Votre cerveau en mode « manuel »

Une situation vous stresse. Mais, savez-vous comment ça marche le stress ? Serait-ce un manque de confiance en vous ? C’est ce que nous allons voir, de manière simpliste certes, mais pour que vous compreniez que votre cerveau fonctionne en automatique en fonction de ce que vous lui donnez comme informations. Une des façons de reprendre la main, est de reprendre votre cerveau en mode « manuel » ! Mais comment fait-on ?

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Face à une situation, vous avez, d’une part, votre perception de la demande que l’on vous fait et l’enjeu que cela représente pour vous. D’autre part, vous avez votre perception des ressources que vous pouvez mobiliser. Vos deux perceptions de la réalité sont fonction de votre construction identitaire, vos croyances, votre éducation, votre propre représentation du monde, ce n’est pas forcément la vraie réalité. Lorsque vous pesez « lourdement » la situation et que vous pensez que vos ressources ne pèsent « pas grand chose », vous avez la perception d’une menace et vous … « stressez » !

Lion tronqué

Vous avez beau être une femme ou un homme du XXIème siècle, vous êtes un homo sapiens. Et comment votre cerveau reptilien, le plus archaïque de vos trois cerveaux, perçoit-il une menace ? Et bien depuis 100 000 ans, il a été programmé pour faire face une menace physique contre votre vie. Comme si vous aviez à affronter un lion avec une perspective de risque certain à votre vie. Alors, votre cerveau reptilien envoie automatiquement des informations pour la sécrétion d’hormones, l’adrénaline et le cortisol, l’hormone du stress. Votre coeur se met à palpiter, la pression sanguine augmente, votre respiration s’accélère pour donner de l’oxygène aux muscles des jambes pour fuir, le foie augmente brutalement le taux de sucre pour vos muscles, le taux de coagulation augmente automatiquement en cas de blessure, le phénomène de sudation s’accélère (les sueurs froides) pour baisser la température du corps lorsque vous aurez à courir etc. La nature est bien faite pour vous donner le maximum de chance d’échapper à une mort quasi certaine face à la menace d’un lion.

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Mais au fait, est-ce un lion que vous devez affronter ou votre boss qui vous stresse (par exemple) ? L’issue fatale est-elle la même ? Le problème est que votre cerveau reptilien ne sait pas faire la différence entre une menace physique avec risque contre votre vie et une menace psychologique que vous lui donnez. Plus vous avez de ruminations internes sur cette menace, plus vous accentuez l’effet physiologique automatique et plus vous « stressez ». Une spirale infernale. Vous épuisez physiquement votre corps qui se prépare à fuir, sans libérer cette énergie !

Tant que le stress est peu intense, aigu mais court, externe et que vous n’avez pas dépassé votre capacité maximale d’absorption, cela peut constituer un « bon » stress positif. Je préfère appeler cela « un stress de performance » qui va vous motiver pour vous concentrer et mobiliser des ressources supplémentaires. Par contre, si votre stress devient chronique, intense, interne, long et qu’il dépasse votre capacité maximale d’absorption, alors votre stress empêche votre cerveau néo cortex de raisonner de manière analytique. Même si vous vous êtes préparé, vous perdez vos moyens, vous ne trouvez pas vos mots. Pire, un stress chronique risque de se transformer en anxiété, crise d’angoisse, souffrance, épuisement physique et psychologique etc. Le point de non retour est vite atteint.

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Si vous avez compris le mécanisme archaïque, physiologique et automatique du stress, il est temps de reprendre la main. Justement parce que vous êtes une femme ou un homme du XXIème siècle, en plus d’un cerveau reptilien, vous avez un cerveau néo cortex qui lui peut analyser rationnellement et raisonner. C’est le propre de l’homme contrairement aux reptiles. En situation de stress, il est impossible de raisonner, les phénomènes physiologiques mobilisent votre corps pour échapper à la menace (du lion). C’est à froid qu’il convient de reprendre la main. Il existe des thérapies pour reprendre la main, je n’aborde pas ce point. Le coaching n’est pas de la thérapie.

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En coaching, le travail est réalisé en plusieurs étapes. D’abord un diagnostic de votre stress et de votre capacité maximale d’absorption. On a chacun la sienne et nous ne sommes pas égaux sur ce point, votre contexte spécifique influe aussi beaucoup. Ensuite, le travail consiste à la prise de conscience du mécanisme automatique et de vos perceptions. Autrement dit, est-il nécessaire de mobiliser physiologiquement votre corps à ce niveau tel de menace contre votre vie (le lion) pour la situation que vous allez vivre (un entretien avec votre boss) ? L’objectif n’est pas de minimiser l’enjeu qui est le vôtre, bien sûr ! Mais de relativiser au regard des réactions automatiques de votre corps.

Une fois baissée la perception de la menace et de l’avoir transformée en challenge, le travail consiste à travailler sur vos ressources, celles sur lesquelles vous pouvez directement agir, par exemple la préparation de votre entretien. Puis celles sur lesquelles vous pouvez agir en interaction avec les autres, par exemple votre attitude vis-à-vis de votre boss. Et enfin celles sur lesquelles vous n’avez aucune prise et qui nécessitent de votre part une protection. Anticiper en se préparant et en se protégeant est déjà une ressource supplémentaire qui pèse dans la balance.

Auto-Manu

En travaillant ainsi, vous allez consciemment contre balancer vos deux perceptions initiales, baisser la perception de la menace et augmenter significativement vos réelles ressources. C’est ce que j’appelle « débrancher le pilote automatique de l’homo sapiens » et « repasser votre cerveau en mode manuel« . Petit à petit, vous allez reprendre confiance en vous, puisque vous vous sentirez plus capable de faire face au lion, pardon… à votre boss. Vous allez vous concentrer sur votre objectif et ainsi passer d’un stress négatif à un stress de performance. 

Si vous avez envie de reprendre en main votre objectif en bénéficiant d’un stress de performance, faites appel au coaching. L’accompagnement d’une personne de confiance qui vous comprend avec empathie procure du plaisir. Votre cerveau va alors commander automatiquement la sécrétion d’une autre hormone, l’ocytocine, l’hormone du plaisir, qui va avoir comme effet … la réduction du cortisol, l’hormone du stress ! De manière consciente laissez faire ce processus automatique de votre cerveau mais faites en sorte de favoriser son occurrence. « Y a pas d’mal à se faire du bien ! ». Contactez-moi.

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