Etablir la relation – Comprendre ce qui est important pour l’autre

La vie nous confronte constamment à des situations où nous devons établir une relation entre nous et une personne ou entre nous et un groupe de personnes. La PNL, Programmation Neuro Linguistique, nous dit qu’il y a plusieurs moyens d’établir cette relation, mais que la toute première étape est de comprendre ce qui est important pour l’autre. Ça veut dire quoi comprendre ? C’est parfois difficile, parce que l’autre ou le groupe est à l’opposé de « ma vision du monde » et de ce qui est important pour moi. Alors, est-ce possible d’établir « une relation » dans ces conditions ? A minima est-ce possible d’établir « une connexion » ? Ce serait déjà une première étape ! Peut-être que oui, suivant certaines conditions, peut-être que non ? Certains seraient-ils plus « doués » que d’autres dans cet exercice ? Ou plutôt auraient-ils un profil de personnalité qui les disposent plus à l’écoute de l’autre et donc à la compréhension de l’autre ? Et si je n’ai pas ce type de profil de personnalité, je fais comment ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

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Photo de Denis Zagorodniuc sur Pexels.com

Tout d’abord écoutons ce que disaient les anciens. Depuis très longtemps, cette idée a traversé l’histoire. Celle selon laquelle pour connaître et comprendre le monde, il faut d’abord se connaître et se comprendre soi-même. Au 4ème siècle avant JC, il était inscrit sur le temple d’Apollon, à Delphes « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux. » Cette citation a été reprise par Socrate et bien sûr Platon. Plusieurs siècles après, les adeptes du soufisme, une branche de l’Islam, le disaient sous une autre forme « Connais ton âme et tu connaîtras ton seigneur. » Et enfin Denis Diderot au siècle des lumières, disait « Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres. » C’est en fait la même idée. Pour s’élever et se confronter au monde, il faut d’abord s’être élevé soi-même et s’être confronté à soi-même. Pour connaître les autres, il faut d’abord se connaître. Pour comprendre les autres, il faut d’abord se comprendre soi-même. Le verbe comprendre doit être entendu au sens de l’empathie, à savoir la compréhension intime sans jugement. 

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Il convient d’être suffisamment auto-empathique avec soi-même, accueillir, comprendre, accepter (surtout !) ses propres travers pour commencer à être empathique avec les autres, c’est à dire accueillir (c’est le mot juste), comprendre et accepter les travers des autres. Pourquoi faut-il accepter ses propres travers ? Tout simplement parce qu’ils font partie de ma construction identitaire. C’est ma réaction à ce que j’ai vécu, moi. Mes talents, c’est moi. Mes travers, c’est moi, aussi ! Et les autres sont ni plus ni moins que ce que je suis, un être humain avec des talents et des travers en même temps. Oui, en même temps ! D’après le concept de l’ennéagramme, un outil de connaissance de soi, nos travers sont dus à nos blessures de l’enfance, nous en avons tous connus, et ils déterminent nos comportements non-conscients. C’est notre programmation neuro linguistique (PNL). Pour établir une relation avec les autres et donc être ouvert aux autres, il convient de commencer par entamer un processus approfondi de connaissance de soi. Quel que soit notre profil de personnalité. 

Une fois ce premier pilier solide construit sur « la connaissance de soi » , l’établissement d’une relation passe par la recherche d’une connexion avec la personne ou le groupe avec qui je cherche à établir une relation. La connexion se réalisera sur un point commun, a minima, qu’il convient de rechercher. Même si nous sommes en désaccord sur à peu près tout. On trouvera ce point commun si on recherche un besoin commun. Pourquoi un besoin ? Parce que les besoins sont LE point commun à toute l’Humanité. En commençant par la quête du bonheur commun aux 7 milliards d’individus. Et pour trouver un point commun, comment fait-on ? Plutôt qu’à « se jeter » au visage des jugements de valeurs et des accusations, commençons par verbaliser chacun ses besoins. Il y en aura sans doute au moins un de commun, la base d’une connexion à venir. Enumérons des exemples de besoins communs qui seront le second pilier d’une relation future.

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Photo de rawpixel.com sur Pexels.com
  • Une relation familiale, un parent et son enfant, un frère et une sœur etc. Ce sont des liens forts qui dépassent les différents, parce qu’ils se sont noués au fil du temps sur des émotions ! On n’a peut être pas éprouvé intérieurement les mêmes ressentis, mais on a vécu les mêmes événements fédérateurs. Ce type de relation fait référence à notre construction identitaire commune. Un point commun.
  • Dans le même ordre d’idée que précédemment, une relation professionnelle ou associative. C’est à dire une référence à quelque chose qui nous unit, au-delà de nos différences. Par exemple, l’objectif qu’on cherche à atteindre en commun et qui fait sens pour les deux parties, les valeurs sur lesquelles cet objectif se base etc.
  • Une passion commune etc. la liste est longue…

C’est un besoin commun fort, primitif, tribal même au sens de la pyramide de Maslow ou de la spirale dynamique de Clare Graves. Nous avons un besoin d’appartenance à un groupe qui apporte la sécurité avec des valeurs communes, des rites, des événements mémoriels fédérateurs qui nouent et entretiennent le lien etc. C’est ce besoin commun qui permettra la connexion. La relation qui suivra, même conflictuelle, permettra de s’établir, d’abord, en mettant de coté les différences et en se concentrant sur le besoin commun. C’est déjà une première étape. La phase suivante pourra alors être centrée sur la recherche d’un terrain d’entente et une issue favorable négociée pour au final conserver le lien, dont chacun a besoin.

La CNV, la Communication NonViolente, est un excellent outil pour établir une connexion, avec le fameux O.S.B.D. le B d’expression de « besoin » et le D de « demande de connexion » . Je vous propose de le découvrir ou de redécouvrir sur mon article sur la CNV.

A ce petit jeu d’établissement d’une relation avec les autres, il faut avouer que nous ne sommes pas égaux. Certains y arrivent « naturellement » mieux que les autres. Ce qui ne veut pas dire que c’est impossible pour ceux dont le lien n’est pas naturel. Bien évidemment que non. Pour illustrer ce dernier point, je prendrai les profils de personnalité de l’ennéagramme. Je ne veux pas dire qu’il y a de meilleurs profils par rapport à d’autres, bien sûr que non. Chaque profil a ses talents et ses travers en même temps. Je veux simplement dire que durant leur construction identitaire, certains ont programmé leurs comportements naturels sur le lien qu’ils entretiennent avec les autres. C’est ce que nous dit la combinaison des outils d’accompagnement que sont la PNL, la Programmation Neuro Linguistique, l’ennéagramme et la CNV, la Communication NonViolente.

Sur la vidéo ci-dessus, vous pouvez constater que les 9 profils de personnalité de l’ennéagramme sont classés en 3 familles de direction des comportements « naturels. »

  • 3 profils sont centrés sur eux-mêmes, leurs besoins « internes »,
  • 3 autres profils sont centrés exclusivement sur les autres, les besoins « externes » ceux des autres,
  • 3 derniers profils sont centrés sur le besoin de « lien » qu’ils entretiennent avec les autres, ce sont les profils 3 battant, 6 Loyal et 9 Médiateur. Ces 3 profils ont un talent naturel pour établir une connexion et une relation avec les autres. 

Pour les 6 autres profils, il faudra se concentrer sur la recherche du besoin commun pour établir la connexion et la relation.

Si vous éprouvez du mal à établir une relation, le coaching peut vous apporter une aide efficace. Comment ? Justement en utilisant la PNL, le coach établira une relation de confiance avec vous, en cherchant à comprendre ce qui est important pour vous. De votre coté, vous réaliserez un travail de développement personnel sur vous-même, pour mieux vous connaître, grâce à l’ennéagramme. Puis, grâce à la Communication NonViolente, vous vous exercerez à vous connecter avec votre interlocuteur sur la recherche d’un besoin commun. Contactez-moi.

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