Pourquoi payer un coach pour être accompagné ?

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Pourquoi payer un coach pour être accompagné ? Voilà une bonne question. Voici ce qu’on entend « Des associations ou des coachs non certifiés font pourtant exactement la même chose à savoir vous ‘DONNER’ de la confiance en vous et en plus gratuitement » C’est bien connu, la confiance en soi « se donne » grâce à quelques « p’tits trucs et astuces » issus de l’expérience de celui qui détient cette fameuse « confiance en soi » . Alors qu’un coach professionnel certifié ne donnerait aucun conseil … en payant, de surcroit ! Ah !?! Bizarre non ? A quoi sert un coach alors s’il ne donne pas conseil ? Et dans ces conditions, pour quoi (et non pourquoi) le payer ? La question mérite d’être posée. Particulièrement en ce moment où dans un autre domaine, la nourriture par exemple, on en revient du discount et du « pas cher » . Aurait-on pris conscience du risque pour sa santé ? En développement personnel, on parle de santé psychologique. Y aurait-il un risque ? Pourrions-nous faire un parallèle ?

Je vous propose de répondre à cette question relative à un accompagnement payant, sans pour autant remettre en cause celles et ceux qui, par altruisme, prodigueraient gratuitement des conseils à ceux qui en auraient besoin. Je souhaite juste apporter quelques arguments sur l’absence de garantie et surtout sur les risques d’un accompagnement non professionnel, pour la santé psychologique de l’accompagné.

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Imaginez la situation suivante. Quelqu’un qui serait dans une impasse, qui souhaiterait atteindre son objectif, en vain, et qui vient voir un accompagnant. Ce dernier après l’avoir écouté quelques minutes, lui prodiguerait un conseil, « un p’tit truc qui marche » . Dans quel état d’esprit se trouve alors l’accompagné ? « Quelqu’un qui ne connait pas mon problème trouve en quelques minutes LA solution. Je pensais être nul, mais là, j’en ai la preuve ! » Dans quel état d’esprit se trouve l’accompagné, s’il applique à la lettre la solution trouvée par l’accompagnant et qu’il n’y parvient toujours pas. « Je ne suis même pas capable d’appliquer ce que me propose un conseiller pour qui ça marche ! » Dans quel état d’esprit se trouverait l’accompagné à qui on martèle « C’est pas grave (ah, parce que ça aurait pu être grave ?), reprend toi, il faut que tu aies confiance en toi ! » Et l’accompagné de dire « Oui, je voudrais bien mais je n’y arrive pas ! Seul je n’y arrivais pas, accompagné non plus. A quoi bon continuer ? » De quoi amplifier, sans effort, le manque d’estime de soi auprès de l’accompagné. Et pour un bon moment ! Le risque de perte d’équilibre interne est grand !

Que se passe-t-il dans le cas d’un accompagnement de ce type ? L’accompagnant se positionne en « sauveur », donc l’accompagné se positionne en « victime » . C’est le triangle de Karpman des jeux relationnels, sans fin. Il n’y a aucune raison que cela ne change. L’accompagnant trouve une légitimité et prend du plaisir en se valorisant, c’est « le sachant » . L’accompagné est en attente de solution, se motive plus ou moins sur une solution « toute faite » , servie sur un plateau. A la moindre défaillance, il lâche prise. L’accompagnant non professionnel qui donne des conseils et des « p’tits trucs qui marchent » se rend indispensable, c’est sans fin. L’accompagné est alors dépendant de l’accompagnant, sous une forme d’accoutumance. J’ai un problème, il aura la solution. L’accompagnant est de plus en plus valorisé, il est centré sur lui, c’est souvent inconscient, il en redemande, tellement ça fait du bien. L’accompagné est de plus en plus dépendant et centré sur l’accompagnant.

Il manque plusieurs choses importantes. Déjà, il manque l’émergence de la motivation sur un objectif qui fait sens à l’accompagné ou qui a de la valeur pour lui et surtout pour satisfaire ses besoins. « Tant qu’un cheval n’a pas soif, impossible de le faire boire. Et quand un cheval voit l’écurie, même fourbu, il se met à galoper. » Pourquoi ?

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Photo by Jennifer Murray on Pexels.com

Parce que pour se motiver, on a besoin d’identifier et de prendre conscience de ses propres besoins insatisfaits avec surtout tous les bienfaits qu’ils vont nous apporter une fois satisfaits. Pour y parvenir en séance d’accompagnement, ça demande de la connaissance du fonctionnement humain et de la méthode ! Parce qu’il n’y a que l’accompagné qui connait ses propres besoins qui sont bien évidement différents de l’accompagnant. Nous sommes tous uniques ! Donc « la solution qui a marché » pour l’accompagnant n’est pas adaptée à l’accompagné. Et si, par pur hasard, la solution toute faite était adaptée, l’accompagnė serait plus ou moins convaincu de l’appliquer puisqu’elle ne vient pas … de lui !

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En effet, seconde chose qui manque, c’est la création de l’engagement chez l’accompagné, par une contractualisation. Tant qu’il attend des solutions, il n’est pas responsabilisé sur le résultat. Pour qu’il le soit, il lui faut être acteur, ou plutôt l’acteur central de la quête de satisfaction de ses propres besoins. Non seulement ce sera efficace pour l’atteinte de son objectif, mais il acquerra son autonomie sur le long terme. Le coach professionnel certifié est lui centré sur l’accompagné. Plutôt que des phrases du style « Allez, reprend toi, aie confiance en toi ! » grâce à sa formation, le professionnel crée les conditions de responsabilisation de l’accompagné, il le challenge. La confiance en soi ne se décrète pas par une tierce personne, elle se gagne par la mise en action de celui qui la cherche.

Par ailleurs, il est quand même bizarre que des coachs payent une formation d’une durée de 9 mois à plus de 6000 euros, alors que des coachs autoproclamés arriveraient au même résultat, « après la lecture d’un bon bouquin » ou « après en avoir eu de l’expérience » . « Oui mais les coachs, ce sont des psy, pas pragmatiques ! Nous, on donne des trucs et astuces efficaces, qui marchent ! » Des p’tits trucs, des p’tits trucs toujours des p’tits trucs ! Si la confiance en soi s’acquérait avec des p’tits trucs, ça se saurait ! Comme les p’tits trucs foisonnent dans les livres pas chers et sur internet, je ne vois pas pourquoi il existe encore un manque de confiance en soi chez certaines personnes.

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Photo by Pixabay on Pexels.com

Nous sommes 7 milliards d’êtres humains et chaque individu est unique. C’est dû à son éducation, son expérience, son histoire, son contexte dans lequel il a été éduqué et a évolué ensuite, la manière dont chacun a vécu ses propres expériences. Ses besoins, ses valeurs, le sens qu’il veut donner à sa vie, ses croyances, ses limites sont uniques. L’accompagnant qui donne des conseils tente de faire rentrer SA pièce du puzzle, dans la pièce manquante du puzzle de l’accompagné. Même au forceps, ça ne rentrera pas, ça risque même de déconstruire le reste du puzzle, avec ses pièces pourtant bien calées, mises en place après de longues années de patience. Il faut donc aider l’accompagné à se construire SA pièce manquante, à partir de notions théoriques d’accompagnement, en utilisant des outils du coaching adaptés à l’accompagné, tout en garantissant sa sécurité ontologique et son écologie.

« C’est quoi ça, la sécurité ontologique ? Et que vient faire l’écologie dans le développement personnel ? Encore des trucs de psy ! » Lorsque vous allez chez le pharmacien en lui demandant « Je tousse, donnez moi le sirop ‘machin’, ma belle soeur m’a dit que lui a fait le plus grand bien » que vous dit le pharmacien ? « Vous toussez sec ou gras ? Prenez-vous un traitement ? Êtes vous allergique à tel produit ? etc. » Que fait-il ? Il s’assure que le produit qu’il va vous donner est adapté à vos symptômes et ne va pas déstabiliser autre chose en vous. Le code de déontologie du coaching impose de s’assurer que l’accompagnement du professionnel ne va pas déstabiliser les fondements de la construction identitaire de l’accompagné, son équilibre interne et son équilibre relationnel avec les autres. Ce sont votre sécurité ontologique et votre écologie. En professionnel formé et certifié pour cela, il vous le garantit !

En résumé, le coach professionnel certifié ne cherche pas une quelconque valorisation, il est centré sur celui qu’il accompagne. Il lui garantit un cadre de nature à ne pas remettre en cause ce que vous avez construit jusque là. Il crée les conditions pour vous aider à construire votre réussite en élaborant vous-même les outils qui sont à votre main et dont vous avez besoin de manière à ce que vous soyez durablement autonome et que le coach ne soit plus nécessaire.

Si vous souhaitez être accompagné vers votre objectif avec des garanties vis a vis de votre santé psychologique, contactez-moi.

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