Être sincère, ça veut dire quoi ?

Être sincère, ça veut dire quoi ? D’ailleurs, pourquoi nous devrions être sincère ? Et puis, suivant mon éducation, ça comporte des risques d’être sincère, non ? Durant mon éducation, on m’a éduqué dans le respect des règles, dans un moule, de manière à avoir un comportement adéquat, politiquement correct du style « ça ne se fait pas« , « ça ne se dit pas » etc. que des négations basées sur le « tu ne tueras point, tu ne voleras point » etc. Ce qui se conçoit bien sûr, mais naturellement, j’ai appris à ravalé ce que j’avais à dire. J’ai compilé une masse de non-dits. J’ai comprimé la pression de mes émotions que je n’ai pas ex-primé (« ex » = sortir). J’ai porté des masques, pour paraître, plus qu’être et donc pour me protéger. Mais à l’image d’un volcan qu’on croyait éteint, il y a bien un moment où la pression sera trop forte et là ce sera une éruption de type explosive (notez le « ex » = sortir), c’est à dire soudainement, sans préavis, avec des dégâts collatéraux. Ce serait sans doute plus préjudiciable. La sincérité pourrait-elle éviter ça ? Si oui comment être sincère, tout en respectant notre éducation ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

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Le mot sincère vient du latin, comme bon nombre de mots français, soit « cine cira » , qui veut dire « sans la cire » . Vous prenez le cadre d’une ruche, vous retirez la cire, il reste quoi ? Le miel ! C’est à dire le meilleur en ayant retiré ce qui a conduit au miel certes, mais qui ne sert plus. Être sincère, c’est donc retirer le cadre et ne conserver que le meilleur de vous-même, le nectar. Quand je suis véritablement sincère, je suis tel que je suis vraiment, sans le masque que je porte depuis l’enfance pour me protéger du monde. Je suis le miel, aux arômes des fleurs dont je suis issu, on aime ou on n’aime pas cet arôme, mais c’est ce qui fait la spécificité de ce miel. On aime ou on n’aime pas ma sincérité mais cette authenticité, c’est moi. Et en tout cas, c’est le meilleur de moi-même.

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Par éducation, on imagine qu’on nous a interdit de dire certaines choses, mais ce n’est qu’une interprétation. Ce qu’on nous a interdit, c’est de faire du mal à l’autre. En réponse à une amorce, si je lui lance un jugement, oui, je vais lui faire du mal. Au lieu de commencer la phrase par un « TU » accusateur, le « TU » qui tue, essayons de commencer la phrase par un « JE. » Si je lui dis ce que « JE » ressens quand il dit telle chose ou fait telle autre, je suis centré sur moi et non sur lui. Ce n’est plus une accusation, c’est lui donner l’expression sincère de ce que je ressens de manière authentique, c’est à dire l’expression vraie. C’est lui proposer de comprendre ce que je ressens en moi, ce qui me fait du mal. Je vais lui exprimer mon besoin d’être compris. C’est une demande de faire preuve d’empathie envers moi. S’il existe quelque chose qui nous lie, la famille par exemple ou l’esprit d’entreprise, l’autre, éduqué sur les mêmes bases, pourra entendre ce message, comprendre mon besoin d’expression de mon ressenti et modifier ainsi ses paroles et ses actes. Il va adapter sa relation avec moi. En Analyse Transactionnelle (AT), on appelle ça la « transaction. »

Vous allez me dire, s’il continue et qu’il ne satisfait pas ma demande ? Et bien, vous, grâce à cette sincérité, plutôt qu’empiler successivement une pression d’émotions non exprimées, vous aurez évacué cette pression interne au fur et à mesure. Vous allez pouvoir raisonner, vous comporter comme un adulte (en AT) ce qui est impossible sous l’emprise de l’émotion. Et vous allez lui dire « STOP » , rompre cette « transaction » qui vous affecte. Quitte à reprendre la transaction plus tard, sur d’autres bases.

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En résumé, être sincère, ça sert à quoi ? ça sert à être soi-même, mais sans agresser les autres. C’est faire preuve d’auto empathie, envers soi donc, pour exprimer ses émotions sans violence, pour se protéger des conséquences d’une émotion refoulée. C’est proposer aux autres de satisfaire notre besoin d’être compris et de modifier leur relation avec nous. C’est ce que nous enseigne la Communication NonViolente de Marshall Rosenberg. J’entends déjà « Oui mais ça c’est le monde des bisounours. » Pas du tout ! C’est un repositionnement culturel et éducatif basé sur l’empathie. D’abord l’auto empathie vis à vis de soi, pour permettre l’empathie envers les autres. De toutes façons, si on s’y prend de manière violente, on connait à coup sûr le résultat, une impasse. Alors, pourquoi ne pas essayer ?

Si vous souhaitez vous repositionner dans les relations, ou « transactions », avec les autres, je peux vous aider à être sincère, vous même donc, et à trouver le meilleur positionnement qui vous convient. Alors, contactez-moi.

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