La PNL : Libérez votre potentiel intérieur en connaissant le fonctionnement de votre cerveau

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Ne vous est-il jamais arrivé un jour de vous dire « j’ai pourtant envie, mais je n’y arrive pas et j’ai pourtant tout essayé ! » Non ? Comme s’il y avait en vous quelque chose qui vous retient. Quelque chose qui est « plus fort que vous ! » Sans comprendre ce que c’est. Sans pouvoir le caractériser, le nommer et le maîtriser, donc. Ça vous dirait d’en savoir plus ? La PNL, ça vous parle ? Vous en avez entendu parler, mais que veulent dire ces lettres ? Un concept de plus ? Un concept qui servirait à quoi ? La PNL, pourrait-elle nous renseigner sur ce qui se passe, entre nos deux oreilles ? C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

J’anime des ateliers pour les coachs, mais aussi pour les particuliers, sur l’utilisation efficace du fonctionnement du cerveau, particulièrement quand on veut changer de comportement.

La PNL, ça veut dire quoi ? Programmation Neuro-Linguistique. Il s’agit d’une programmation de notre cerveau (neuro) qui entraîne des schémas de comportements non verbaux et des schémas de verbalisation (linguistique).  Dans les années 1970, les créateurs de la PNL, John Grinder et Richard Bandler, n’ont finalement rien inventé. Ils ont juste observé des personnes considérées comme des modèles d’excellence en matière de communication, d’apprentissage et de changement pour en déterminer une modélisation de schémas d’excellence. Autrement dit, plus simplement, il y a des winners et des loosers. Aïe ! Et si on est du côté des loosers, ça se passe comment ? Grinder et Bandler ont déterminé les mécanismes pour devenir des winners parce que les loosers ont la capacité à devenir des winners ! Pourquoi ? Parce que les winners et les loosers ont rigoureusement le même cerveau. Ce qui diffère, c’est la manière de s’en servir ! Et ça, c’est une bonne nouvelle ! La PNL a vocation à accompagner celle ou celui qui souhaite changer de comportements pour de meilleurs résultats. C’est possible ! Oui, c’est possible ! Retenez bien ce mot « possible » !

person holding string lights photo
Photo de David Cassolato sur Pexels.com

La PNL parle de Programmation, donc. Sommes-nous programmés ? Et si oui, d’où vient cette programmation ? Est-elle consciente ? Puis-je garder la main pour éviter d’être manipulé ? Et d’ailleurs par qui pourrais-je être manipulé ? Nous allons le voir, vous pourriez être manipulé par votre propre cerveau (eh oui !) et par des personnes qui connaissent et utilisent le fonctionnement de notre cerveau à votre insu et pour leur intérêt. Et là danger ! STOP Rassurez-vous, il y a aussi une utilisation vertueuse de la PNL, c’était d’ailleurs son intention initiale. C’est le cas lorsque vous vous adressez volontairement et consciemment à un professionnel qui accompagne le changement de vos comportements dont vous gardez consciemment la maîtrise. Ça s’appelle, le coaching !

photo gros plan du visage de chien brun et noir
Photo de Lum3n sur Pexels.com

Pour vous faire comprendre comment on se programme, je vous propose de regarder cette photo, ci-contre. Que vous inspire-t-elle ? Certains vont me dire, « un chien… oulà… moi, je me suis déjà fait mordre… ça me fait peur ! » D’autres « Oh que de bons souvenirs, il me rappelle mon chien ! J’ai envie de le caresser ! » Entre ces 2 extrémités comportementales, répulsion ou attirance, il existe une infinité de possibilités de « comportements. » D’où viennent-ils ? De votre expérience, de votre vécu, de votre culture, de votre éducation. Par programmation, votre cerveau a élaboré un type de comportement à chaque situation déjà vécue. Notre cerveau est une machine à apprendre, mais dans quel but ?

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L’espèce Homo sapiens a un avantage sur le reste des autres espèces, c’est sa capacité à raisonner pour modifier son contexte. Mais face à une menace vitale identifiée, c’est un lourd handicap. Comme chasseur-cueilleur que nous étions il y a 12 000 ans à peine, si face à un prédateur, je commence à raisonner, c’est mort ! Depuis 12 000 ans, notre cerveau n’a pas changé de fonctionnement. Ce qui a changé, c’est ce qu’on y met dedans qui se transmet de génération en génération par écrit. Le fonctionnement inné de notre cerveau d’Homo sapiens est programmé en priorité pour l’instinct de survie, pour rester en vie. La programmation innée de votre comportement évite la perte de temps due à la partie du cerveau qui raisonne, le néocortex. En situation de danger vital et de stress donc, votre cerveau néocortex est automatiquement inhibé. Vous ne raisonnez plus. La partie archaïque de votre cerveau, le reptilien, a pris la main pour garantir votre survie. Et ça, comme chasseur-cueilleur, c’est un formidable atout. Mais pour un Sapiens du XXIe siècle qui passe un entretien d’embauche et qui stresse, sans raisonnement… ça va être compliqué pour décrocher le poste ! Le cerveau de Sapiens ne sait pas faire la différence entre un danger physique, un lion qui vous fonce dessus, et un danger psychologique, l’enjeu vital d’être pris à cet entretien d’embauche. Ce type de comportement est totalement « inconscient » parce qu’inné. Je vous invite à lire ou relire mon article sur le stress.

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Dans ces conditions de perception de danger, physique ou psychologique, le cerveau privilégie toujours ce qui est simple pour toujours rester en vigilance sur ce qui présente une menace. C’est un fonctionnement totalement adapté à un chasseur-cueilleur et qui perdure pleinement aujourd’hui, parce qu’inné. Le Sapiens que nous sommes se constitue alors des programmations sur le plus simple. Puisque ces comportements sont acquis par l’expérience, par définition, ils ne sont pas innés dès votre naissance. Ce type de comportement est donc « non-conscient » plutôt que « inconscient. » Le comportement a été un temps conscient au moment de votre apprentissage. Puis, il est devenu non-conscient, une fois la programmation scellée. Et puisque vous êtes maintenant programmé, à chaque situation analogue, vous vous comporterez toujours de la même manière. Lorsque le résultat vous satisfait, c’est un fonctionnement redoutable d’efficacité ! Si le résultat ne vous convient pas, vous bouclez sur votre programmation. Einstein disait « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. »

Ce point est très important. Le fonctionnement de notre cerveau est inné, « inconscient », mais les comportements induits sont acquis par l’expérience. Ils sont un temps « conscient » durant l’apprentissage puis deviennent « non-conscient » ! Vous en doutez ? Comment faites-vous pour marcher sans tomber ? Lorsque vous aviez un an, il fallait vous concentrer consciemment pour aller chercher ce ballon à un mètre de vous sans tomber et sans vous faire mal. Et aujourd’hui, vous en avez aucune conscience. Pour un comportement qui conduit à l’échec, c’est exactement la même chose. La mémoire procédurale est un temps « consciente » puis « non-consciente. » Commencez-vous à comprendre la difficulté pour changer un comportement qui induit des résultats insatisfaisants ?

Donc, si le résultat ne convient pas, il faut changer de comportement. Oui, mais comment ? Dans votre cerveau, vous avez une partie consciente et une partie non-consciente. Et c’est très souvent la partie non-consciente qui gagne. La programmation échappe à votre raisonnement, pour votre survie. Ce fonctionnement préserve le vital, c’est donc une excellente chose. Mais parfois, vous souhaitez modifier vos comportements et… ça coince. En quelque sorte, la partie non-consciente de votre cerveau vous mène par le bout du nez, il vous manipule. Alors… « Plutôt que de le vouloir, rendez le possible » à la manière de « Yes we can ! » Eh oui… le « Yes we can ! » de Barack Obama, c’est de la PNL ! Vous parlez, consciemment, à votre non-conscient… Et ça marche ! Pourquoi ? Dans ce cas, c’est vous qui dirigez votre non-conscient qui va vous aider. Vous avez repris la main sur votre cerveau. Il suffit de changer ce que vous dites à votre cerveau. Plutôt que « je voudrais le faire » rabâchez-lui « je peux le faire. » Changer le verbe « vouloir » en « pouvoir » votre cerveau va vous aider à rendre possible ce que vous voulez. Lire ou relire mon article sur la méthode Coué.

Je vous invite à prendre le temps de regarder cette vidéo de moins de 2 minutes, c’est simple !

Campagne électorale de Barack Obama, 2008, « Yes, we can ! » Comment le conscient reprend la main sur le non-conscient pour la reprogrammation des comportements.

De même, les personnes qui connaissent le fonctionnement du cerveau peuvent aussi faire en sorte de vous programmer. La publicité utilise ces mécanismes, pour que le comportement d’achat soit non-conscient lorsque, devant l’étalage, vous avez à choisir entre la boîte bleue et la boîte « VERTE. » Votre cerveau a été programmé pour l’association « VERT = bio = santé. » L’argumentation touche au vital, « si ce n’est pas bio, il y a danger pour votre santé ! » Dans le magasin, votre main se portera automatiquement sur la boîte « VERTE » par programmation. C’est plus fort que vous !

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La propagande politique utilise également ces mécanismes, pour conditionner des réactions, tel un robot programmé, et parfois même, pour conditionner le vote. Le plus machiavélique, c’est que, de bonne foi, vous pensez raisonner et trouver les arguments, « le L de linguistique » de la PNL. D’où la photo que je mettais en introduction, voir ci-contre. Pour cela, il suffit de montrer un danger en désignant celui qui incarne ce danger, le grand Satan en quelque sorte. Par exemple, les riches ou les étrangers ou le nucléaire qui vous veulent du mal. Le mécanisme est enclenché. Il suffit de vous répéter des solutions simples, faire payer les riches ou renvoyer les étrangers chez eux ou multiplier les ENR, pour vous avoir programmé. Puisque c’est dangereux, vous trouvez vous-même l’argumentaire. C’est difficile de revenir en arrière, les propagandistes connaissent le mécanisme.

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Et pourtant, vous savez qu’il y a 8 morts par jour sur les routes de France. Avec 3000 morts par an, la voiture est dangereuse. Et tous les jours, vous continuez à prendre votre voiture. Bizarre, non ? Ça s’explique par la différence que vous faite, consciemment cette fois, entre danger et risque. Autrement dit « c’est dangereux. Oui, mais si je fais attention, ça risque rien ! » C’est ce qu’on appelle l’acceptation du risque. Vous voyez que si on prend la main sur son cerveau et qu’on connait son fonctionnement, on peut changer ses propres comportements et aller affronter un danger en faisant en sorte de maîtriser les risques, un entretien de recrutement par exemple.

C’est entre autres pour cela que la PNL est en même temps redoutablement efficace lorsque l’objectif est louable et lorsqu’il y a manipulation manifeste. Maintenant que vous connaissez le mécanisme, vous devriez pouvoir débusquer ceux qui vous manipulent. Il suffit de vous interroger si vous avez été volontaire de la programmation de vos comportements ou pas. En coaching, vous êtes volontaire pour changer de comportement.

Croyances

En réalité, on ne peut changer un comportement que s’il est conscient. En situation, à chaud, il est quasiment impossible de résister à la programmation, c’est plus fort que vous. C’est à froid, en dehors de la programmation de votre cerveau qui vous manipule, qu’il est possible de raisonner dans l’intention de vous déprogrammer pour vous reprogrammer. Oui, c’est possible !

personne a velo
Photo de Anna Urlapova sur Pexels.com

Comment puis-je me déprogrammer et me reprogrammer ? Eh bien, de la même manière que vous vous êtes programmé ! Commençons par « la prise de conscience » de ce qui a conduit à votre programmation, votre expérience, votre vécu, votre culture, votre éducation qui conduit à un résultat insatisfaisant. Poursuivons sur ce que vous souhaiteriez comme meilleur résultat. Et surtout, qu’est-ce que ce meilleur résultat vous apportera de bien ? Disons plutôt, quelle récompense en attendez-vous ? Il s’agit d’activer, ce qu’on appelle, « le circuit de la récompense du cerveau. » Celui qui améliore votre motivation et vos capacités cognitives, « le fonctionnement d’excellence du cerveau » qui vous aide. En suivant, vous décidez consciemment de tester d’autres comportements pour aller chercher « la récompense. » Dit comme ça… ça motive ! Non ? Vous allez rendre possible, ce que vous vouliez auparavant. C’est l’effet « Yes I can !«  C’est consciemment, par le jeu de tentatives infructueuses, semi-réussites et victoires, que vous allez passer le relais de la reprogrammation à la partie non-consciente de votre cerveau. Comme lorsque vous avez appris à faire du vélo, c’est en tombant que vous avez appris à maîtriser les risques et à tenir en équilibre, parce qu’il y avait au bout la récompense. Faire du vélo comme les autres, par exemple. Une fois programmé, vous ne savez plus comment vous faites pour tenir en équilibre sur le vélo. Mais vous le faites et vous le faites bien !

Entre autres, c’est ça, la PNL. C’est un accompagnement de votre changement conscient, volontaire et assumé de vos comportements en utilisant des modèles d’excellence. Il existe des outils de la PNL qui améliorent l’efficacité et la rapidité du changement. Ils sont aussi basés sur la programmation. Il en existe un qui s’appelle même « l’ancrage » pour ancrer la programmation. Si cela vous intéresse de les découvrir de manière à ce que votre conscient puisse reprendre la main sur votre non-conscient, contactez-moi.