Célébrez votre joie !

Généralement, on évoque « l’expression d’une émotion ». Je dis qu’en plus, pour une émotion de joie, il faut la célébrer. Quelle est la différence ? Subtile diriez-vous ? Peut être. Mais en tout cas, si vous êtes sur le chemin de l’amélioration de l’estime de soi, c’est sans doute un point important, pour vous. C’est ce que je vous propose de voir, aujourd’hui.

Joie

Exprimez une émotion, c’est la troisième étape de l’émotion, la décharge de votre corps après la charge et la pression émotionnelle. C’est déjà très bien, beaucoup n’y arrivent pas encore, minimisent leur réussite et se privent de cette décharge salvatrice. Non seulement votre corps libère la pression émotionnelle du moment mais aussi toute cette pression accumulée lors de la production de l’effort pour atteindre votre objectif avec l’accumulation de … stress (voir le post sur le stress). Alors, la célébrer plus que l’exprimer, pour faire quoi ? Il y a deux objectifs distincts, qui contribuent au retour de l’estime de soi.

Quand vous exprimez une émotion, elle est systématiquement associée à un besoin inconscient qu’il convient de satisfaire, sinon vous ne faîtes qu’un bout du chemin. Quand on est triste, on exprime le besoin d’être consolé. Quand on est en colère, on exprime le besoin d’être compris et respecté. Quand on a peur, on exprime le besoin d’être protégé.

Joie-a-plusieurs

Quand on est joyeux, on exprime le besoin de partager sa joie. Attention à ces besoins refoulés ! Si vous vous posez la question « mais que vont penser les autres de cette expression de joie ? » , vous vous privez de la satisfaction de vos besoins naturels psychologiques mais vitaux à votre équilibre. Ce serait comme faire la grève de la faim. Se priver de vos besoins naturels et vitaux physiologiques, ça ne vous viendrait pas à l’idée ! Et bien, psychologiquement aussi, il convient de vous nourrir. Célébrer votre joie avec d’autres, c’est un moment de partage pour satisfaire vos besoins psychologiques. 

Mais célébrer sa joie, il y a encore une autre dimension. C’est marquer le coup. C’est y mettre une valeur symbolique. C’est mettre quelque chose de solennel et festif. Mais pour quoi faire ?

En exprimant votre joie vous améliorez votre propre image de vous, vous êtes fier de ce que vous avez fait, vous vous reconnaissez de la valeur, essentiel à la construction de l’estime de soi. Mais dans l’estime de soi, il y a aussi votre perception de votre image par le regard des autres. Pour que cette perception change, il faut déjà que la vision de votre image par les autres change. Il faut donc célébrer votre joie avec les autres. Voir quelqu’un exprimer et partager sa joie, c’est communicatif. Vous montrez aux autres que ce que vous venez de faire est important pour vous. Vous montrez que vous êtes joyeux, alors que ce n’est peut être pas votre comportement habituel. Cela montre que vous êtes en train de changer. Le regard des autres va alors changer, ils finiront bien par vous le dire et vous témoigner leur satisfaction en retour « Ah ! Je suis content pour toi ! » Parfois, c’est juste un regard, une étreinte, mais cela suffit. C’est le feedback qui vous manquait pour que votre perception du regard des autres sur votre image change.

Bonjour.png

Comment faire pour célébrer votre joie ? Il faut une amorce de votre part. Déjà le dire. Quand, comment ? Lorsqu’on se dit bonjour, on rajoute systématiquement « Bonjour, ça va ? » . Et bien répondez « Super bien ! » . Vous aurez très certainement en retour « Ah bon qu’est-ce qui t’arrive ? » et … à vous de jouer. Il convient aussi de provoquer la célébration, exemple. Lorsque vous avez emménagé dans votre nouvelle maison, que faites-vous ? Vous pendez la crémaillère. Pourquoi ? Pour montrer aux autres votre nouvelle demeure et leur montrer que vous en êtes fier. Et même si les autres ne vont pas aimer votre choix d’intérieur, ils viendront quand même célébrer votre joie. Objectif atteint. Apporter les croissants au bureau le matin, pour célébrer votre joie, ça se fait. Et même si les autres n’expriment pas le même niveau de joie que vous, eux mangeront les croissants (besoin physiologique) et vous vous partagerez votre joie (besoin psychologique). Bref, si vous voulez satisfaire vos besoins psychologiques, les opportunités ne manquent pas.

Célébrer comme il se doit votre joie, vous avez encore une réticence, une pudeur à le faire ? Lorsque vous mangez et que vous satisfaites vos besoins vitaux physiologiques, vous posez-vous la question de ce qu’en pensent les autres ? Sans doute non. Et bien pour vos besoins vitaux psychologiques, c’est pareil. Vous privez, vous même, de satisfaire vos besoins psychologiques contribue à « maigrir psychologiquement » , c’est à dire vous replier sur vous. Et ça dépend donc de vous !

Maigrir

Si vous ne le faites pas, après ces lignes, vous savez de quoi vous vous privez et vous en connaissez les conséquences. Et si c’est difficile à faire seul, faites appel à un professionnel de l’accompagnement. Contactez-moi.

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