Pour l’estime de soi, la règle des 3P

triangleOn résume le plus souvent la cause de son inaction par « un manque de confiance en soi. » Si le manque de capacités est avéré, oui, cela peut provenir en effet d’un manque de confiance en soi. Le traitement de l’inaction est alors à rechercher dans la formation, le compagnonnage, l’entraînement pour augmenter ses capacités. Par contre, si la cause est « la peur de » , la cause peut être liée à une sous estimation manifeste de ses capacités, donc dans l’estime de soi. Quand on manque de confiance en soi on n’agit pas. Quand on manque d’estime de soi, on n’ose pas agir à cause de la faible valeur qu’on s’attribue. « J’ai toujours tout raté » , « Je ne le mérite pas » , « J’ai peur de mal le faire » , « Les autres vont me juger » la liste est longue. C’est assez simple à se rappeler « confiance en soi = capacité » , « estime de soi = valeur. » Comment se construit l’estime de soi ? Si j’en manque, comment puis-je la retrouver ? Si je souhaite aider ceux qui manquent d’estime de soi, qu’il s’agisse d’éducation des enfants, de management ou de coaching, la réponse à ces questions tourne autour d’une règle simple, la règle des 3P d’Eric Berne, le père de l’analyse transactionnelle. C’est quoi la règle des 3P ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Tout d’abord, introduisons la notion d’estime de soi. Il y a 3 éléments constitutifs de l’estime de soi. Tout d’abord, l’image de soi qui est une représentation de soi même. Elle se construit depuis la petite enfance au contact de ses parents et au cours de ses expériences faites de victoires et « d’échecs », c’est comme cela qu’on les nomme généralement. Cette image de soi est une perception, ce n’est pas forcément la réalité objective, il y a toujours distorsion dans un sens ou dans l’autre, en sur ou sous estimation de soi. Ensuite, je compare l’image que j’ai de moi avec mon idéal, ce que je souhaiterais être, qui est issu de ma culture et de mon éducation. Dernier élément à l’estime de soi, c’est la perception du regard des autres, ses parents d’abords, ses professeurs et camarades de classe ensuite puis ses amis, collègues de travail et sa hiérarchie. Là aussi, c’est bien une perception, ce n’est pas la réalité objective du regard des autres. Je peux avoir une perception négative du regard des autres, même si les autres me disent que j’ai de la valeur, parce que, par exemple, je considère qu’ils exagèrent la réalité pour me faire plaisir.

Concept-3P

L’estime de soi se construit ou se reconstruit autour de la règle des 3P, protection et permission qui donne la puissance d’agir, le fameux oser faire. La protection de quoi ? La permission de quoi ? Enfant, mes parents m’assurent une protection avec un cadre, des règles et des limites. Cette protection m’apporte une stabilité et la confiance. Lorsque mes parents m’offrent en plus un espace de liberté et de croissance dans cette protection, ils m’octroient alors des permissions qui me permettent de me développer et m’épanouir à mon rythme et en l’absence de jugement. Grâce à ces 2 ingrédients, je dispose alors de la puissance pour agir. J’ose agir. J’améliore ma croyance en ma valeur et je me construis l’estime de moi. Mais dites vous bien qu’en management, c’est la même chose. Lorsque le cadre est connu, balisé et que la sécurité est garantie, le collaborateur dispose de permissions à agir dans ce cadre instauré. Il dispose alors de suffisamment de puissance pour oser entreprendre, si bien sûr le droit à l’erreur est permis, parce que l’erreur est le propre de l’humain. En coaching aussi, le coach agit sur ces 2 bases du triangle pour accompagner la mise en action du coaché qui trouve la puissance de sortir de sa zone de confort.

Karpman

A cette règle des 3P, on peut également juxtaposer un autre triangle, le triangle dramatique de Karpman qui illustre les jeux psychologiques de communication entre les êtres humains. Si vous avez des parents persécuteurs, il vous manquera la protection nécessaire à l’action. Vous allez vous positionner en victime, qui annihile toute puissance à l’action. Si vous avez des parents sauveurs, ils ne vous laisseront aucun espace de liberté et de développement pour vous donner la permission d’agir. Vous pouvez faire ce même raisonnement en management.

Vous souhaitez améliorer votre estime de vous-même. Parent, vous souhaitez améliorer la mise en action de votre enfant qui n’ose pas entreprendre. Manager, vous souhaitez créer les conditions de mise en mouvement de vos collaborateur. Contactez-moi, je créerai les conditions de votre protection et de votre permission pour développer votre puissance à agir vers votre objectif.

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