Et vous, quelle trace allez-vous laisser ?

Il y a 20 000 ans, dans la grotte de Pech Merle, un Homo sapiens, exactement comme vous et moi et qui ne dépareillerait pas aujourd’hui dans la foule sur les Champs Élysée, a voulu laisser une trace sur un mur. Comme pour dire aux générations futures, « j’étais là ! » Et comme pour nous dire ce qu’il faisait, il nous a laissé des scènes de chasses d’une saisissante réalité sur les murs de son domicile. Même si Néandertal semblerait en avoir eu conscience, l’Homo sapiens est aujourd’hui le seul être vivant à avoir conscience de son existence terrestre qui a un début et une fin. Se pose alors la question du pour quoi je suis là, du « pour quoi faire » je suis là. Et donc, qu’est-ce que je vais laisser comme trace de mon passage terrestre qui n’est qu’une fraction de seconde sur les 3,8 milliards d’années après l’apparition de la vie sur terre.

Cette question « quelle trace vais-je laisser ? » vous a-t-elle, un jour, traversé l’esprit ? À quel besoin répond-elle ? Si pour vous la question ne se pose pas ou pas encore, c’est peut-être qu’il est trop tôt pour y penser et que la priorité est à l’action. Parfait ! Ou tout simplement que vous n’en avez pas (encore) besoin. Parfait aussi. Néanmoins, c’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

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De qui se rappelle-t-on dans notre mémoire collective ? Alexandre le Grand, Cléopatre, Charlemagne, Jeanne d’Arc, Christophe Colomb, Galilée, Louis XVI, Robespierre, Napoléon 1ier, Marie Curie, Hitler, Staline, Simone Veil etc. À chaque personnage cité, on peut y mettre un symbole pour lequel soit on s’identifie et qui inspire, soit qui répugne parce qu’il représente le mal personnifié. On se souvient d’eux pour ce qu’ils ont fait et par ce qu’ils incarnent au travers de récits écrits, appris des livres de l’Histoire, ou à partir de messages transmis oralement, parfois par des chansons qui ont bercé notre enfance. Certains, comme César, ont préféré écrire l’Histoire de leur vivant, ou plutôt leur propre vision de leur propre histoire, de manière à maîtriser la trace qu’ils souhaitaient laisser. Pour certains, on peut leur prêter l’idée d’avoir voulu laisser une trace. Pour les autres, bien malgré eux, on se souvient d’eux et ce qu’ils ont fait. Alors qu’on souhaiterait les oublier, c’est impossible, la trace est indélébile.

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Il est intéressant de constater que lorsqu’il reste une trace dans la mémoire collective, sans trace palpable néanmoins, cette trace n’arrive pas à s’effacer. C’est dû à quoi ? À notre mémoire émotionnelle ! C’est la mémoire la plus performante et de très loin. Tout ce qui est associé à une émotion, quelle qu’elle soit, peur, tristesse, colère et joie, est marqué à vie ! Alors si vous voulez laisser une trace, utilisez les émotions, ce sera efficace sans effort. À vous de choisir parmi les 4 émotions citées… Quand on travaille avec quelqu’un qui se retourne vers son passé, on part de son récit, généralement chronologique, parfois en vrac comme ça vient. Et lorsque « ça ne vient pas » on fait appel à la mémoire émotionnelle, pour évoquer les moments de sa vie pour lesquels la personne a exprimé des émotions. À chaque fois, c’est d’une efficacité redoutable, tous les faits reviennent comme par enchantement. Les émotions laissent des traces indélébiles !

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Laisser une trace est culturel. Comme je l’indiquais ci-dessus, nous sommes la seule espèce qui a cette notion d’une fin pour soi et pour les autres. Comme nous sommes avant tout un animal social qui a besoin de liens sociaux pour vivre, nous avons conscience que nous allons perdre de manière certaine un lien par l’échéance de la fin d’une vie. Nous exprimons alors, au début inconsciemment, puis parfois consciemment, ce besoin vital de laisser une trace. Comme par exemple :

  • voir son patronyme se perpétuer au travers de sa progéniture, comme perpétuer la trace de ses ancêtres chez ses descendants, pour certains, c’est important pour eux,
  • transmettre nos gènes. Qu’on le veuille ou non, nos descendants héritent de notre sourire, de nos yeux, de notre allure, un peu de nous continue à vivre, après nous,
  • laisser un héritage palpable, une maison, des pierres, des murs, un jardin, pour que les autres gardent le souvenir des bons moments passés dans ces endroits familiers,
  • laisser un patrimoine impalpable, l’amour, l’affection, la culture familiale, les valeurs, pour rester dans le coeur des autres,
  • marquer les esprits par sa créativité en utilisant son talent, ce qui est facile pour soi, qu’on fait avec excellence et qui touche, pour laisser quelque chose qui évoque un souvenir aux autres,
  • laisser des paroles qui ont fait écho lorsque les autres les ont entendues, qui raisonnent encore, pour qu’elles guident ceux qui continuent à poursuivre l’objectif,
  • Etc.
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Il y a donc 2 causes possibles à vouloir laisser une trace lorsque le lien sera rompu. Soit c’est pour soi-même, soit c’est pour les autres. Pour les autres, laisser une trace est plutôt du domaine de l’émotionnel. Mais aussi, laisser une trace pour les autres, ne serait-ce pas pour que les autres ne vous oublient pas ? Finalement, ne serait-ce pas aussi un peu pour vous ? Le besoin de laisser une trace serait-ce finalement représentatif d’un besoin d’exister ? Un besoin de continuer à exister ? Serait-ce une peur d’être oublié et que sa vie n’ait pas servi à grand-chose, finalement ! C’est là que vient le besoin, pour ce qui reste de temps, de réfléchir à ce qu’il convient de faire et de se hâter pour que tout ça ait un sens, finalement.

Il arrive que le coaching soit utile pour accompagner un changement de vie, par exemple une fin d’activité, ou un début d’inactivité comme on dit, quand on part en retraite. Certains appellent ça « l’effet falaise. » Se retrouver devant un agenda vide. Une retraite, c’est aussi quand on fait un break pour réfléchir à sa condition, réaliser une introspection, d’où je viens, qu’ai-je fait, je vais où et pour quoi faire. Et la question se pose alors « quelle trace vais-je laisser de mon passage ? » Nous passons notre vie à tenter de satisfaire des besoins, parce que « la pleine satisfaction de ses besoins » c’est une des définitions du bonheur. Alors, si vous cherchez à satisfaire vos besoins, le coaching est utile pour vous mettre en action. Contactez-moi.