Quel que soit l’impérialisme – marxiste ou nationaliste – non le monde n’est pas à vendre !

Aujourd’hui, il est essentiel de faire preuve de devoir de mémoire. C’est un devoir pour les jeunes générations européennes, car il semble que l’Histoire, pourtant récente, ait été oubliée. Ou plutôt, les responsables politiques actuels semblent vouloir nous faire oublier volontairement que les mêmes idéologies — marxisme et nationalisme — produisent les mêmes effets qu’au siècle dernier.

Le marxisme se présente comme le meilleur rempart contre le nationalisme, l’impérialisme et le fascisme. De son côté, le nationalisme se considère comme le meilleur rempart contre l’expansionnisme marxiste. Présentée ainsi, la situation révèle rapidement que l’un comme l’autre ne mènent qu’à une confrontation stérile. Choisir le camp marxiste ou le camp nationaliste, c’est choisir la voie de la guerre. Pour sortir de cette impasse et choisir une nouvelle voie, il faut d’abord en prendre conscience.

Alors, dans cet article, pour bien comprendre que la Seconde Guerre mondiale ne s’est pas arrêtée en 1945, je vais commencer par faire l’inventaire des guerres récentes où ces impérialismes marxistes et nationalistes se sont affrontés. Vous n’aurez plus qu’à compter les milliards de litres de sang qui en ont résulté. Sans doute, bien plus de sang que les croisades entre religions au moyen-âge. L’enseignement de l’Histoire récente de l’Humanité nous révèle que le marxisme et le nationalisme ont ruiné le XXe siècle et ne mènent qu’à l’affrontement. Et détrompez-vous, en France, nous n’avons pas un marxisme gentil ou un nationalisme bienveillant. Ils s’autoalimentent mutuellement et s’inspirent des mêmes thèses radicales. Par définition, l’extrémisme n’a pas de limite dans l’expression du pire. C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui.

Je vous rappelle une citation de Gandhi :

« Pour progresser, il ne faut pas répéter l’Histoire, mais en produire une nouvelle. Il faut ajouter à l’héritage que nous ont laissé nos ancêtres. » Autrement dit, il ne faudrait pas reproduire les mêmes erreurs que nous enseigne l’Histoire.

Que retenons-nous de la Seconde Guerre mondiale ? Souvenez-vous : dans les années 1930, l’Allemagne cherchait à conquérir son « espace vital. » Résultat ? Les nationalismes se sont exacerbés. L’Humanité a subi la Seconde Guerre mondiale. Comment s’est-elle terminée ? Dans la sueur, le sang, les larmes, deux explosions atomiques et des millions de morts. Mais la guerre a-t-elle vraiment pris fin en 1945 ? Souvenez-vous du partage du monde à Yalta, entre les USA et l’URSS, juste avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quel a été le résultat ? Après le partage du monde, la guerre a repris partout dans le monde. Elle était qualifiée de « froide » mais c’étaient de vraies guerres avec des millions de morts et du sang qui coule.

Voici la liste des guerres qui ont vu s’affronter des proxys du marxisme russe et / ou chinois contre des proxys du nationalisme américain.

En Asie

  • La guerre de Corée (1950–1953)
  • La guerre du Viêt Nam (1955–1975)
  • La guerre civile laotienne (1959–1975)
  • La guerre civile cambodgienne (1967–1975)
  • La guerre sino-soviétique (1969)
  • En Asie centrale, la guerre en Afghanistan (1979–1989)
  • Aujourd’hui, la Chine dans les starting-blocks pour s’emparer de Taïwan.

Au Moyen-Orient

  • La guerre du Yom Kippour en l’Égypte et Israël (1973)
  • La guerre civile libanaise (1975–1990)
  • La guerre Iran-Irak (1980–1988)
  • La guerre entre Israël et les proxys de l’Iran qui dure toujours à laquelle se mêlent les « ismes » religieux en plus du nationalisme et du marxisme.

En Afrique

  • La guerre civile angolaise (1975–2002)
  • La guerre d’indépendance de l’Algérie (1954–1962)
  • La guerre de l’Ogaden entre l’Éthiopie et la Somalie (1977–1978)
  • La guerre civile mozambicaine (1977–1992).

En Amérique latine

  • La guerre civile guatémaltèque (1960–1996)
  • La guerre civile salvadorienne (1979–1992)
  • La guerre civile nicaraguayenne (1979–1990)
  • L’invasion de la Grenade (1983)
  • Récemment, le président du Vénézuéla et sa femme kidnappés par l’État américain.

En Europe

  • La guerre civile grecque (1946–1949)
  • La Révolution hongroise (1956)
  • Le Printemps de Prague (1968)
  • L’invasion de la Crimée par la Fédération de Russie en 2014 et la guerre en Ukraine débutée en 2022 et qui continue.

Depuis 1945, que des guerres, et j’en ai certainement oubliées ! Comme je le rappelle dans mon livre en page 186, n’oublions surtout pas ce commandant de sous-marin russe, Vassili Aleksandrovitch Arkhipov. Il nous a évité l’apocalypse nucléaire en refusant le départ du premier missile nucléaire russe sur les USA en 1962. Cette chance inouïe ne se reproduira pas deux fois.

En 1918, cela devait être « la der des ders. » Je viens de le rappeler, la guerre mondiale larvée est toujours présente. L’Europe l’a non seulement oubliée mais elle s’est affaiblie. Nous sommes arrivés à une impasse de l’évolution de l’Humanité. Les extrémismes théistes et non-théistes ne peuvent que s’affronter. C’est une réalité que nous enseigne l’Histoire. Aujourd’hui, avec les armes de destructions massives, nous avons les moyens de porter un coup fatal à l’Humanité. C’est une réalité dont il convient de prendre conscience.

Photo générée par l’IA à partir de WordPress

Aujourd’hui encore, l’impérialisme, qu’il soit américain, russe ou chinois, s’exprime toujours. Trump cherche à gagner son espace vital avec Panama, le Vénézuéla, le Canada et le Groenland. Poutine le recherche également avec la Crimée et aujourd’hui l’Ukraine. Où s’arrêtera-t-il ? L’expansionnisme de Xi Jinping est sur le même schéma avec Taïwan. Non, le monde n’est pas à vendre ! Mais qu’on se comprenne bien, l’enfer, ce n’est pas que les autres. Nous aussi français, nous sommes sur le même schéma. Lorsqu’on regarde les intentions de vote pour les élections de 2027, plus de 50% des intentions de vote se portent, en même temps, sur l’extrémisme marxiste et sur l’extrémisme nationaliste.

La solution reste à trouver, mais ni dans le marxisme, ni dans le nationalisme, et encore moins dans les extrémismes religieux. C’est plus qu’une certitude : il s’agit d’un saut majeur de conscience à accomplir pour l’Humanité.

Évidemment, il ne faudrait pas sombrer dans l’extrême inverse d’un pacifisme béat. Mais quand on gomme nos différences et qu’on ne retient que le meilleur, l’Humanité est capable de travailler ensemble pour le meilleur. La station orbitale internationale en est un exemple avec réunis autour d’un même objectif, les États-Unis, la Russie, le Canada, le Japon et l’Europe qui travaillent ensemble et regardent leurs guerres d’en haut.

Alors prenons de la hauteur. Réalisons ce saut majeur de conscience que nous propose la Spirale Dynamique. Il consiste à reconnaître que chaque contraire a, en lui, le meilleur et le pire en même temps. Lorsque c’est le pire qui s’exprime, le « isme » donc, on ne peut qu’aboutir à la guerre et à l’impasse. La solution n’est pas l’éradication du marxisme ou l’éradication du nationalisme ou l’éradication des religions ou l’éradication d’autres « ismes.« 

La solution que nous donne la Spirale Dynamique, c’est « l’intégration en même temps du meilleur des contraires dans une tension créative.«  J’en parle dans mon livre.

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