dommages peuvent être limités si je porte une ceinture de sécurité. Si je conduis prudemment en respectant les règles, je diminue la probabilité d’accident. Face aux dangers, je suis plus ou moins « vulnérable.« 

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La vulnérabilité est en rapport à la fragilité et à un équilibre précaire. Il suffit d’un petit choc pour casser un verre en cristal. Il suffit d’un léger souffle pour détruire un château de cartes. Dans la vie qu’est-ce qui nous rend vulnérable ? Les conditions matérielles, la situation sociale, l’habitat, les conditions de ressources etc. Il existe aussi des facteurs qui amplifient la vulnérabilité, la solitude, l’isolement, un contexte discriminatoire à l’âge ou au sexe ou aux origines ou à l’handicap. Ce sont des exemples qui entraînent une faiblesse qui nous rend fragile ou nous provoque une sensibilité particulière qui nous déstabilise facilement et qui rend stressante la simple vue d’un hypothétique danger. Les conditions sont alors réunies pour être soumis des dommages causés par les risques d’exposition aux dangers de la vie.

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Même si les conditions sont réunies pour éviter la vulnérabilité, des événements de la vie peuvent la mettre à mal en ciblant notre point faible, nous en avons tous au moins un. Même le colosse Achille a été terrassé par une simple blessure au talon. Un deuil, une maladie, la perte d’emploi etc. En résumé, pour combattre la vulnérabilité, il convient de se mettre des protections et d’avancer prudemment, c’est la condition nécéssaire mais loin d’être suffisante aux regards des événements fortuits qui peuvent survenir. Et pour ça, il faut aller chercher l’autre notion, la résilience. Mais c’est quoi la résilience ?

En physique des matériaux, la résilience est la capacité d’un matériaux à revenir à l’état initial après une déformation. Imaginons que j’applique une force de déformation à une tige de métal ; soit la force est faible et la tige revient à son état initial, c’est ce qu’on appelle la résilience ; soit elle est forte et la tige sera définitivement déformée après avoir appliqué la force ; soit la force a dépassé la limite de rupture et la tige s’est cassée. Suivant la constitution du métal de la tige, elle pourra être plus résistante à la déformation, plus résiliente. Je pourrais alors appliquer une force plus grande sans voir de déformation résultante. Par ailleurs, plus on applique de sollicitations répétées, plus on tend vers la fragilisation de la tige de métal. Par exemple, on compte le nombre de décollages et d’atterrissages d’un avion. Au delà d’un certain nombre, on considère que l’avion n’est plus apte à être utilisé en toute sécurité, parce qu’il est devenu vulnérable aux sollicitations à venir, il n’est plus résilient.

Pour l’être humain, c’est la même chose. La résilience est la capacité humaine à surmonter, encaisser même, les événements quels qu’ils soient. On comprend aisément que plus notre vulnérabilité est faible, plus notre capacité à être résilient est élevée. Sur un événement qui nous touche durement, la résilience est la capacité à se reconstruire rapidement et la capacité à rebondir. Et ça, c’est fonction d’un autre paramètre, l’état d’esprit avant l’événement qui permet d’anticiper et amortir le choc lorsqu’il arrive. Un état d’esprit fondé sur la confiance en soi est une protection supplémentaire à la vulnérabilité et une aide précieuse à la résilience. Comme l’eau qui glisse sur les plumes d’un canard, ce qui l’évite d’être mouillé. On résume souvent la confiance en soi par « la capacité à faire. » Plus je me sens capable, plus j’ai confiance en moi, plus j’ai de capacité à faire face aux événements, même s’il j’ai des facteurs de vulnérabilité. Je résume souvent la confiance en soi par la maxime suivante « je ne sais pas comment ça va l’faire, mais ça va l’faire ! Et si ça l’fait pas, c’est que ça devait pas l’faire comme ça ! On va l’faire autrement …« 

Il y a un exemple d’un être humain résilient qui pourtant baignait dans un contexte de vulnérabilité, Nelson Mandela. Dans un contexte d’apartheid, sa condition d’homme de couleur était une grande vulnérabilité. Il a été mis en prison durant plus de 29 ans, dans les prisons de l’apartheid, avec, on imagine, des conditions de détentions dures physiquement et psychologiquement. Dans ces conditions de vulnérabilité et sans une résilience hors du commun, comment pouvait-il dire « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ! » Un état d’esprit qui laisse rêveur si on compare 29 ans de détention dans les prisons de l’apartheid sur le simple fait d’être d’une couleur de peau différente et quelques semaines de confinement dans notre société française.

Le travail sur soi, grâce à un développement personnel accompagné, permet de déterminer ses vulnérabilités, construire des protections, se préparer aux événements de la vie pour amortir le choc et limiter les dommages de manière à rebondir plus vite. En connaissant ses forces et ses talents, la confiance en soi permet d’améliorer sa résistance interne face aux accidents de la vie. Même s’il n’est jamais trop tard, ce n’est pas un genou à terre qu’il faut faire ce travail. Si vous souhaitez diminuer vos vulnérabilités et augmenter votre résilience par une meilleure confiance en vous, contactez-moi.

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