On devient meilleur parce qu’on est conscient qu’on est perfectible

Réflexion-CroyancesOn devient meilleur parce qu’on est conscient qu’on est perfectible. « Je ne comprends pas. On m’avait dit qu’il fallait valoriser mes talents pour positiver et être dans une dynamique positive de progrès. Maintenant, il faudrait que je reconnaisse que je suis ‘mauvais’ ? Où est la logique ? » Dit comme ça, oui, on ne voit pas la logique. Eh bien, abordons-la, cette logique. Et puis perfectible, veut-il dire qu’on est mauvais ? Depuis 5000 ans, le jugement, le bien / le mal, le bon / le mauvais … Culturel ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui. 

leader standing in front of his successful business team
young leader standing in front of his successful business team

La logique se trouve dans l’estime de soi. Je vous rappelle brièvement ce qu’est l’estime de soi. L’estime de soi se construit avec votre propre perception du regard des autres sur votre valeur. Ce n’est pas ce que les autres pensent de votre valeur, c’est « votre perception » de ce qu’ils pensent. La perception est différent de la réalité, parce qu’elle fait appel à votre jugement de valeur, issu de votre éducation, votre culture. Cela contribue à vous forger votre propre perception de l’image que vous avez de vous, la valeur que vous vous attribuez, en comparaison avec votre idéal, ce que vous visez. Il y a donc deux choses bien distinctes, les autres et vous, mais avec un point commun « votre perception » avec une part importante de subjectivité sur l’évaluation de votre valeur. Elle vient de la manière dont vous avez vécu les événements de votre vie, de votre histoire, de vous donc.
Soit vous êtes dans une sur-estime de votre valeur, en toute bonne foi, pour vous motiver. Cela peut être positif. Je dis bien « peut » . Parfois l’audace crée les conditions de la réussite. L’exagération de votre valeur a cela de négatif qu’il vous fait vivre dans le rêve d’objectifs manifestement inatteignables. Aussi haut que vous avez positivé à l’excès, aussi bas vous retomberez, une fois les désillusions passées.
Soit vous êtes dans le dénigrement permanent de votre vraie valeur. Vous passez alors à côté de victoires faciles à gagner qui vous redonneraient « confiance ». Ah ! Ça y est ! Le mot est lâché, « CONFIANCE ». L’idée est de prendre conscience de sa vraie et juste valeur, sans complaisance et sans auto flagellation. C’est le moyen d’avoir confiance au possible pour entreprendre et valoriser des résultats tangibles engendrés, plutôt que d’apprécier une perception de capacités sur ou sous estimées. Vous l’avez compris tout passe par l’action, la base du coaching. Plutôt qu’être dans le rêve ou l’imaginaire de votre incompétence chronique ou de la sur-estime, l’idée est de créer les conditions favorables pour la mise en action dans le réel. Se donner confiance, c’est se prouver à soi même que c’est possible ! Dans cette logique, il n’y a aucune place au rêve et l’imaginaire, il faut se placer dans le réel. De manière pragmatique, on fait le tri entre vos talents, et le perfectible.

On commence donc par la connaissance de soi. Que suis-je capable de faire et qu’est-ce que j’ai envie de faire qui soit à ma portée ? (Capable = ce en quoi j’ai confiance). Ensuite, qu’est-ce que je ne sais pas faire et qui me manque pour atteindre mon objectif. Pour cela, il faut bien faire l’analyse de ce sur quoi je suis « perfectible » dans le but de l’améliorer. Et c’est bien grâce à ça, que je vais devenir meilleur. « Mauvais » , ce serait définitif ! « Perfectible » , c’est temporaire, le temps d’avoir déterminé les causes, les enseignements et les parades à mettre en oeuvre pour éviter de reproduire les imperfections. Dans cette logique, « meilleur », c’est par rapport à hier. Et « bon » , ça devient une cible pour demain.

Planification

« Et bien je vais commencer par entreprendre ce que je sais faire et ce dont je suis CAPABLE. Je valoriserai les résultats obtenus et ce qui me permet de dire que je suis VALABLE. Je vais améliorer ce que j’ai raté, ce qui me donnera confiance en évitant de refaire les mêmes erreurs et en perfectionnant mes compétences. Et ainsi de suite … » C’est bien ! Vous êtes sur la bonne voie ! La voie de l’amélioration de la connaissance de soi et la prise de conscience de votre juste valeur avec la foi en « le perfectible qui s’améliore » plutôt qu’à la croyance à votre « mauvais » qui, dit comme ça, serait définitif. De quoi vous donner confiance en votre capacité à vous améliorer. C’est bien cette logique qui vous guide vers le « bon » en vous donnant confiance au possible et en l’avenir.

Si vous souhaitez vous inscrire dans cette logique, contactez-moi !

Nota : J’avais imaginé commencer cet article par le paragraphe ci-dessous. Je me suis ravisé, mais en le passant à la fin de l’article, j’ai dans l’idée que c’est maintenant plus compréhensible …

« Tant qu’on ne connait pas ce qu’on ne sait pas et qu’on devrait savoir, tout va bien ! Oulà, ça commence fort … vous me suivez ? Autrement dit, lorsqu’on n’a pas conscience de sa propre ignorance, tout va bien. C’est le bien-être béa ! Ah ! ça va mieux … Au moment où on prend conscience de cette situation et qu’on a envie d’en sortir, on fait en sorte d’acquérir ce savoir (ou ce savoir-faire) qui nous manque. On trouve la motivation pour améliorer la situation. On a alors conscience du savoir, savoir-faire, savoir-être qu’on devrait détenir. C’est donc pour cela qu’on devient meilleur, parce qu’on est conscient qu’on est perfectible ! Il y a 4 états possibles.

  • Je ne sais pas que je ne sais pas. L’ignorance de son ignorance et de son incompétence
  • Je sais que je ne sais pas. La connaissance et la conscience de son ignorance et de son incompétence, une situation très inconfortable mais source de mise en action par l’identification d’un manque à combler.
  • Je sais que je sais. La prise de conscience de ses connaissances et compétences améliorées
  • Je ne sais plus que je sais. La perte de conscience de son niveau de connaissance et de ses compétences. C’est l’excès de confiance avec tous les risques inhérents à la pratique de l’expert.

Vous l’aurez compris, il faut rester entre les deux états intermédiaires, c’est à dire avec une évaluation pleinement consciente et permanente de ce qu’on sait ou ne sait pas faire. »

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